Tête de Garnesier (2367m) par la crête de Chamousset Sortie du 21 mai 2017

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

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Conditions météo

Beau temps.

Récit de la sortie

Arrivés aux parking des Chabottes en milieu de matinée, nous nous préparons pour cette nouvelle ascension alors que deux randonneurs sont sur le départ, je vais à leur rencontre et leur demande ce qu’ils envisagent : la Tête de Garnesier par le col de Plate Contier, je leur fais part de notre itinéraire par la crête de Chamousset, puis ils se mettent en marche, et nous aussi quelques minutes plus tard.

Nous les rattrapons à la montée dans la forêt et continuons au pied du vallon de Garnesier, franchissons le torrent dévalant la combe sud-est de Chamousset et gagnons les raides pentes de Grand-Côte après le passage aérien du contournement de la crête issue du sommet.

Pris par une petite dalle, nous nous arrêtons cinq minutes pour grignoter. Les deux randonneurs, qui nous ont suivi, arrivent à notre hauteur. Je leur dis qu’ils ont loupé l’intersection pour le col de Plate Contier et qu’ils sont en route pour Chamousset. Ils tenteront par la crête...

À l’arrivée au premier sommet, nous saluons un groupe de personnes âgées dont l’une d’elles attire mon attention en parlant de Bernard Mazas, un "dévoluard" dont le nom ne m’est pas inconnu. Nous engageons une petite conversation et lui fait part des livres de Pascal Sombardier et de ses itinéraires du vertige dans le coin. Puis, il me raconte être monté avec son groupe par le versant sud du pas de l’Âne en suivant un topo sur internet...

Il m’indique que le topo est bon et qu’ils ont trouvé les indications claires. Quel plaisir d’avoir un retour de vive voix ! Nous discutons encore un peu et je rejoins mon ami posé plus loin au sommet.

Cinq minutes après, la personne revient vers nous :

  • L’orage du 4 juin 2015, c’est vous alors !

Et nous parlons de cette anecdote que je ne suis pas près d’oublier... Je me rappelle encore courir sous la grêle avec le tonnerre qui n’arrêtait pas de gronder ! Tout juste épique !

Pendant ce temps, les deux randonneurs rencontrés au parking se sont mis en marche sur la crête en direction de la Tête de Garnesier. Nous mangeons un morceau et ne tardons pas à nous y engager à notre tour. Cette crête, je commence à bien la connaître mais c’est ma première dans ce sens. Il n’y a pas meilleur endroit pour repérer l’itinéraire d’ascension du Roc de Garnesier, toujours aussi intimidant...

Du pas de l’Âne, nous descendons en versant sud et rejoignons les passages-clés. Les deux randonneurs s’essayent par la vire et la rampe très raide mais ne sont pas inspirés. Nous leur indiquons que nous allons prendre par le pas d’escalade facile et qu’il peuvent nous emboîter le pas. Mon ami grimpe en premier, je suis. Le pas n’est pas difficile, mais il est exposé à son début pour y prendre pied, c’est du II muni de prise qu’il faut tâter au préalable, la sortie sur une courte vire déversante, exposée également, confirme un terrain pour montagnard. Nous sortons facilement sans encombres et attendons les deux randonneurs... Ils arrivent peu après, l’un d’eux est livide, il s’est fait une frayeur... Ils sont sortis sain et sauf, c’est l’essentiel, ils retiendrons la leçon !

Nous les laissons se remettre de leurs émotions et continuons dans le raide versant sud de la montagne de Garnesier. Trois cents mètres de raides gradins nous mettent à l’épreuve de l’effort, je sens bien mes jambes surtout après les 1700m de dénivelé du Rocher Rond de la veille !

J’arrive au sommet avec de l’avance et croise un membre du groupe que nous avions vu de loin, à la montée de Chamousset. Ils entreprennent le même parcours. Nous discutons quelques secondes, son groupe a déjà entamé la descente par la voie classique et il s’apprête à le rejoindre, il me dit avoir suivi un topo sur AltitudeRando, le mien encore ! Eh bien, c’est la journée rencontre avec les lecteurs du site !

Nous restons plus d’une heure et demie au sommet pour profiter de son incroyable panorama, je montre même à mon ami la sortie des raides gradins finaux pour monter au sommet lorsque l’on passe par les vires de la face nord-ouest.

Le retour par l’arête sud-est dévoile les splendides points de vue sur l’abrupte face de la montagne. Nous gagnons rapidement le pas l’Agneau et enchaînons la descente, dans le dévers du pierrier sous la Tête des Ormans, vers le col de Plate Contier.

On pourrait penser la montée par le hameau de la Cluse et l’alpage de Boudelle plus agréable, mais le vallon de Garnesier ne laisse pas en reste, loin de là... La forêt de vieux mélèzes est tout juste envoûtante... J’affectionne ce coin, surtout en fin de journée lorsque le soleil décline à l’horizon laissant entrevoir une lumière si particulière. Bref, une belle fin de journée pour ce weekend de montagne bien rempli !

Dernière modification : 4 juin 2017