Le Grand Galibier (3228m), par Plan Lachat et le col de la Ponsonnière Sortie du 14 juillet 2017

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

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Conditions météo

Soleil et juste ce qu’il faut de nuages...

Récit de la sortie

"On n’admire pas assez les nuages, et c’est peut-être pour cela qu’ils voyagent tant : l’indifférence des hommes les rend volages" (Henri Russel)

Et pourtant, quel randonneur ne s’est jamais extasié devant l’ambiance magique créée par leur simple présence ?

Qu’ils soient bancs de brume s’effilochant sur le roc acéré d’une ligne de crête, mer de nuage recouvrant la vallée au lever du soleil, ou lourds cumulus projetant leurs ombres mouvantes sur les alpages, ils rendent le paysage irréel ou vivant, renforcent les contrastes et les reliefs, trompent nos sens...

Par grand beau, le décor est subitement plus lourd, figé, accablant. Je le crie haut et fort : le ciel bleu est l’ennemi du randonneur !

Au départ de Plan Lachat, en ce jour de fête nationale, me voilà donc heureux en observant les masses cotonneuses et aériennes remontant de la vallée pour venir se déchirer sur les parois au dessus de nous.

Nous attaquons la montée vers le Col de la Ponsonnière, le nez en l’air, captivés par la partie de cache-cache endiablée que mènent les nuages avec la pointe des Cerces et le Galibier.

A l’ombre jusqu’ici, la lumière du soleil nous rattrape alors que nous traversons les prairies verdoyantes à proximité du lac des Cerces. Prenant de l’altitude, les nuages volages se font progressivement moins présents.

Arrivés au col de la Ponsonnière, le paysage change brusquement, presque brutalement. En quelques mètres, l’herbe disparait pour laisser la place à la roche nue et sauvage. Nous quittons le plancher des vaches pour celui des bouquetins.

Au fil du sentier, le rocher joue avec les couleurs, passant du gris au noir et du noir au rouge.

A partir du col du Termier, la Reine de l’Oisans fait son apparition. Devenant de plus en plus présente au fil de la montée, flanquée de ses éternels faire-valoir du Râteau et du Pic Gaspard.

Quelques passages "avec les mains", et c’est l’arrivée au sommet. Comme depuis le matin, la montagne - pudique ou aguicheuse ? - ne se dévoile que par bribes.

Nous restons un moment, savourant un pique-nique bien mérité en contemplant le paysage, puis c’est la longue descente vers la vallée, le retour à la foule au bruit et à la chaleur, loin, si loin des nuages.

Dernière modification : 7 août 2017

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