Tête de Garnesier (2367m) - Tête des Ormans (2140m) par le Col de Plate Contier

Sortie réalisée le 10 juin.

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Eh oui, encore une sortie à la Tête de Garnesier. Mais bon c'est tellement beau, comment s'en lasser !

Conditions météo

Grand ciel bleu, pas trop chaud, tip-top !

Récit de la sortie

Ha la la, cette Tête de Garnesier ! Elle me narguait chaque fois que je passais à Lus-la-Croix-Haute depuis plus de vingt ans ! Faut dire que j’en ai fait des allers-retours en voiture entre la région chambérienne et le camp de Canjuers pendant mon service en 1996-1997. Bon ça ne me rajeunit pas, j’ai l’impression de radoter en racontant ça, mais c’est juste pour dire depuis le temps que j’en avais envie.

Il faut dire que ce secteur est tellement loin ! Que ce soit de Chambéry avant ou de Lyon, où je suis désormais, ça en fait de la route.

Mais la Tête de Garnesier est tellement impressionnante vue de la Pointe Feuillette (la dernière rando que j’ai faite dans le secteur). Allez ! Tant pis ! Je me tape la route. Cette fois-ci, c’est décidé, j’y vais !

Debout donc très tôt, malgré la fatigue de la semaine de boulot. Départ de Lyon 6h00. Viamichelin m’indique un peu plus de deux heures de route et 185km, mais viamichelin ne prend pas en compte le 36t qui se traîne dans la montée du col un samedi matin à 7h30... Qu’est-ce qu’il fout là à cette heure ???

Ha ! Voilà le col de la Croix Haute, puis Lus et enfin la route du Riou Froid. Glups ! J’espère que personne n’arrive en face parce que je ne sais pas comment on va se croiser ! Ouf, le parking. Je pose la voiture et je m’équipe. J’ai mis plus de 2h10 depuis la maison. C’est la plus grosse rando depuis que mon croisé a été réparé il y a un an et un mois, j’espère que le genou va tenir. J’appréhende un peu.

En route pour le Col de Plate Contier. Faut suivre la piste et les panneaux... Oui sauf que quand je crois une première piste, le panneau est à terre. Ha ! Ma carte (qui date un peu) m’indique le petit chemin qui monte sur la croupe en face dans les bois. De toute façon la piste qui part à droite n’est pas indiquée sur ma carte. En plus je vois un bouquet d’Orchis mascula au bord du chemin, c’est un signe, j’y vais !

Zig ! Il me semble que c’est pas la bonne direction. Pourquoi le chemin s’obstine à aller vers la combe de Chamousset. Coup d’œil à la carte. Si ! Si ! c’est bien ça il va juste falloir penser à partir sur la droite dans la bonne combe à un moment !

Décidément, les virages du chemin m’emmènent dans la mauvaise combe. De vagues traces redescendent dans les bois vers un enclos à bétail, traversent le ruisseau (à sec) et remonte en forêt. Je ne suis pas sur le chemin officiel mais au moins cette fois je remonte la bonne combe. La falaise se rapproche. Les sous-bois sont superbes.

  • Orchidées vues : Orchis mascula, Orchis pallens, Neottia nidus-avis, Traunsteinera globosa, Dactylorhiza fuchsii, Dactylorhiza maculata.

Finalement, je rejoins le chemin balisé vers l’altitude 1600, là où il oblique vers le Nord pour contourner une barre et gagner un replat. Il est toujours en sous-bois. C’est agréable. Il gagne enfin les alpages sous le col. Vue d’ici, la face sud a l’air presque faisable ?

Du col, on voit le reste du cheminement. Traversée du pierrier, Pas de l’Agneau et la surprise avec la vue sur le Cirque d’Abéou. Grandiose ! Crête. J’arrive au sommet un peu après 11h00. Casse-croûte. Trois autres randonneurs arrivent peu après (voir le compte-rendu en question) Tour d’horizon et photos !

Descente par la Tête des Ormans pour des vues différentes. Puis par la crête herbeuse et les pentes sous la Tête des Ormans pour viser un grand virage du chemin qui monte sur le Col de Plate-Contier versant La Cluse. Dans les pentes de très beau Orchis mascula, Dactylorhiza sambucina et les toutes premières Nigritelles (je penche pour Gymnadenia corneliana). Également de très beaux Lys de St-Bruno.

De là, je pique à vue sur le Col du Grand Vallon. Le petit vallon suspendu de l’autre côté est magnifique ! Le but est maintenant d’atteindre la Tour Carrée.

Mais les chemins indiqués sur ma carte ont disparu ! À peine quelques traces qui partent à flanc. Je les suis tant bien que mal jusqu’à un petit collet de la crête à main droite. D’ici une bonne trace redescend dans l’autre versant pour rejoindre le chemin de Plate-Contier. Je le laisse et poursuis à flanc en essayant de rester au-dessus de la forêt. C’est trop haut (à peine 50m sous la crête) mais ça passe. En tout cas je n’ai jamais vu le chemin censé descendre du collet. Plein d’Orchis mascula, Dactylorhiza sambucina et Fuchsii.

La crête devient rocheuse et la pente plus importante. En traçant à niveau je rejoins l’arête juste au-dessous d’une grande aiguille et juste avant la Tour Carrée. Une petite descente dans les arbres et je trouve le large chemin qui vient du Col du Vallon de l’Aup. Arrivée à la Tour Carrée.

La descente est une formalité. Je rejoins dans la magnifique forêt le chemin que j’aurais du prendre à la montée et zou retour à la voiture. Quelques étirements. Au final, j’ai même pas mal au genou. Mon kiné a fait un excellent travail !

Faut rentrer à Lyon maintenant. Un dernier arrêt le long de la route avant les Corréardes pour les photos. J’avais repéré des orchidées en montant : Plathantera bifolia, Dactylorhiza maculata et fuchsii (pour moi c’est pareil), Gymnadenia conopsea.

Pff !! Qu’il fait chaud dans la vallée ! 30°C à Grenoble. Encore 30°C à Lyon quand j’arrive un peu après 18h00. J’étais mieux la-haut !

Dernière modification : 14 juin 2017

Sortie publiée le 14 juin