Grand Roc Noir (3582m) Sortie du 6 juillet 2017

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Longue ascension dans du terrain d'aventure à part sur le ressaut sommital, bien équipé de relais...

Conditions météo

Optimales : chaleur, grand beau et peu de vent.
Ressaut final humide (il avait neigé beaucoup la semaine d’avant et du coup, rocher encore mouillé voir verglacé en face nord).

Récit de la sortie

Introduction

Le Grand Roc Noir, voilà un sommet qui a de quoi nous faire peur, avec sa forme insolite et unique, il fait partie de notre liste de sommets à faire en 2017.

Sortie du 06/07/17

8h45 au Parking de Bellecombe, la team est prête, on part à l’assaut du Grand Roc Noir, encore une "bestiole" comme dirait Patrick...

La montée dans les alpages menant au Col de Lanserlia est monotone et longue mais elle permet de se chauffer tranquillement avant la caillasse.

Au col, la vue sur l’objectif du jour est saisissant et en même temps décourageante parce qu’on se dit "il reste encore tout ça" et le pire c’est quand on voit la "Combe du Grand Vallon" à traverser.

Mais il faut aller de l’avant, sinon on grimpe aux Pointes de Lanserlia, des modestes 2900m sur la gauche atteignables en 15 minutes...

Finalement ce n’est pas si long que cela, la zone de blocs se franchit bien et à 11h00 nous arrivons au pied de l’arête (vers 3050m).

Le 1er sommet à 3175m au début du parcours sur l’arête est atteint à 11h45.

Curieusement, il n’a pas de nom mais l’altitude est cotée en gras sur IGN.
Nous l’avons nommé le "Petit Roc Noir", appellation a confirmer auprès des personnes travaillant à IGN...

Après une bonne redescente de 50 mètres, nous attaquons les choses sérieuses, le parcours devient plus engagé et exigeant.

L’arête devient rocheuse vers 3300m et nous devons passer des dalles pourries, croulantes et humides en même temps, la prudence est de rigueur sur ce passage.

Quelques autres ressauts en 2 se passent par le fil (où le rocher est le meilleur).

L’arête s’aplanit vers 3380m et devient subitement plus simple et large.

Nous gagnons le pierrier donnant accès à la brèche sous le sommet (3525m).

Mais quelle pourriture ce pierrier, surtout à la montée, nous passons par la droite pour éviter la semoule. Ce sont des "châteaux de cartes" comme dirait Patrick ou encore des piles d’assiette. Le tout sur de la terre schisteuse humide de chez humide, heureusement, ce n’est pas très long et le sommet n’est plus très loin maintenant.

À la brèche 3525m, où nous rejoignons la voie normale du Glacier de Pisselerand, ça se corse : on ne sait pas du tout où se trouve le cheminement quand on voit la face sud verticale ou surplombante.

Mais je me souviens subitement que sur les topos, ils indiquent une vire sur la droite qui donne accès à la cheminée sommitale en face est.

On sort la corde pour les rappels et au cas où, l’assurage.

En 2 longueurs, nous montons dans la cheminée avec des pas de 3b et un pas de 4a assez athlétique (évitable par des étroites vires sur la droite).

15h00 c’est l’heure des émotions : le relais sommital est touché, après une longue montée dans la caillasse.

On fait quelques photos puis nous faisons les rappels de la descente.

De retour à la brèche nous nous restaurons un peu avant la descente assez ludique sur une bonne partie.

16h00, nous attaquons la descente.

18h00 nous arrivons à 2900m au bord d’un lac où Lucas et Patrick se baignent un peu. Pat sort son thermomètre qui indique... 24°, est-ce à cause de la superficie du lac ou de la situation qui l’abrite du vent ? Je n’en sais rien mais en tout cas je sais qu’il ne fait jamais 24° à 2900m alors encore moins dans l’eau.

Peut-être une source d’eau chaude pas loin ?

Mais on n’en oublie pas le reste du chemin donc nous redescendons en direction du parking que nous atteindrons à 19h30.

Impressions personnelles

C’est vraiment un sommet inoubliable, l’ambiance qui y règne est extraordinaire, à la fois par le rocher pourri, le relief insolite, les pierriers à 45° qui nous cernent de tous les côtés. Un morceau à gravir une fois dans sa carrière.

Vidéo

Dernière modification : 21 juillet 2017