Pointe Blanche (2438m), par l’arête des Aiguilles Vertes Sortie du 21 juin 2017

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Un itinéraire méconnu qui donne un côté aventure et haute montagne à l'ascension de la Pointe Blanche.

Conditions météo

Beau temps et grosses chaleurs. Un petit peu de vent bienvenu en altitude avec des nuages en fin d’après-midi.

Récit de la sortie

Éviter les foules et trouver des itinéraires dérobés. Deux objectifs que ce cheminement permet de remplir. J’avais déjà repéré ces belles arêtes lors de ma première visite du secteur il y a plusieurs années. Difficile de ne pas être attiré par ce bel enchaînement de pointes herbeuses aériennes quand on lutte dans l’immonde pierrier de la Combe de Sosay...

La question à 100 000 euros était de savoir si les arêtes débouchent au sommet ??? Vue du pierrier en contrebas, la partie finale des arêtes semblait bien foireuse, genre "Haut-Giffre". Bien heureusement, Pascal a décidé d’explorer le terrain et de poster un excellent topo très complet.
C’est toujours agréable quand les autres défrichent à notre place. Sachant que ça passe, on part là-haut l’esprit plus tranquille.

Départ à 12h45 après le boulot. La météo annonce quelques petits risques d’orage en fin d’après-midi donc il va falloir être rapide et efficace. La montée de la première partie des Aiguilles Vertes se fait tranquillement. La trace est toujours bonne (merci les moutons) et le terrain peu difficile. Quelques silhouettes de randonneurs en contrebas dans la Combe de Sosay et beaucoup de bouquetins côté Combe de Sotty.

Les choses sérieuses commencent à l’approche d’une grande aiguille herbeuse. De loin, ça a beaucoup de gueule, surtout avec les vautours (enfin je dis ça mais j’y connais pas grand chose) posés au sommet. La trace contourne à droite pour rejoindre le replat en haut de la Combe de Sosay qui peut servir d’échappatoire. D’après le topo, c’est là que la partie difficile commence. Une bonne sente à mouton remonte au sommet de l’aiguille. Je laisse les bâtons pour le piolet histoire d’avoir une petite assurance anti-zipette !

Le terrain devient plus foireux mais ça reste encore correct. La traversée dans le dévers est finalement pas si terrible que ça même s’il faut regarder où l’on pose les pieds. C’est la suite qui laisse dubitatif de loin. Les deux grandes aiguilles rocheuses dans lesquelles on doit remonter des rampes semblent très raides. Mais comme souvent, observer les difficultés de loin ne sert qu’à les sous-estimer ou les sur-estimer. Les deux rampes se remontent bien et ne sont finalement pas si raides que ça. Seul souci le rocher bien merd***** avec beaucoup de prises-tiroirs.

Le mur final se remonte bien. C’est de la grimpette assez ludique. Les quelques marques rouges permettent d’éviter de se fourvoyer dans des impasses dangereuses (on a quand même un peu de gaz d’un côté comme de l’autre). Je débouche finalement sur le petit replat de la voie normale. Pause au sommet à 14h30, bien content d’avoir parcouru cet itinéraire aérien et sauvage à seulement quelques centaines de mètres de l’autoroute de la voie normale. Finalement les orages resteront du côté du Haut-Giffre. Descente tranquille et bucolique avant de replonger dans la fournaise de la canicule en fond de vallée.

La vidéo de la sortie

Dernière modification : 27 juin 2017

Photos « Pointe Blanche (2438m), par l’arête des Aiguilles Vertes »

L'aiguille herbeuse Les deux rampes La première rampe L'arête et le mur final Le mur final (l'itinéraire passe à gauche) Les Arêtes des Aiguilles Vertes