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Conditions météo

Anormalement chaud, aucun regel en dessous de 3200m, ce qui a rendu cette course extrêmement éprouvante, neige profonde dès le début du couloir et aucune trace, le glacier est lui très enneigé, pas de rimaye (en cours de formation) ni de crevasses.

Récit de la sortie

Sortie des 25-26 mai 2017

14h00, au Refuge du Gioberney, les sacs sont prêts à 100%, départ sous un soleil de plomb et une température de 24 °C !

On profite de notre fraîcheur pour envoyer un peu, le Torrent de Muande Bellone est atteint en moins d’une heure.

Le Refuge quant à lui est atteint à 16h00, soit 1h45 après notre départ, fallait bien se tester un peu avec des sacs de 15 kg avant la course du lendemain.

Puisque on n’est pas encore fatigués, on décide d’aller jeter un coup d’œil à l’arête juste au dessus du Refuge où l’on aperçoit les Bans, le Gioberney ainsi que le Pic de Says, c’est là qu’on se dit qu’on a du boulot dans le coin...

On ne traîne pas quand même, les gardiens du refuge, qui d’ailleurs sont très accueillants, ont fixé le repas à 19h00.

Après le repas, on décide d’aller se coucher, le réveil est à 4 heures du matin !

4h00 le vendredi matin après une nuit blanche pour Fred (ça ronfle dur), comme prévu, on prend un petit-déjeuner vite expédié puis on s’élance avec d’autres personnes venues elles aussi faire les Rouies.

On s’aperçoit dès le départ qu’il n’y a pas eu du tout de regel à cette altitude, de la soupe en pleine nuit au mois de mai.

On profite des petites parties déjà sèches (fort heureusement).

Arrivés vers 2650m, neige continue, ceux de devant se sacrifient pour nous.

D’autres personnes arrivent un peu après, du coup on se met en groupe et nous alternons pour faire la trace, ça brasse déjà sur 20-30cm à chaque pas, c’est dur et long... Et ce n’est que le début.

Arrivés à la vire ascendante de droite à gauche, c’est de pire en pire, en plus une petite rimaye s’est formée à cause de la fonte, en plein milieu de la rampe, petit passage délicat.

9h30, on a pris beaucoup de retard, Fred a "explosé", on décide de laisser tomber, les autres cordées sont loin devant, nous on s’enfonce de 30cm mais sans les traces cette fois, on décide quand même de continuer jusqu’au col dans la certitude de laisser tomber.

Puis les traces réapparaissent comme par magie, il faut prendre son courage à deux mains et aller jusqu’au bout.

Une heure plus tard, à 10h30, je sors au sommet, ayant bombardé sur le glacier et rejoint les autres.

Fred, quant à lui arrivera à 11h30, soit une heure après moi, les autres sont déjà redescendus depuis un bon moment...

On se félicite, se restaure puis nous prenons des photos assez rapidement puis on commence l’enfer du brassage sur glacier...

On comprends mieux maintenant pourquoi il faut partir tôt quand on fait des courses glaciaires.

Le Refuge du Pigeonnier sera atteint vers 14h30.

On en profite pour y boire un coup et payer l’addition, et y faire sécher chaussures et chaussettes, qui se sont transformées en éponge...

La suite de la descente sera expédiée en 3/4 d’heure bon rythme avec des sacs de 15 kg et une bonne journée dans les jambes.

Vers 16h00, c’est la délivrance, on touche le camion...

Les Rouies sont dans la boîte !

Impressions personnelles

Si c’était à refaire je ferais la course sur une journée, quitte à ne pas dormir, autant faire l’ascension à la journée en partant à 2h00 et en ayant dormi un peu, (ah ! ces ronfleurs !), à méditer pour la prochaine fois.

Vidéo

Dernière modification : 21 juillet 2017

A propos

Auteur de cette sortie :

Site web : Altitude Sans Frontière

Jeune passionné de 18 ans, à 1000% de sports montagne & nature ! J'ai découvert la montagne à 14 ans, avec mon père. "La Montagne ça vous gagne" se confirme pour mon cas puisque je suis de plus en plus mordu… Arpentant tous les terrains en toutes saisons, on ne peut plus s'en passer. Une belle addiction ! Je suis un amateur de sommets oubliés ou très peu fréquentés (tout ce qui touche au (...)

Randonnée réalisée le 26 mai 2017

Publiée le 31 mai 2017

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 31 mai 2017 à 21h58

    Oh la galère la neige pas transformée... Ça a l’air d’être une sacrée bataille ! Ça me rappelle un peu la traversée du glacier menant au Castor près du Petit Cervin il y a 4 ans en fin de saison, avec la fonte je m’enfonçais de 30 à 40 cm c’était épuisant...

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