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Conditions météo

Nuageux puis dégagé.
Jolie brise.

Récit de la sortie

Selon l’acousticien Gordon Hepton, il ne reste sur Terre qu’une cinquantaine de zones à l’abri des sons causés par l’activité humaine (si le sujet vous intéresse). Le Col du Glandon n’est pas l’une d’entre elles, mais alors que l’été vient de naître (sur le papier uniquement, dans les faits il semble s’être déjà installé depuis plusieurs semaines), nul bruit de vient rompre les préparatifs du randonneur matinal. Il est 6h et alors que les nuages se déchirent pour laisser poindre les premiers rayons du soleil, je m’élance en silence en direction du Lac de la Croix. "L’envers" du massif de Belledonne, préservé est tranquille, est devenu depuis ma précédente visite au Col de l’Agnelin un secteur qui ne cesse de me séduire et m’émerveiller.

L’objectif "modeste" (problèmes de dos obligent) du Col de la Croix, en boucle par le Lac du Sambuis, permet tout de même de réaliser une sortie engageante et, intérêt essentiel, en partie hors sentier à travers les reliefs tourmentés, entre combes herbeuses, pierriers, gros blocs et torrents coléreux qui crachent la fonte des neiges. La montée dans le vallon s’effectue dans un silence de cathédrale, seulement troublé par quelques oiseaux curieux ou le cri d’une marmotte vigilante. Le torrent issu du déversoir du Lac de la Croix ne tarde pas à se montrer néanmoins, et déverse des cataractes d’eau, signe d’une fonte des neiges qui bat son plein.

Je navigue, lorsque le sentier se perd, entre les gros blocs de pierre, souvent coiffés d’un cairn, qui indiquent la voie à suivre. Pour finir d’arriver au lac, il faut "escalader" un verrou bloqué de part et d’autre par des névés imposants. Pas de choix, il faut grimper par le torrent, et se rafraîchir les pieds au passage. Surprise à l’arrivée, le lac est encore recouvert d’une couche de glace, même si son niveau élevé indique que la fonte a débuté depuis un bon moment. Promontoire idéal donnant sur les Aiguilles de l’Argentière, sur le massif des Grandes Rousses, je ne m’attarde pas néanmoins et me dirige, hors sentier, en direction du lac du Sambuis. A vue, en essayant d’optimiser les pas, je débouche finalement sur ce très beau lac, pour sa part complètement déneigé. Je m’y accorde une longue pause, les pieds dans l’eau.

Je débute la descente, sans me presser, sous les imposantes pentes de la Cime du Sambuis. Le sommet n’est que 300m plus haut, mais il fait déjà chaud, et je me sens physiquement un peu à court. Ce sera pour une prochaine fois. Un sentier abrupt, pierreux, permet de rejoindre par une passerelle finale le sentier de départ. Je rejoins ainsi, près de cinq heures après l’avoir emprunté une première fois, le sentier permettant de rejoindre le Col du Glandon. Alors que je n’avais jusqu’alors vu personne, il y a cette fois foule. Des randonneurs, des cyclistes, des touristes éblouis par la vue. Ils ont bien raison. Continuer de s’éblouir, c’est être vivant.

Dernière modification : 24 juin 2017

A propos

Auteur de cette sortie :

Installé depuis 2009 en Chartreuse, je ne me lasse de ces découvertes montagnardes qui éblouissent les yeux et remplissent l'âme.

Randonnée réalisée le 24 juin 2017

Publiée le 24 juin 2017

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 25 juin 2017 à 12h42

    Salut Guillaume.
    Complètement d’accord avec ta maxime qui me parle beaucoup et que je répète car ça ne fait pas de mal : "Continuer de s’éblouir, c’est être vivant."
    Et d’ailleurs j’aime beaucoup tes premières photos (jusque vers la #12) ainsi que tes dernières.
    Bravo pour ton départ matinal. Tu as été bien récompensé en retour.

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