La Croix du Lautaret (1951m) par le Pas de l’Essaure – à raquettes Sortie du 10 décembre 2016

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Sans neige sans raquettes. Je suis seul, dans cette immensité, sans bruit, même pas celui du vent, le seul bruit c’est celui de mes pas qui crissent sur l’herbe séchée et jaunie.

Conditions météo

Splendide journée de décembre.

Récit de la sortie

Un beau samedi de décembre à la Croix du Lautaret.

- 3° degrés ce matin sur la place de l’église à Chichilianne. Le soleil n’est pas encore levé, et n’a pas encore enflammé les falaises des Rochers du Parquet et du Mont Aiguille.

  • Je prends mon temps, puis remonte la petite route suivie de Toutoune du village. Je m’arrête au point habituel, elle s’assied à mes cotés en attendant le moment magique qui se produira dans un moment, il est 8h00.

- 8h06, voilà qu’il illumine le haut des cimes des Rochers du Parquet et du Mont Aiguille. J’attends la totale, petit à petit le soleil envahi toute les parois.

- A cet instant, je me dis qu’au moment où il éclaire le clocher du village j’aurai satisfaction.

- 8h34, j’ai les pieds qui commencent à s’engourdir, les couleurs changent sur les parois, Toutoune vient de quitter son poste. Je continue sur la petite route, mes pieds commencent à se réchauffer.

- Je tourne à droite au lieu-dit Jansonnière, et poursuit ma montée. Plusieurs 4x4 se suivent et me dépassent en levant la poussière sur le chemin. Avant de franchir le Torrent des Arches, je suis sa rive gauche, les 4x4 ont dus passer par là, je distingue leurs traces marquées sur le givre du chemin.

- Je cherche sur la rive droite du torrent, ce cairn me signalant le départ du sentier dans la Forêt de Banon. Bizarrement, je ne le repère pas, je descends son lit en le cherchant, tant pis, je suis maintenant trop bas si bien que je remonte sur mon chemin de la rive gauche.

- Je traverse le Torrent des Arches asséché sur son gué. Des plaques de glace s’y sont formées je redouble de prudence. C’est pas que le coin est dangereux, mais je n’ai pas envie de me prendre une gamelle.

- Le soleil commence juste à faire son apparition, au moment où j’arrive au lieu-dit Dordon. Le chemin est sec, je commence ma montée d’un bon pas. Je m’arrête sous un couple de jeunes chasseur et chasseresse, pour commencer à tomber les couches de vêtements.

- Rien ne se passe j’atteins le Pas de l’Essaure. Ici, comme à chaque fois, c’est un enchantement d’y revenir. Je file vers le sud, en suivant la trace bien cairnée sur une pelouse rase et bien jaunie. Je m’arrête à l’Abri de l’Essaure, j’ouvre juste sa porte, personne à l’intérieur.

- Je remonte le beau vallon, me dirigeant cette fois-ci vers le Col du Creuson. Histoire de changer un peu, et de rallonger la durée de ma visite en ces lieux. Je m’arrête à la Fontaine du Pré de la Font, une couche de glace recouvre l’eau de ses bachassons. Un filet d’eau, réchauffé maintenant par les rayons de soleil m’attire, si bien que je ne peut m’empêcher d’en boire quelques gouttes.

- Je sors plus haut du Pré de la Font, l’immensité des hauts plateaux s’étende à mes pieds. Je distingue, au sud-ouest, la butte cairnée au point IGN 1874m. J’aperçois même ses cairns gigantesque sur sa cime. Je suis seul, dans cette immensité, sans bruit, même pas celui du vent, le seul bruit c’est celui de mes pas qui crissent sur l’herbe séchée et jaunie.

- Me voilà sur la butte citée, je continue sur son arête sud-ouest, avec en ligne de mire le Glandasse. Je passe devant un gouffre profond, ou plutôt une cheminée, je m’approche est recule de suite, je ne vois pas son fond. Je bifurque au sud, en passant au-dessus des Ruines de l’ancienne Jasse de Chamousset.

- Des restes de neige, des plaques gelés se contournent facilement. Me voilà sur les pentes nord de la butte au point IGN 1935m que je remonte jusqu’à son grand cairn. D’ici, à contre jour, je distingue la Croix du Lautaret à l’œil nu, ma prochaine destination…

- Je dévale vers le sud, passant par son large col les séparant. J’arrive au pied de la croix, ici aussi je suis seul, pas un brin de vent, je ne sais même pas l’heure qu’il est. Je me pose au pied d’un pin au sud de la croix face au soleil. C’est fou, il ferait presque chaud. J’étale mes affaires humides, et casse la croûte là.

- Je passe sous la barre du Sommet de la Montagnette, je domine le vallon encore givré du Pas de la Coche. Je suis dans l’ombre, je descends par la Source de Grailler, je domine le Vallon de Combau en grande parti à l’ombre également.

- Je continue dans la pente, comme pour ratrapper le soleil. Je repasse à proximité de l’Abri de l’Essaure, je retrouverai la chaleur des derniers rayons ici.

- Je traverse la prairie dans l’autre sens, par apport à ce matin en profitant de la chaleur éphémère de l’instant. Je saute dans la pente est, du Pas de l’Essaure, tout à l’ombre maintenant.

- Vers 1400m, dans le coude du sentier, j’hésite, allez hop je prends le sentier Banon. Toujours bien tracé, moins raide, il dessine de larges lacets, reposant pour les genoux. Il aboutit bien sur la rive droite du Torrent des Arches, pas du repérer le cairn ce matin dans l’ombre.

- Voilà, ce beau samedi est passé, du moins une partie, j’aurai vu personne, mis à part le chasseur et sa chasseresse. Aucun animal sauvage pour aujourd’hui, mais alors une vue dégagée en ce beau mois de décembre. Le village de Chichilianne est dans l’ombre, je passe sur la place devant mon véhicule sans m’arrêter.

- 15h00 Je vais boire une bière bien mérité, au petit bar habituel, le bar Le Randonneur.

* HISTOIRE D’UN RÊVE RÉALISÉ

Etant jeune, pas plus d’une quinzaine d’années, je tombe en fouinant dans des tiroirs de chez nous, sur un cadre cartonné. Ce cadre, représentait la photo 15. Depuis ayant un rêve, c’est de savoir où est ce coin splendide.

Plus tard, une trentaine d’années après, en atteignant le Pas de l’Essaure, imaginez mon ressenti quand je découvre cette vue. Je suis rester un moment assis parterre sur l’herbe, en m’enivrant de ce pur bonheur. Ma découverte.

Depuis, je ne cesse de revenir dans ce beau vallon, celui de Combau.

Dernière modification : 11 décembre 2016

Photos « La Croix du Lautaret (1951m) par le Pas de l’Essaure »

Chchilianne endormi ! Le soleil commence à enflammé les cimes. Feu sur les Rochers du Parquet. Feu sur le Mont Aiguille. Rochers du Parquet. Mont Aiguille. Rochers du Parquet et Mont Aiguille. Ravines contreforts est de Tête Chevalière du chemin. Rochers du Parquet et Mont Aiguille du chemin. Petit zoom, de la Petite Moucherolle au Col de l’Arc. Peu avant d’atteindre le Pas de l’Essaure, regard vers un décor majestueux. Du Pas de l’Essaure, la vue est toujours prenante sur le Sommet de la Montagnette et Ranconnet. Plein sud vers l’Abri sur de la moquette. Zoom, sur les contreforts de Tête Chevalière. Abri de l’Essaure et Montagnette. Abri et Col du Creuson. Du Pré de la Font, les buttes 1935 à gauche, et 1874 à droite ma destination. Regard au-delà de la crête, sur le Dévoluy. Soleil d’aujourd’hui ! De la butte 1874m regard sur mon itinéraire. Cap sud-ouest sur le Glandasse en ligne de mire. Au nord, Tête Chevalière et Grand Veymont pointant sa cime. Clin d’oeil ! Hauts Plateaux et versant ouest du Sommet de la Montagnette. Hauts Plateaux regard vers le nord. De la Butte 1935m, regard sur les Hauts Plateaux. Sommet de la Montagnette et Plaine du Tisserand. La Coix du Lautaret avec la Montagne du Glandasse en arrière plan. L’immensité des Hauts Plateaux. Zoom, sur le Grand Veymont, et plateau du Mont Aiguille émergeant de Tête Chevalière. Zoom, Arête de Fluchaire, Rattier et Obiou. Zoom, Charances de Ferrand Grand Ferrand et Tête de Vallon Pierra. Croix du Lautaret et Butte 1935m vues du grand cairn ! Dévoluy au-delà de la crête des Quatre Têtes et de la Tête de Praorzel. L’Abri de l’Essaure dans le Vallon de Combau. Pas de l’Essaure.