Pointes d’Archeboc (3272m) et d’Ormelune (3256m) et la boucle des lacs Sortie du 24 août 2016

Sortie réalisée le 24 août 2016.

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Superbe journée chaude et ensoleillée dans le vallon du Clou. Au départ de Chenal, une version estivale et augmentée de cette randonnée : après l'ascension des 2 sommets, virée vers le Col de l'Argentière pour visiter 3 lacs glaciaires sans noms puis le lac Blanc. Du lac Blanc, descente hors sentier jusqu'au ruisseau du lac Noir via le magnifique lac Brulet.

Conditions météo

Plein soleil, quelques anecdotiques cumulus l’après-midi. Température de 12,5°C aux sommets à 11h30 (Ormelune) et 12h10 (Archeboc). Vent faible à modéré.

Récit de la sortie

  • Distance : 24,1km
  • D+ : 1715m

Qu’elles semblent lointaines ces 2 pointes ! Première impression en entrant dans le vallon du Clou. Finalement, à peine plus éloignées que la Pointe de Serru gravie l’été dernier.

Et puis, aucune importance, la "marche d’approche" est un enchantement dont je ne me lasse pas : hameau du Monal, traversée du mélézin, ambiance paisible dans le vallon du Clou et un joli sentier menant des Balmes au lac Noir.

En outre, la météo est annoncée exceptionnelle pour aujourd’hui. De quoi prolonger un peu la randonnée en visitant des lacs aux couleurs très variées.

La boucle des lacs commence avec le lac Noir qui se trouve sur l’itinéraire de l’ascension. Ce lac bleu/vert, d’une eau limpide, marque la fin du bon sentier.

Au nord-ouest, j’emprunte la sente cairnée qui remonte un petit vallon. Par la suite, cette sente à tendance à s’estomper et il faut parfois chercher les cairns. Mais, ayant déjà gravi la Pointe d’Archeboc en août 2013, j’ai encore l’itinéraire en tête et je vise le replat situé à la base des barres rocheuses (altitude 2880m) sans me préoccuper des cairns.

Je me trouve alors au pied des raides pentes d’éboulis qui défendent l’accès aux sommets. Avec des conditions estivales, il est préférable de passer par ce couloir plutôt qu’emprunter l’itinéraire de ski de rando (plus raide) qui bifurque bien avant en direction de la Pointe d’Ormelune.

Bien qu’il soit légèrement moins raide et pourvu d’une vague trace, ce couloir n’en est pas moins fastidieux. Ça monte très fort dès le départ, en amont de l’altitude 2880m.

Éboulis fins, rien n’accroche. Je me décale sur la droite du couloir, davantage rocheux. Il faut parfois s’aider des mains mais c’est tellement plus agréable.

Puis la pente s’adoucit progressivement en arrivant au glacier d’Archeboc (IGN), devenu grand névé depuis plusieurs années déjà. La Pointe d’Ormelune étant la plus proche, je m’y rends en premier lieu.

Ce n’est qu’en arrivant sur la crête, au pied du sommet, que la vue se dégage en direction de l’Italie, du massif du Mont-Blanc et des hautes cimes valaisannes. C’est beau !

Je foule rapidement la Pointe d’Ormelune pour m’attarder plus longuement à la Pointe d’Archeboc, que j’atteins après la traversée de la crête reliant les 2 sommets. Sur le fil, il n’y a aucune difficulté à contourner.

En contrebas, je peux observer à loisir des lacs que j’ai prévus de visiter par la suite : le lac Blanc et les 3 lacs glaciaires issus de la disparition du glacier de l’Argentière.

Après un moment de contemplation, je quitte le sommet au plus court, par de raides éboulis, en visant la gouille située au pied du grand névé.

Descente du raide couloir d’éboulis, beaucoup plus simple dans ce sens là ! Je reste bien à droite du couloir pour virer nord-ouest dès que possible sous les barres rocheuses, afin de me diriger vers les lacs. Commence alors la réjouissante partie "exploration" de cette randonnée.

Pendant cette traversée en dévers, j’essaye de ne pas perdre trop d’altitude mais les raides pierriers instables m’y contraignent un peu. Au final, je ne m’en sors pas trop mal, avec juste une partie de la moraine terminale de l’ancien glacier de l’Argentière à remonter.

Voilà le premier des 3 lacs glaciaires, dit lac inférieur. Ces lacs d’une teinte vert/gris s’échelonnent sur une hauteur de 30 mètres environ. Ici, de la moraine à perte de vue, dans un décor quelque peu lunaire. Après un petit trajet qui me mène au Col de l’Argentière (pour revoir le Mont Blanc) puis au lac supérieur, je file vers le lac Blanc.

Son bleu azur tranche dans le paysage minéral, son eau cristalline m’invite à faire trempette jusqu’aux genoux.

Je parcours les rives nord, est et sud du lac car le tour complet s’avère trop difficile : les éboulis de la face ouest de la Pointe de l’Argentière sont bien trop raides.

De la rive sud, la vue sur le lac avec le Mont Blanc en toile de fond est vraiment extra. Je grimpe ensuite sur le verrou afin d’avoir un aperçu de l’itinéraire à emprunter pour rejoindre le splendide lac Brulet.

Pour contourner les barres rocheuses sous le verrou, je prends bien à gauche (est) puis descends vers le ruisseau qui alimente le lac Brulet. Il est préférable de franchir ce ruisseau vers l’altitude 2790m car après, ce dernier s’engouffre dans une petite gorge.

Continuant au sud après franchissement, je monte sur un promontoire pour avoir de la visibilité vers l’aval. Sous mes yeux, le lac Brulet dévoile sa superbe teinte turquoise. Je croirais survoler un atoll des Tuamotu mais non, c’est bien le lac Brulet !

Du promontoire, j’engage au sud-est la descente la plus directe vers la rive nord du lac. Cet endroit est juste magnifique, je longe lentement la rive est du lac pour apprécier chaque instant de ce spectacle que m’offre la nature.

Après le déversoir du lac, je cherche à nouveau un point haut pour visualiser cette dernière partie hors sentier. Il s’agit maintenant de rejoindre le ruisseau du lac Noir (et le sentier) via des pentes herbeuses assez raides.

Après un peu d’observation, mon choix est fait. Face à la pente, je me décale bien à droite pour entamer ce début de descente, puis j’effectue une traversée descendante vers la gauche afin de revenir vers le Nant Pisse (cascade issue du lac Brulet).

En arrivant sur des petites zones humides (gouilles) situées sur le revers d’une dernière barre rocheuse, je passe sur la droite dans un petit couloir bien marqué.

J’atteins alors le grand replat (point coté 2463m) où confluent le Nant Pisse et le ruisseau du lac Noir. Ici, les ruisseaux s’éparpillent en plusieurs branches ce qui facilite grandement le franchissement.

Enfin, une courte sente me ramène sur le sentier pris à l’aller. Dans le vallon du Clou, je prends le chemin sur la rive droite qui passe par les chalets du Plan, juste pour quelques photos.

Et toujours avec le même plaisir, je traverse encore et encore le hameau du Monal. Ainsi prend fin une belle et longue sortie en montagne.

Dernière modification : 4 septembre 2016