Mont Viso (3841m) Sortie du 21 août 2015

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Sommet mythique des Alpes Cottiennes qu'il faut gravir une fois dans sa vie.

Conditions météo

Très beau et chaud.

Récit de la sortie

Présentation

Le Viso fait partie de ces montagnes qui attirent l’œil et qui se distinguent dans toutes les Alpes du Sud. Il était logique de le gravir à un moment, d’autant plus que l’on restait sur un échec 1 semaine plus tôt.

Ce moment est venu en cette fin des vacances scolaires et un beau créneau météo s’installe pour 3 jours, donc sans hésiter on prend le chemin du Queyras pour bivouaquer et partir de bonne heure de Castello en Italie.

Le 1er jour

En compagnie de Julien qui à pu se libérer et de mon fils Raphaël et après un bivouac à Ristolas dans le Queyras on file vers le Col Agnel et Castello à 1700m, de très bonne heure car les places sont chères au bivouac Boarelli (12 places)

Le terrible sentier de la Forciolline, on connait, donc on sait exactement à quoi s’attendre et on prend un rythme tranquille, les forces, on les gardent pour le Viso

Le Bivouac Boarelli 2800m est atteint en 3 heures, on est les premiers arrivant du jour, on s’installe et on fait notre pause déjeuner et petit à petit le bivouac se remplit et on rencontre les alpinistes qui redescendent du Viso, on leur demande des infos et rien de plus.

L’après-midi se passe tranquillement on fait connaissances de nos colocataires d’un soir et tous font le Viso le lendemain.

2 éme jour, le Jour J

Après une bonne nuit correcte au Bivouac Boarelli lever à 4h00 pour un départ à 4h30, à la frontale bien sûr et sous une douceur inhabituelle.

La traversée du plan de la Forcioline et ses blocs interminables réveille rapidement l’organisme et le bivouac Andreotti à 3275m est atteint assez rapidement après avoir rejoint les très nombreuses cordées qui arrivent du refuge Quintino Sella.

L’ascension commence réellement à ce bivouac par la traversée de l’ancien glacier, pas besoin de cramponner mais prudence, et le jour se lève

Il y a foule en ce jour du 21 Aout 2015 ce qui va ralentir notre progression avec tous ces embouteillages dans les parties techniques qui se préparent.

Les premiers passages techniques se passent assez facilement puis Raphaël bute sur une grosse difficulté, je l’encorde et l’aide à grimper (il a beaucoup progressé depuis cette ascension) et je l’assurerai jusqu’au gendarme du Viso d’où une grosse perte de temps. Pendant ce temps Julien est parti comme une flèche au sommet et nous attendra 1 bonne heure en préparant un thé bien chaud.

Le gendarme du Viso se présente et de ce point les grosses difficultés sont derrière nous, reste plus que ce couloir tranquille pour enfin toucher cette magnifique croix sommitale perchée à 3841m et apprécier ce moment inoubliable sur ce lieu magique.

Cette montagne m’a longtemps nargué, maintenant elle se prosternera, il était inconcevable de ne pas y grimper une fois au moins. L’appétit venant en mangeant, la prochaine fois ça sera par son arête sud-est.

La descente

Les meilleures choses on toujours une fin et la descente vertigineuse de ces 2300m de D- à de quoi m’inquiéter, d’autant que je me sens assez fatigué et comme je le répète souvent, il ne faut jamais arriver fatigué sur un sommet et ça va se confirmer assez rapidement le long chemin ne fait que commencer.

La Forciolline, le fait de prononcer ce mot me donne mal à la tête, car cette descente restera gravée dans ma mémoire, un calvaire, plus de jambes, plus de mental, plus d’envie.

J’ai dû mettre 7 heures pour descendre, autant que la montée. Bon l’essentiel c’est d’arriver, le Viso est dans la boîte.

Vidéo

  • Panorama du Viso
Dernière modification : 23 juillet 2017