Tête des Toillies (3175m), voie normale Sortie du 15 juillet 2017

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

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Magnifique sommet du Parc Naturel Régional du Queyras, dont la forme atypique et austère le laisse paraître inaccessible.

Conditions météo

Idéales.

Récit de la sortie

Séjour de 3 jours dans le Queyras amputé d’une unité pour cause de Tour de France amateur le dimanche, finalement, quand même bien négocié.

Pour ce deuxième jour de "rando" enfin, si on peut appeler ça de la randonnée... on va tenter l’ascension un peu mythique de cette magnifique pointe noire sur laquelle je lorgne depuis 2012.

Effectivement, c’est du sommet du Bric de Rubren (3340m) à cette période, que j’avais découvert cette Tête des Toillies grâce aux informations précieuses que m’avait délivrées généreusement... Alain, encore lui !!! merci à lui !

La marche d’approche dans le Vallon de l’Aigue Blanche, pour débuter réellement l’ascension de ce beau sommet, est belle, mais terriblement longue.

Ça en est même fatiguant.

Chargés de notre matériel d’escalade, Mickael (Mick1018), Gégé, M.C et moi-même, évoluons sur un bon rythme sur les 6 premiers kilomètres, pratiquement plats.

Mais diverses curiosités tout au long de ce parcours attirent mon regard :

Je reconnais aisément les Têtes de Longet et de la Cula, gravies il y a deux ans en présence de M.C, mais nous découvrons également la jolie Chapelle de Clausis, la pointe rocheuse du Rouchon, la belle pointe herbeuse des Sagnes Longues ainsi que l’observatoire du Pic de Château-Renard.

Nous passons à côté du Refuge de la Blanche et de son lac, et entamons enfin, une véritable montée : celle du Col de la Noire qui va enfin nous permettre de réduire le dénivelé à avaler de cette ascension.

La face Est des Toillies me fait vraiment penser à la Meyna, en Vallée de l’Ubayette, dont le souvenir est tout frais.

Du col, le Lac de la Noire se dévoile accompagné du massif de Chambeyron et de la Font Sancte.

La sente menant au pied de notre objectif est évidente, et les éboulis désagréables pour atteindre sa paroi ne nous découragent en aucune façon.

Le point "topo" effectué avec Mick et son excellent bouquin d’escalade, déposé soigneusement dans son sac, n’évite pas, malheureusement pas notre erreur d’orientation.

Pas facile de repérer toutes ses voies ! et nous partons vers celle marquée de couleur noire, de difficulté 4B !!!

Mais, ça, nous nous en apercevons après avoir escaladé deux ressauts assez délicats et uniquement lorsque que l’on se retrouve devant une grande dalle inclinée avec très peu d’accroches pour les mains.

Là, je me dis : ouh là !! je ne monte pas par là, moi !!!

Il faut redescendre, et M.C va devoir effectuer sa toute première descente en rappel.

Pas de point d’ancrage, heureusement, la sangle sortie de mon sac, ainsi qu’un solide béquet rocheux nous permet d’inaugurer ceci !

Revenus au pied de la paroi, nous apercevons deux alpinistes un peu plus haut, sur ce que l’on va deviner être la voie normale.

Effectivement, de grosses traces à la peinture rouge, à moitié effacées sont bien présentes sur deux rochers.

C’est par là !

L’escalade en 3A est impressionnante, mais ludique, la suite l’est tout autant, et le dénivelé défile.

La brèche est finalement vite atteinte et le cheminement vers le bastion sommital devient alors évident.

Mes compagnons sont derrière, et Mick assure M.C en légère difficulté, mais elle s’accroche, comme toujours !

Gégé qui ferme la marche, est dans son élément, ne fait pas de bruit, mais sans sourcilier nous rejoint aisément au sommet de cette impressionnante Tête des Toillies

Sa croix sommitale est vraiment très belle, on remerciera jamais assez nos cousins italiens pour cela !

S’en suit un bon pique-nique entre compagnons joyeux, et de nombreuses pauses photo pour immortaliser cet instant magique.

Le panorama est bien sûr sublime, le Mont Aiguillette (3287m), gravi la veille, finit par sortir des nuages et le Mont Viso, comme toujours, domine.

La descente est prudente, mais j’y prend vraiment du plaisir, et les deux rappels qui suivent, s’additionnent à celui de notre erreur de parcours.

Ceci renforce alors logiquement, la toute nouvelle expérience rocheuse de M.C, ainsi que la mienne, pas énormément plus développée.

Un grand sommet gravi = un nouveau grand moment de vie et de montagne !

VIDEO de MICKAEL

[merci à toi pour cette magnifique vidéo, mais également pour ta dextérité sur le rocher ainsi que ton aisance dans le maniement de la corde]

Par Mick1018

Dernière modification : 18 juillet 2017