Sortie du 24 juin 2017 Mont d’Ambin (3378m) arête sud

Magnifique sommet situé sur la crête frontière franco-italienne, permettant d'obtenir par temps clair, un panorama exceptionnel sur l'ensemble du massif alpin.

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Conditions météo

Temps magnifique, et rhododendrons en fleurs !

Récit de la sortie

Envie de varier les secteurs, même en Savoie.

Et celui d’Ambin situé au sud-ouest du Lac du Mont-Cenis m’est complètement inconnu.

Alors, quoi de mieux que de viser son point culminant, le Mont d’Ambin (3378m) qui domine de 5 mètres le Rognosa d’Etache, plus à l’ouest.

Mais avant cela, il faut d’abord rejoindre le parking de Maroqua (2005m) au fin fond de la vallée située au sud-est du village de Bramans.

Mais le cheminement, même en voiture, est long.

Cela passe par la petite route (D100) dirigée vers le refuge du Suffet qui permet de découvrir une impressionnante et chaotique gorge qui laisse penser à un effondrement récent d’un pan de la montagne en face sud-ouest du Mont Froid.

Nous avions aperçu cette impressionnante trouée depuis le Grand Roc (3316m), la veille, et nous nous demandions à quel endroit précis elle se situait.

Garés sur le parking de Maroqua, nous entamons notre ascension par la découverte du magnifique Vallon d’Ambin, son torrent à l’eau laiteuse et son immense tapis de rhododendrons.

On se croirait dans la Gordolasque !

Nous rejoignons ensuite le refuge d’Ambin, perché sur un bel éperon rocheux sur lequel, me semble-t-il, une ancienne petite tour de guet domine.

J’imagine bien, ce refuge, faire office de fort militaire protégeant l’accès franco-italien au cours d’anciens conflits.

Le gardien du refuge est là, et nous discutons un peu.

Il nous renseigne sur l’enneigement et nous confirme que nos crampons vont servir pour aller chercher le Mont d’Ambin.

Nous poursuivons dans le vallon et bifurquons vers l’Est par le bon sentier dirigé vers le Col de l’Agnel (3091m).

Les crampons sont de sortie, ce qui confirme les propos du gardien du refuge d’Ambin car une neige dure est encore bien présente.

Le faux col situé à gauche sous celui de l’Agnel, franchi, nous ne visons pas l’arête comme cela est préconisé dans l’excellent topo d’Alain.

Effectivement, cela nécessite de contourner par la gauche une masse rocheuse barrant son cheminement, alors que les pentes ouest sont en neige et que nous sommes équipés de crampons.

Nous montons directement par les gros névés dont le haut de la pente avoisine les 40 degrés, et rejoignons donc l’arrête plus au nord en évitant le premier contournement.

Celle-ci est complètement déneigée et rejoint un grand gendarme qui barre son cheminement.

Il faut encore le contourner par la gauche !

Et là, le gros névé persistant de début de saison, situé derrière le gendarme, dont Alain parlait dans son topo est bien présent.

Sa pente est très marquée avoisine également les 40 degrés !

Il va falloir le traverser, et la prudence sera le maître mot.

C’est Mick qui s’y colle, et nous fait une trace impeccable, mais la traversée de cet obstacle ne me rend pas spécialement fier, je suis même content et soulagé quand j’en ’ai terminé, ouf !

Mais bon, il faudra quand même repasser par là, au retour, « hum ! »

Ensuite, c’est de l’escalade dans un couloir détritique, pourri, dont les pierres s’effritent sous nos pieds.

Il faut bien remonter sur l’arête pour atteindre notre objectif mais cette fin d’ascension s’apparente vraiment à un parcours du combattant.

Le dernier ressaut avant le sommet se contourne par la droite, par une petite vire qui nécessite de baisser légèrement la tête, puis l’escalade facile nécessaire pour monter sur le bastion sommital n’est qu’une formalité.

Au sommet, les Dents d’Ambin sont juste en face de nous, les nuages moutonnent un peu, mais nous laissent quand même profiter du panorama.

L’Aiguille de Scolette et le Rognosa d’Etache sont omniprésents à l’Ouest, comme le Rochemelon à l’Est.

Glaciers de la Vanoise, Dent Parrachée, Grande Casse et Grande Motte, le nord n’est pas en reste.

Une magnifique ascension dans ce secteur, encore méconnu personnellement, mais je ne pourrai plus le dire dorénavant.

Video

Par Mick1018

"Un jour, vous vous réveillerez et vous n’aurez plus le temps de faire ce que vous avez toujours voulu faire. Faites-le maintenant." Paulo Coelho

Dernière modification : 15 septembre 2018

Sensibilisation

Pour une montagne plus propreLe milieu que vous allez traverser durant cette randonnée est fragile. Faites attention à la flore et ne dérangez pas la faune locale. Rapportez vos déchets chez vous et ramassez aussi ceux que vous trouverez. Vous soutiendrez ainsi le mouvement KeepTheMountainsClean

A propos

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Randonnée réalisée le 24 juin 2017

Publiée le 9 juillet 2017

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (3).
  • par Le 9 juillet 2017 à 17h15

    Belle ascension les gars !
    J’ai une question à vous poser : vous avez traversé 2 fois un névé raide et semble-t-il en neige dure.
    Une glissade est toujours possible. En ce cas, vous espériez vraiment la contrôler et la stopper avec des bâtons ?
    https://www.youtube.com/watch?v=ky2gQMhj2nw

  • par Le 9 juillet 2017 à 17h23

    Ont étaient conscient des risques, on est partie trop léger (grave erreur).
    Le névé le plus raide était en neige dure mais ont pouvaient aisément "batir" une bonne trace.
    Pour ne pas te mentir, ont s’est tous viandés au retour, dans la même pente à cause de la neige trop molle (anti-botte plus efficace) dans ce que je pense être le 2ème névé raide que tu évoque (juste sous la crête). Un seul d’entre nous à dit bonjour aux cailloux, sans gravité. Donc 1 sur 4 n’a pas réussi à stopper sa glissade.
    Ca servira de leçon.

  • par Le 9 juillet 2017 à 17h42

    C’est ce qui s’appelle l’apprentissage !
    Toujours emmener un piolet s’il y a une possibilité de rencontrer de la neige. Je te dis pas le nombre d’ascensions où mon pilet s’est baladé sans se fatiguer...

  • par Le 9 juillet 2017 à 17h48

    Mick, pour rebondir sur ton message, attention aux antibott semi-rigides qui ne valent pas ceux en caoutchouc.

  • par Le 9 juillet 2017 à 17h51

    Ha le Mont d’Ambin ! Il y avait plus de neige début Août 2013 quand j’y suis monté.

    D’ailleurs, le topo guide d’alpinisme en Vanoise que j’ai lu au refuge d’Ambin dit qu’il faut contourner la tour sommitale par la droite (Italie). J’avoue que ça ne semblait pas engageant même si les pentes sont pourtant moins raide que côté France.
    En tout cas le névé donnant accès au couloir final est au dessus d’à-pics assez impressionnant... et la neige peut aller jusqu’aux barres en dessous (en 2013 c’était le cas).

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