Sortie du 6 août 2017 par aude Lacs Morétan (2055m) et lac de la Colombière (2197m) par les Panissières

Un vallon magnifique et des lacs aux couleurs splendides, à découvrir malgré les 6 km rébarbatifs de piste forestière.

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Conditions météo

Nuageux, brumeux, pluvieux pour l’ascension et se dégageant aux lacs le Jour 1, et temps incroyable le Jour 2 pour le retour.

Récit de la sortie

Yiiiiha ! Enfin les conditions sont réunies pour un bivouac en montagne ! Mon choix se porte sur ce vallon que je ne connais pas, mais dont j’entends parler régulièrement.

Départ tardif, je me gare au Pont de Veyton vers 10h30 / 11h et c’est parti pour la piste forestière la plus longue de ma vie ! Bon, je le savais, mais n’empêche que c’est long ! Le temps est bien couvert, je m’adonne à mon activité favorite dans ces cas-là : la recherche de cailloux en forme de cœur. Youpi, j’en trouverai deux !

Après environ 2h de piste, j’arrive au Plan de l’Ours. J’emprunte le sentier non fléché qui monte assez raide dans la forêt, juste derrière le panneau. Ah ! enfin un joli sentier qui grimpe ! Je me rapproche de la couche nuageuse quand la pluie se met à tomber... heureusement ce n’est pas la grosse pluie mais plutôt une bruine bien épaisse qui va durer un moment.

Un peu plus haut, la vue se dégage un chouilla et je décide de faire une pause pour avaler mon sandwich. Mon sac de 16kg commence à me faire mal aux épaules... Il faut dire que j’ai du mal à voyager léger (je ne pouvais pas me passer de mon livre grand format de plus de 400 pages par exemple, ni du thermos de thé de 750ml en plus des 2L de flotte règlementaires !).

Après le repas je continue et arrive au barrage du Carré, toujours plus ou moins dans les nuages. Et là, je sèche, le "chemin évident" décrit dans le topo est invisible pour moi, je m’engage donc dans une sente plus ou moins marquée le long de l’eau qui va vite s’éteindre... Où aller ? Je suis un petit groupe devant moi qui semble aussi déboussolé, pour retomber sur un chemin, au niveau d’une passerelle. Ouf !
Je vais trouver l’itinéraire au retour, en fait il s’agit des 3 gros blocs de béton qu’on voit à côté du panneau, qui se poursuivent en un sentier, après le passage de quelques blocs de pierre.

Un peu plus haut je trouve avec émerveillement des myrtilles le long du sentier. Miam ! Je suis "obligée" de m’arrêter pour en dévorer pas mal. J’adore quand elles sont pleines de gouttelettes et bien fraîches ! Par contre c’est mes chaussures qui trinquent avec toute cette herbe mouillée, j’ai les pieds trempés !

Je poursuis à l’Aulp du Pont, traverse le torrent et me retrouve bientôt aux abords de la bergerie de Périoule. Je suis toujours dans les nuages et j’entends plus que je ne vois le troupeau. Et puis ce sont les patous que j’entends, et m*** le sentier passe vraiment devant la bergerie et je vais devoir faire un gros détour dans cette brume, super... je sens que je vais me paumer !

Eh bien contre toute attente non, je ne me serai même pas perdue !! Merci au torrent qui a bien délimité l’espace. En gros je l’ai longé un moment jusqu’à ce que le troupeau se trouve derrière moi. Par contre, j’ai flippé à cause des détonations... avec le manque de visibilité j’ai vraiment cru à un coup de feu au début ! J’avoue que j’étais contente de m’éloigner de cette bergerie.

L’arrivée au lac de Morétan inférieur, je l’ai à peine vu venir dans cette brume, j’ai donc filé direct au second ! Pendant les derniers mètres de l’ascension la couche nuageuse commence à se craquer, youpi !

Mais que vois-je en arrivant au lac supérieur (il est 17h) ? Il y a déjà 2 petites tentes plantées ! Mais je ne verrai pas âme qui vive, bizarre...

Les nuages s’en vont petit à petit et je profite de la belle couleur du lac en essayant de faire sécher chaussures et chaussettes. Aïe je me découvre une belle ampoule à chaque talon ! Et j’ai oublié les pansements épais qui vont bien... super zut !

Je profite moyennement de la fin de journée (fatigue + froid lié à la pluie) et m’écroule de sommeil sur mon thriller. Je vais passer une nuit bof bof, me réveillant régulièrement, juste pour regarder les degrés descendre jusqu’à 8°C au plus froid de la nuit. Ayant un duvet confort 6°C j’ai un peu froid et enfile doudoune, bonnet et gants pour dormir !

Le lendemain matin est juste magique et vaut tous ces désagréments. Le lever de soleil sur les sommets... ouah ! et le lac... magnifique ! Seul regret : n’avoir vu aucun chamois.

Je laisse le soleil réchauffer mes chaussures et enfile mes chaussettes de rechange pour ensuite m’aventurer au plus près de cette eau incroyable. Elle est glacée, dommage j’aurai bien fait trempette !

Je traîne car mes chaussures sont toujours mouillées, je me résigne à ne pas faire le crochet par le lac de la Colombière ou alors par le col de Morétan (avec mes ampoules en plus...). J’attends 11h30 d’avoir les pieds au sec pour redescendre tranquillement et profiter du panorama que j’ai loupé à l’aller. Tout est beau : les lacs, le plateau avant la bergerie, la descente en forêt.

Ce vallon est juste magnifique et mérite grandement d’être foulé, malgré la piste forestière interminable !
D’ailleurs j’ai eu la chance de trouver un pêcheur en 4x4 sur le retour ce qui m’a évité de faire les derniers 400 mètres de dénivelé, hé hé !
Mais quel bonheur de se mettre en tongs en arrivant à la voiture !

Dernière modification : 15 août 2017

A propos

Auteur de cette sortie :

Si loin que nous portent nos pas, ils nous ramènent toujours à nous-même. PROVERBE TOUAREG

Randonnée réalisée le 6 août 2017

Publiée le 15 août 2017

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 19 août 2017 à 12h15

    J’espère que tu n’oublieras pas ta superbe photo n° 23 (28 et 30 sont très belles aussi) dans le ’best-of’ d’août !
    Et merci pour le récit très vivant (comme d’hab) et agréable à lire.

  • par Le 19 août 2017 à 12h47

    merci ! :)

  • par marin1Le 12 septembre 2017 à 14h08

    Oui, texte sympa !
    Mais les détonations ne t’ont pas dérangé plus que ça ? C’est le berger qui, pour faire fuir le loup a inventé ce procédé inadmissible de détonations jour et nuit toutes les 4mn. ! Personnellement j’ai porté plainte à la mairie d’Allevard et à la fédération des alpages de l’Isère, mais ça n’a rien changé. C’est un malade ce type !
    Irrespectueux envers la faune qui déserte ce vallon et envers les randonneurs.

  • par Le 12 septembre 2017 à 17h03

    Et ben ça me rajeunit pas ce coin là, à l’époque on pouvait remonter en voiture jusqu’au sous Tire-Queue (et il n’y avait jamais foule, comme quoi c’est pas la sur-fréquentation qui a fait que la piste est interdite. Ca vaut presque le coup d’y monter depuis la Bourgeat Noire par le Col du Vay ou la Crête de Berlanche (superbe la crête de Berlanche).

    Les myrtilles avec tous ces moutons, ça craint pas trop ?

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