Pointes Nord (2903m) et Sud (2955m) des Lorès, en traversée Sortie du 22 septembre 2016

Sortie réalisée le 22 septembre 2016.

ACCÈS et ITINÉRAIRE : Consulter le topo

Première sortie de l'automne.

Conditions météo

Plein soleil le matin, quelques cumulus l’après-midi. Température de 7°C sur la Pointe Sud à 13h45, vent faible.

Récit de la sortie

Parcours identique, effectué à une autre période de l’année, avec une autre ambiance et d’autres paysages. Au final, une randonnée toute autre.

En ce premier jour d’automne, les pelouses alpines ne sont pas encore rousses mais plus vraiment vertes, les luxuriants alpages sont dégarnis et les épilobes bien cramées. Çà et là, campanules, scabieuses et centaurées font figure de rescapées de l’été.

Le calme règne à nouveau au refuge du Fond des Fours, la période de gardiennage ayant pris fin 4 jours auparavant.

Peu après le refuge, j’observe longuement un couple de gypaètes tournoyant au-dessus du verrou d’accès au plateau fluvio-glaciaire. À plusieurs reprises, les vautours s’éloignent vers le Plan des Fours pour mieux revenir et cela va durer près de 10 minutes.

Au passage du verrou, j’aperçois la Pointe de Méan Martin tout de blanc vêtue. Une couche de protection bienvenue sur son glacier grisâtre en fin de saison. Depuis les récentes précipitations, la neige s’est maintenue au-dessus de 3000m, voire 2900m sur certains versants. C’est beau !

La crête est quasi libre de neige, tout au plus quelques pas sur de la neige croustillante en aval de la Pointe Sud des Lorès. Les 2 sommets étant bien isolés, je bénéficie d’un chouette panorama avec de belles cimes allant du Mont Blanc jusqu’à la Grande Ciamarella.

Sur le cairn de la Pointe Sud, il y a une caisse métallique de type "boîte aux lettres" qui pourrait parfaitement abriter un livre de passage.

À ce propos, un livre de passage a été déposé le 09 août 2012 dans la boîte similaire du cairn de la Pointe de Méan Martin, alors que je croisais un Italien au sommet (Josef de Turin). Question : le livre de passage (en fait, un agenda coupé en 2 afin qu’il puisse rentrer dans la boîte) est-il toujours en place ?

Le début de descente se présente bien, la face ouest est désormais libre de neige. Sauf qu’avec la fonte très récente, le sol est saturé d’eau. Sous les éboulis, la "farine de schiste" gorgée d’eau est pâteuse tel un ciment frais. Et comme le départ est très raide, le terrain fiche le camp à chaque pas, et moi avec. Impossible de rester debout, à moins de savoir surfer sur les schistes.

J’en termine avec cette portion laborieuse puis la pente s’adoucit et me mène à la petite plaine fluvio-glaciaire. Un peu de nettoyage dans le ruisseau et je retrouve le bon sentier descendant du Col de la Rocheure.

Sur le retour, le soleil joue à cache-cache avec les cumulus apparus dans le ciel. De beaux jeux d’ombres et de lumières sur les pelouses de la Vanoise.

Dernière modification : 30 septembre 2016