Dôme de Neige des Glaciers (3592m) par l’arête des Lanchettes Sortie du 4 août 2017

Sortie réalisée le 4 août 2017.

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Une belle petite course jamais difficile mais variée qui rassasie les envies de haute montagne.

Conditions météo

Beau temps, chaud.
Beaucoup de vent au sommet.

Récit de la sortie

Avec deux connaissances, on a décidé de se faire une petite course d’alpinisme autour de Bourg-Saint-Maurice. L’un de nous souhaitait faire le Dôme des Glaciers, alors décision prise en quelques minutes pour le lendemain.

Fainéants mais pragmatiques, on décide de prendre la demi-pension à Robert Blanc. On ne se connait pas bien, autant se consacrer uniquement à la course.

Aux Chapieux, il faut prendre une navette (3,5€ l’aller-retour) pour se rendre plus en avant dans la vallée, la circulation y étant interdite. Elle nous dépose à la Ville des Glaciers.

La chaleur écrasante des vallées laisse place à la fraîcheur de l’altitude en montant au refuge, aidée par quelques nuages.

On y retrouve trois annéciens qu’on avait croisés dans la navette avec le même harnachement que nous, du coup on discute un peu et sympathise, ils feront le même itinéraire que nous. Quelques randonneurs faisant le tour du Mont-Blanc complètent le tableau.

Après un excellent repas arrosé d’aquile pour digérer, je zieute la bibliothèque du refuge et regrette de n’y passer qu’une nuit. Je lis un chapitre sur le sauvetage de Desmaison aux Grandes Jorasses, mais il est temps depuis longtemps d’aller dormir.

Le lendemain, au vu des conditions, le choix de la montée se porte sur l’itinéraire classique, c’est à dire qu’il faut prendre un sentier direction Est pour contourner l’arête Sud des Lanchettes, puis remonter par des moraines le flanc de cette arête jusqu’à atteindre une paroi donnant accès à l’arête par le col des Glaciers (quelques spits équipent ce passage, II). L’ascension se déroule bien en compagnie rapprochée des annéciens, présents mais jamais collés.

Une fois sur l’arête, les quelques passages d’escalade sont bienvenus après les moraines. Mais ils ne durent vraiment pas longtemps et déjà l’arête devient une crête d’éboulis.

Plus haut, la neige et la glace font leur apparition. On essaie de les fouler le plus tard possible pour éviter de chausser/déchausser les crampons ou les abîmer dans les éboulis. Quelques passages de glace dure sont négociés avec assurage sur broches.

Arrivés au Dôme, en regardant plus haut on voit une autre bosse, sous l’Aiguille des Glaciers. Dans le doute on poursuit. On est accueillis par un bon vent bien vivifiant, le temps de prendre quelques photos et tout le monde descend par le glacier.

Quelques crevasses contournées ou franchies, tout le monde se retrouve en bas du glacier pour se déséquiper. La suite n’est plus que gradins rocheux faciles puis sentier.

Égoïstement dans notre cordée chacun descend à son rythme. On perd vite de vue l’un de nos membres mais après quelques pauses près des ruisseaux ou pour des photos, au final on n’avait que 20 minutes d’avance. Et pile à temps pour prendre la navette de retour.

C’est une belle course, facile et dans un cadre préservé, je n’ai pas vu passer ces deux jours.

Dernière modification : 14 août 2017