Lac de Riondaz (2541m) par le refuge de Turia Sortie du 30 juillet 2016

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Conditions météo

Quelques nuages d’altitude dès le matin puis le ciel se couvre progressivement. Averse lors de la descente, entre le refuge de Turia et Cousset. Température de 14°C au lac de Riondaz à 11h30, vent modéré.

Récit de la sortie

La météo est incertaine lors de cette journée, j’opte alors pour une rando tranquille au lac de Riondaz. Avec l’idée de découvrir le lac sans nom situé en amont, à l’altitude 2621m.

En sortant du sous-bois, la vue se dégage sur le massif du Mont-Blanc et j’aperçois un lis martagon au bord du sentier. Fin content, cette plante est finalement assez rare par ici.

Entre la Gurraz et Cousset, les nuages d’altitude évoluent peu et le Mont Blanc est parfaitement dégagé. Mais le temps de poser le sac à dos pour boire un peu d’eau près des chalets, voilà qu’un nuage se forme et à peine 5 minutes plus tard, le sommet du Mont Blanc est complètement encapuchonné. Ça va très vite !

Passage près du refuge où je ne vois personne, puis je m’engage dans le vallon glaciaire en suivant momentanément la crête d’une ancienne moraine du glacier de Turia.

C’est aussi l’entrée dans la réserve naturelle des Hauts de Villaroger, je m’attarde un peu sur la flore et découvre qu’il y a pas mal d’edelweiss sur la zone herbeuse qui entoure le lac de Riondaz.

Tour du lac en m’attardant sur la rive sud, là où s’éparpille le ruisseau provenant du glacier du Grand Col. Les eaux sculptent les boues glaciaires sur le bord du rivage, c’est fascinant et parfois même très esthétique.

Objectif lac 2621m, je quitte le déversoir du lac de Riondaz pour remonter la crête de la moraine qui sépare les 2 lacs. À hauteur du déversoir (celui du lac 2621m), je quitte la moraine par la droite pour franchir le ruisseau.

Voilà enfin le lac, à moitié englacé. Toute autre ambiance qu’au lac de Riondaz, 80 mètres plus bas ! Ici le cadre est austère, renforcé par un ciel qui s’est bien assombri.

D’après une photo aérienne IIGN de 1945, il s’avère que ce lac était beaucoup plus petit et que le front du glacier du Grand Col en était assez proche. La configuration actuelle du lac semble donc relativement récente.

Je pars pour un tour du lac dans le sens antihoraire. Incomplet car sur la rive est du lac, le flanc ouest de la moraine est très raide et plonge directement dans le lac. Avec en plus des plaques de neige et je n’ai pas les crampons.

Je grimpe sur un bourrelet morainique et effectue une traversée des éboulis de l’Aiguille Rouge, stables mais avec des blocs aux bords assez tranchants. Viennent ensuite les névés de la rive sud qui s’étendent jusqu’au Grand Col, puis je décide de gravir la moraine pour en effectuer la traversée afin de revenir au lac de Riondaz.

Cette moraine est particulièrement massive pour ce petit vallon glaciaire. Il fut une époque où le Glacier du Grand Col devait être impressionnant pour édifier une telle moraine sur une courte distance.

J’atteins facilement le point culminant de cette moraine, matérialisé par un rocher délicatement déposé par le glacier du Grand Col, lorsque ce dernier recouvrait le lac et s’avançait davantage vers la vallée. Chouette vue plongeante sur le lac, plus de 50 mètres en contrebas.

Après le rocher, je découvre une crête acérée avec des flancs très raides de chaque côté. Au bout de quelques mètres seulement, je me retrouve en position très inconfortable sur cette crête non stabilisée qui se désagrège sur mon passage. Mais quelle idée ai-je donc eu là !

N’ayant pas envie de finir dans le lac, je rebrousse chemin et envisage un contournement de la moraine. Tout simplement.

Ainsi, en longeant le flanc est de la moraine, je suis le ruisseau qui mène tranquillement au lac de Riondaz. Le ciel devient menaçant mais je repars pour un second tour du lac.

Puis il arriva ce qui devait arriver, une goutte par-ci, une goutte par-là. Il est temps de mettre les voiles. Je passe plus ou moins entre les gouttes avant le refuge puis c’est l’averse qui m’accompagne jusqu’à Cousset. Au moment où je m’abrite sous un chalet, le ciel devient plus lumineux, la forte pluie cesse laissant place à un faible crachin.

Et même de timides éclaircies sur le retour à la Gurraz, suffisantes pour un séchage quasi complet.

Dernière modification : 18 août 2017