Col de la Bailletaz (2852m) et lac du Santel (2718m) par le lac du Saut Sortie du 17 juillet 2016

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Conditions météo

Très ensoleillé avec quelques cumulus en cette fin d’après-midi. Température de 10,5°C au col de la Bailletta à 18h00.

Récit de la sortie

  • Distance : 14,2km
  • D+ : 679m

L’objet de cette sortie était une petite rando tranquille pour finir la journée et surtout, découvrir ce lac caché au pied de la Pointe du Santel. Je l’avais repéré depuis longtemps, de visu et sur la carte IGN.

Lors de la montée à la Pointe de la Bailletaz 2 jours auparavant, je l’observe et envisage de m’y rendre dès que possible. À distance, l’accès semble assez simple, ne reste plus qu’à vérifier tout cela sur le terrain.

En partant du Saut à 16h00, le parking est bien garni mais loin d’être complet pour un dimanche. Des familles viennent profiter du cadre magnifique de ce vallon et des abords du lac de la Sassière. Alors que je remonte le vallon, nombre d’entre elles sont sur le retour et observent les marmottes qui foisonnent près du sentier.

Juste avant le lac, je prends le large chemin qui le contourne par la droite. Ce chemin, d’abord en pente douce, s’élève en lacets et se termine aux milieu des éboulis issus du démantèlement de la face nord-ouest de la Pointe de la Bailletaz.

Étrange ? En fait, non. Il s’agit d’une ancienne piste créée pour la construction du barrage de la Sassière au début des années 1950. Les engins allaient récupérer les plus gros blocs (calcaire dur) nécessaires au chantier du barrage.

Par ailleurs, des baraquements provisoires (stockage de matériel, cantine) étaient installés sur le replat du point coté 2481m, à proximité du barrage. Il n’en reste plus aucune trace aujourd’hui.

À noter aussi qu’un lac naturel était préexistant à l’actuel lac de la Sassière (source : photo aérienne IGN de 1949). Ce lac n’est donc pas totalement artificiel comme le lac du Chevril.

Construit au début des années 1950 dans la foulée du barrage de Tignes, le barrage de la Sassière s’insère dans le vaste projet d’énergie hydroélectrique d’après-guerre en Haute Tarentaise.

Au niveau du premier lacet de cette ancienne piste, un sentier prend le relai et monte au plus court. Une fois le lac du Santel en vue (sur la gauche en contrebas), c’est une pente très douce qui permet de rallier le Col de la Bailletaz.

Pour rejoindre le lac sans nom coté 2868m, je mets le cap au nord-est (azimut 038°).

Après une traversée descendante jusqu’à l’altitude 2830m environ, je remonte ensuite le long de gros éboulis. De petits ressauts faciles se succèdent, sur lesquels il faut parfois s’aider des mains.

Voilà enfin le lac. Encore bien englacé mais ça, c’était prévu. Après franchissement du déversoir (aucun souci, c’est un petit ruisseau), je me dirige sur la rive nord du lac, la plus accueillante actuellement.

Un alignement de rochers permet une incursion au milieu du lac. J’y pause un moment, appréciant la tranquillité de ce petit coin perdu, finalement très accessible. À revoir, une fois le lac libre de neige.

Descente par le même itinéraire, le long des éboulis, puis je vire au nord-ouest en direction du lac du Santel (bien en vue). Je longe un peu la rive nord du lac, trop de vent pour un quelconque reflet.

Je le contourne par sa rive sud et monte plein ouest pour retrouver le sentier. Belle luminosité en descendant vers le lac de la Sassière, puis le vallon plonge rapidement dans l’ombre à cette époque de l’année.

Juste avant le lac du Saut, je m’aventure dans le ruisseau de la Sassière, là où il s’éparpille pour se jeter dans le lac. Histoire de prendre quelques clichés de la Grande Motte et de la Grande Casse rougeoyantes avant le crépuscule, les pieds dans la vase.

Dernière modification : 22 octobre 2017