Mont Miravidi ou de Mirande (3066m) par l’Italie Sortie du 15 juillet 2017

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Ascension "à vue" sur la seconde partie du parcours.

Conditions météo

Ensoleillé au départ, les nuages prennent vite le dessus mais la journée reste assez lumineuse. Température de 9°C au sommet à 13h30, très venteux.

Récit de la sortie

Dès le départ du lago Verney, le col du Petit Saint-Bernard est accroché par les nuages avec un vent qui dépote. La journée ne sera pas aussi radieuse que prévu, mais qu’importe. Sommet ou pas, panorama ou pas, l’essentiel est de marcher en montagne dans une vallée que j’affectionne particulièrement. Ed è vitale !

En arrivant au colle della Punta Rossa, je recommande de faire une virée vers un petit lac (lago della Punta Rossa) que l’on ne distingue absolument pas du sentier. Normal, il se situe en amont ! Du col, une trace partant au sud-ouest y mène au bout de 120 mètres seulement.

Pour le vif du sujet, j’ai commis une erreur de cheminement. Aucun regret après coup, puisque celle-ci m’a permis de varier un peu les itinéraires de montée et descente.

Arrivé à l’endroit où les laghi di Tormotta sont en vue, c’est-à-dire juste après un rocher pointu sur lequel figure une balise du sentier n°14, je prends tout de suite à gauche en direction de l’ouest. Bien trop tôt ! Il fallait encore descendre d’environ 150 mètres vers les lacs, afin de trouver les premiers cairns.

Du coup, j’arpente un pierrier assez pentu et peu commode, rien d’étonnant à ce que je ne repère ni trace, ni cairns. Prenant rapidement de l’altitude, je me retrouve au sommet d’une barre rocheuse que je longe sans vraiment savoir ce qui m’attend au bout.

De visu, j’évolue trop haut et trop au sud, le torrent à suivre se situe en contrebas de la barre rocheuse. D’ailleurs, un rocher marqué d’une grande croix rouge me rappelle que je ne suis pas sur le bon chemin.

Pas d’autre choix que de continuer, la barre rocheuse est infranchissable et je n’ai aucunement l’envie de faire demi-tour. Finalement, tout cela se termine bien. La barre rocheuse s’amincit à son extrémité et une petite désescalade facile me permet de prendre pied sur le front du glacier d’Arguerey, à partir duquel je me dirige vers le plus grand des lacs, tous issus du retrait du glacier.

Après une pause au bord du lac, je m’interroge sur la suite du parcours. Suivre le torrent ne me tente pas, je préfère créer mon propre cheminement via tous les lacs du secteur (sauf le lac situé le plus en aval, j’y passerai lors de la descente).

Ce n’était certainement pas l’itinéraire le plus simple et le plus court, mais je me suis bien amusé à naviguer de lac en lac dans cet univers minéral.

Puisque je les ai emportés, j’ai mis les crampons entre les altitudes 2850m et 3000m environ. Davantage pour le confort de marche après tous ces cailloux, car il était techniquement possible de parvenir au sommet sans mettre un pied sur la neige.

Au sommet, comme pressenti pendant la montée, la visibilité est nulle sur le versant tarin, limitée vers le massif du Mont-Blanc et assez bonne sur le versant valdôtain.

Sur l’antécime nord, il y a une petite croix métallique avec une citation de l’alpiniste et auteur italien Guido Rey. Je partage ici une autre citation de cet auteur :

« La montagne est faite pour tous, pas seulement pour les alpinistes : pour ceux qui désirent le repos dans le calme, comme pour ceux qui cherchent dans la fatigue un repos encore plus fort. » (dall’introduzione di Alpinismo acrobatico).

Sur le retour, j’ai donc visité le lac situé le plus en aval (aussi le plus éloigné du glacier d’Arguerey) pour rejoindre ensuite le torrent d’Arguerey où j’ai trouvé une sente... puis des cairns !

Dernière modification : 8 août 2017