Sortie du 12 août 2017 par Bryce38 Les Fiz : col d’Anterne (2257m) col de la Portette (2354m) Tête des Lindars (2560m) le Dérochoir (2246m)

Superbe randonnée de 2 jours et demi avec bivouacs, permettant de faire le tour des Rochers des Fiz par deux montées différentes, voir de nombreuses cascades et lacs, traverser une partie du Désert de Platé et faire le Passage du Dérochoir dans les deux sens. Topo personnel librement adapté de celui-ci : Jour 1 : départ de Plaine Joux, hameau des Ayères des Pierrières, Passage du Dérochoir, refuge de Sales, gorges de Sales, collet d'Anterne, refuge d'Anterne (Alfred Wills), lac d'Anterne. Jour 2 : col d'Anterne, refuge de Moëde-Anterne, lac de Pormenaz, chalets du Souay, Plaine Joux, les Miots, refuge de Platé, col de la Portette, les Laouchets. (en option : Tête de Monthieu, Tête des Lindars, Tête du Colonney par le Col du Colonney en boucle) Jour 3 : Passage du Dérochoir, retour à Plaine Joux.

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Topo de référence

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Conditions météo

Premier jour : temps frais le matin, nuages accrochés sur les sommets, éclaircies l’après-midi, nuit claire. Terrain humide et gras par endroits, dû au déluge des jours précédents.
Deuxième jour : beau temps, températures en hausse, nuit claire.
Troisième jour : beau et chaud. Terrain quasi-sec partout.

Récit de la sortie

Ça faisait un moment que je voulais tenter quelque chose dans le secteur de Sixt (souvenir d’enfance) et du Désert de Platé, mais aucun topo me convenait vraiment alors je m’en suis fait un à la carte ! L’objectif est de faire une boucle en 8 en passant deux fois par le Dérochoir.

Pour cette première étape, la montée par la piste 4x4 est vite avalée car de peu d’intérêt, puis au niveau du hameau des Ayères je bifurque à gauche, délaissant la foule, pour me diriger vers le Passage du Dérochoir. L’ambiance est austère à souhait dans la traversée de pierrier avec les nuages. Arrivé au pied des difficultés, j’attrape une corde fixe à nœuds pour me hisser et enchaîne avec un défilé de barreaux, marches, échelles pour grimper ou traverser les barres rocheuses sur plus de 200m de dénivelé.

L’équipement est bon, même si quelques mains courantes en fer ont souffert de la chute de gros blocs. De là-haut, je peux enfin voir juste en face le sommet du Mont-Blanc qui était jusque-là caché dans les nuages. Après le col, je descends au refuge de Sales pour la pause apéro-repas puis poursuis dans le vallon de Sales, son torrent et ses nombreuses cascades. Le sentier contourne ensuite les Fiz par le Nord et remonte de l’autre côté, direction le refuge d’Anterne (Alfred Wills) et le lac d’Anterne où je fais escale pour la nuit.
C’est un énorme spot à bivouac : pas moins de 25 tentes (dont la mienne) sont installées tout autour, et même en hauteur !
Cela dit l’espace est suffisamment grand pour ne pas se marcher dessus...

Après une nuit un peu fraîche à 2100m (+5°C au plus bas) mais confortablement installé sur mon nouveau matelas ultra-léger et bien au chaud dans le gros duvet, je plie le camp relativement tôt car une grosse journée m’attend. J’étais presque le dernier à arriver hier soir, je suis le 3ème à repartir ! Une courte montée me sépare du col d’Anterne où je discute un moment avec plusieurs randonneurs : un solo qui fait le GR5 intégral, un local qui me donne des idées pour revenir par ici (Tour du Ruan, Mont Buet, etc), un autre avec qui je parle matériel et optimisation de poids, etc. A la descente je fais un détour par le lac de Pormenaz, sans oublier une cueillette de myrtilles au passage, puis rejoins la piste 4x4 par un sentier technique équipé de chaînes, échelles et marches.
L’heure tourne, j’allonge le pas sur la piste facile pour attaquer la remontée de 800m par les Miots dans une sorte de cheminée raide qui se termine par une passerelle métallique. Le Désert de Platé se dévoile et en quelques minutes je suis à la terrasse du refuge de Platé pour le repas du midi un peu en retard (15h30). L’eau est rare dans ce relief karstique, heureusement les gardiens mettent à disposition un jerrycan alimenté par une citerne pour remplir les gourdes.
Echange d’impressions avec mes voisins de table, puis je reprends la marche en direction du col de la Portette, dernière montée pour aujourd’hui.
J’avais prévu initialement un triple bonus Tête du Colonney, Tête des Lindars et Tête de Monthieu mais je manque un peu de temps alors je laisse tomber toutes ces têtes.
Une fois le col atteint, j’aperçois mon objectif de ce soir : les Laouchets, 2 petits lacs qui seront mon lieu de bivouac. L’endroit est beaucoup plus tranquille que la veille : seul un couple a installé sa tente au bord d’un lac, alors je choisis l’autre. Les nuages jouent à cache-cache avec les sommets toute la soirée, puis se dissipent dans la nuit pour laisser apparaître le ciel étoilé.

Dernier jour de ce tour : en une heure j’avale le petit-dej et remballe le matériel, plus vite que mes voisins qui pourtant étaient levés avant moi ! Je remonte légèrement puis entame la traversée d’un énorme éboulis-pierrier de blocs calcaires, avant de rejoindre le sentier qui mène à la crête du Dérochoir. Cette fois emprunté à la descente et par une météo beaucoup plus engageante qu’au départ : il fait beau et chaud. Forcément cela amène plein de gens qui montent et provoquent des bouchons... mais je ne suis pas pressé, je me range et laisse passer. Il y a même des petits gamins qui crapahutent là-dedans sans encordement de leur parent, je trouve ça un peu limite...
Dernière partie : la grosse corde fixe. J’opte pour la technique de descente en rappel sans descendeur, plus rapide et efficace que d’essayer de poser ses pieds sur les marches en métal.
Enfin, je retraverse le pierrier constitué d’énormes blocs cristallins et me retape les quelques km de piste jusqu’à la station de Plaine Joux. Ultime récompense à l’arrivée : un bon restaurant avec vue sur la Pointe de Barmerousse, une bière rousse du Mont-Blanc à la main !

Dernière modification : 18 août 2017

A propos

Auteur de cette sortie :

Grenoblois d'adoption, amoureux de la montagne et des grands espaces depuis une quinzaine d'années et collectionneur de lacs d'altitude. J'apprécie les randonnées à la fois sportives, engagées et insolites (vires du vertige) où il faut mettre les mains, mais aussi les randonnées classiques plus tranquilles. Le but principal étant de se faire plaisir et voir des beaux paysages qui se méritent. Adepte (...)

Randonnée réalisée le 12 août 2017

Publiée le 18 août 2017

(Avertissements et Droits d'auteur)

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