Col des Sept Laux par le Rivier d’Allemont Sortie du 8 mai 2017

Sortie réalisée le 8 mai 2017.

ACCÈS et ITINÉRAIRE : Consulter le topo

Une belle balade hélas un peu tronquée à cause de la neige...

Conditions météo

Grand beau, léger vent du nord, plutôt chaud.

Récit de la sortie

Cette balade devait être faisable il y a quelques semaines... Je pensais que ces pentes exposées plein sud devaient déneiger assez rapidement malgré les petites chutes de neige dans les jours précédents, et que le vent du nord allait aussi limiter le réchauffement et la dégradation de cet ajout de neige fraîche, ce qui ne devait pas trop compliquer le parcours des traversées raides de cette montée... Bon, cette fois, on aura tout faux...

Départ vers midi du Rivier d’Allemont, la route étant toujours interdite au delà (en théorie, car pas mal de véhicules sont passés). Cela ajoutera donc 30min de marche sur le goudron plat, idéal pour s’échauffer... Montée du sentier dans un décor printanier mais dans une température estivale. La passerelle n’est toujours pas en place pour franchir le premier torrent, on se mouillera un peu les pieds...

La montée se poursuit, raide mais tranquille... Et voilà la merveille typique de ce lieu : des dizaines de bouquetins se promènent ici et là, gambadant dans les versants herbeux... L’été arrive, ils se débarrassent de leur pelage hivernal.

La neige apparaît, d’abord discrète sur quelques recoins du sentier, puis de plus en plus présente. Elle est assez récente, mais complètement fondante, parfois pénible lorsqu’elle recouvre les caillasses où le pied s’enfonce dans les creux... On aborde la partie raide de la combe, avec la traversée de quelques couloirs de torrents envahis de coulées de boules. Bon, ça a l’air déjà bien purgé, mais sous cette chaleur on fait quand même attention, on traverse vite...

Plus haut, la partie délicate de l’ascension : une traversée raide en neige pourrie... On sort le piolet et on chausse les crampons, qui parfois mordent dans la neige dure, ou le plus souvent dans le terrain sous-jacent lorsque la neige n’a pas de consistance... Le piolet permet tout de même de sécuriser la traversée. Plus haut, le terrain s’aplatit mais est chargé de neige. On troque les crampons pour les raquettes, qui aident un peu sur la neige fondante où on s’enfonce...

La montée est tout de même un peu pénible, et il faudra revoir les ambitions à la baisse. Pour autant, on est totalement seul dans ce lieu, et la neige est totalement immaculée, si ce n’est les traces de quelques bouquetins... Pour cette fois, on va se contenter de remonter la croupe dominant le lac de la Sagne, où quelques replats d’herbe sèche offriront un bon spot de pique-nique et de sieste, en face d’un magnifique panorama...

17h, c’est l’heure de redescendre... La neige ne s’est pas arrangée avec ces températures décidément totalement estivales, les raquettes s’enfoncent dans les replats et glissent dans les pentes... On reprend les crampons pour retraverser le dévers, qui passe sans problème.

Le vallon plonge lentement dans l’ombre. Les bouquetins sont toujours là... Une dernière difficulté pour traverser le torrent copieusement gonflé par la fonte, mais avec les chaussures déjà détrempées à marcher dans la soupe, un peu plus ou un peu moins...

Retour tranquille vers le Rivier, vers 20h. Une belle balade, mais à refaire dans son intégralité d’ici quelques semaines en attendant que la neige fraîche fonde et que les névés prennent un peu de consistance...

Dernière modification : 10 mai 2017