Chamechaude (2082m) par le Jardin et la Cheminée Sortie du 11 septembre 2016

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Boucle grandiose et variée où la confidentialité de la plupart des itinéraires proposés ici contraste avec la foule sommitale.

Conditions météo

Plutôt beau avec quelques cumulus. Chaud sans excès.

Récit de la sortie

Ces derniers temps, ce tour de Chamechaude par le Jardin commençait sérieusement à me titiller, surtout après 15 années d’absence.

Je réitère donc l’aventure en ce dimanche matin clément, un bus m’amenant au col de Porte depuis Grenoble. Arrivé à la cabane de Bachasson, je suis le bon sentier en direction du Habert de Chamechaude. Juste après un portail pour troupeaux, je le quitte pour une sente montant à gauche, mon but étant de longer au plus près les falaises Est de cette montagne en suivant les indications d’Antoine Salvi.
Avant d’arriver à la base de la Brèche Arnaud, il est tentant de suivre quelques excellentes traces de moutons s’éloignant de la paroi, mais je ne me laisse pas distraire en tirant le plus possible sur la gauche. En tout cas, toute cette traversée se déroulera sereinement, avec de courtes portions exposées ajoutant un peu de piment.

Je débouche directement au pied du premier des deux Pas du Jardin. Je n’avais pas souvenir qu’il se surmontait aussi facilement grâce à ses nombreuses prises. Le second est plus ludique mais plus court.
Et après une descente un peu pénible sur le plateau suspendu du Jardin, j’attaque la plus belle partie de cette boucle : le Sangle. Encore plongé dans l’ombre matinale, il se dégage une ambiance austère où la verticalité de part et d’autre du sentier ne peut que laisser pantois.

Malheureusement, il a un goût de pas assez et c’est inexorablement que je me rapproche de l’abominable couloir menant à la Cheminée de Chamechaude.
Peu avant d’y arriver, je me souviens d’avoir découvert, par hasard en 1998, un passage « secret » m’ayant soigneusement évité de grimper ce vivier de blocs instables. Son départ était à l’époque indiqué par une vieille flèche bleue, mais avec le temps j’imagine qu’elle a dû disparaître.
J’arrive toutefois à la retrouver même si elle est quasiment effacée. Pour la suite, je tâtonne un peu pour retrouver les faiblesses de deux barres rocheuses successives, permettant de les franchir sans sortir le matos d’escalade.
J’arrive finalement sans encombre au pied du plateau incliné sommital de Chamechaude, puis retrouve assez rapidement le sentier classique en haut de la Cheminée.

Dans la dernière ligne droite jusqu’au sommet, je me prépare psychologiquement avant d’affronter la foule dominicale. Et là, je ne suis pas déçu, surtout dans le court passage câblé où ça bouchonne sérieusement.
Bref, je n’ai qu’une hâte c’est de quitter le plus rapidement ce bourbier. Puis, au lieu de descendre la monotone et surpeuplée voie normale, je décide, depuis la Brèche Arnaud, de longer le haut des falaises Est. Je rattrape ainsi sans problème la Rampe de l’Ecureuil (ou pas du Lapin) puis plus bas « l’Arche Tunnel », tout en étant heureux de baigner dans cette solitude retrouvée.

La suite de la descente, en direction du Sappey et passant par le Habert de Chamechaude, me paraîtra très longue et des plus banals, malgré un détour à l’étonnant belvédère de Roche Rousse.

Vu la complexité du cheminement, je mets en lien le tracé IGN de cette sortie.

Dernière modification : 11 septembre 2016

Photos « Chamechaude (2082m) par le Jardin et la Cheminée »

Les falaises de Chamechaude. Les falaises de Chamechaude. Les falaises de Chamechaude. Vire entre les deux pas du Jardin. Au départ de la voie des Trous Le Sangle de Chamechaude. Le Charmant Som La Pinéa La croix sommitale de Chamechaude. Au sommet de Chamechaude. Y a foule pour le sommet ! Chamechaude et ses falaises. L'Arche Tunnel. L'Arche Tunnel. Le plateau du Sappey depuis le belvédère de Roche Rousse. Drôle de rencontre au belvédère de Roche Rousse.