Pointe de la Saume (3043m) par le Pas du Curé Sortie du 14 août 2017

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Traversée de la pointe de la Saume par le pas du Curé et les crêtes de la Saume et de la Mourière.

Conditions météo

Beau, nuages grossissant au fil de la journée.

Récit de la sortie

La pointe de la Saume, je l’avais déjà repéré lors de ma toute première visite dans ce secteur. C’était en 2014. Avec un ami, nous cherchions à faire un 3000 et ce fût la Mortice qui avait été finalement au rendez-vous, mon premier 3000 de l’arc alpin.

De retour à Ceillac pour deux jours, je la prévois bien évidemment, c’est un sommet phare du coin. La veille, j’ai réalisé l’ascension épique du Rocher de l’Eissassa. Aujourd’hui, c’est au tour de cette fameuse pointe de la Saume.

Départ à l’aube du pied du Mélezet, je remonte le sentier dans la forêt, une belle approche le long du torrent. Je poursuis jusqu’au lac Miroir, une visite à ne pas louper. Pas mal de tentes autour du lac, tout le monde dort. Je profite seul des premières lumières sur les immenses parois dolomitiques des crêtes. Les reflets sur le lac sont d’autant plus resplendissants.

Je coupe en longeant le ruisseau de la Pisse en cherchant un endroit facile pour le traverser. Le terrain est bourbeux, je manque presque de m’enfoncer complètement le pied ! Je rejoins tout de même le sentier du pas du Curé que je remonte dans un décor des plus splendides. Parterre parsemé de rocailles et de mélèzes sur fond de falaises dolomitiques avec ce grand ciel bleu dans sa teinte éclatante matinale.

Le pas du Curé se confirme. La montée se raidit de plus en plus mais le cheminement est facilité par une sente très bien marquée. Je prends vite de la hauteur et arrive sans difficultés en haut du pas. Descente de l’autre côté, je guette la moindre sente partant dans le raide versant sud de la pointe de la Saume. J’en repère une en face du talweg et la gagne au prix d’une petite descente. La trace est la bienvenue dans ce gros pierrier. Je contourne la barre rocheuse et attaque dans le raide. Encore des éboulis où il faut s’arracher violemment ! Je finis par tirer en ascendance carrément sur la gauche pour rejoindre la crête au plus vite afin de la remonter vers le sommet.

Une pancarte de la mairie de Ceillac, au pied du final, déconseille vivement la montée sur la crête sommitale depuis l’éboulement en face ouest. Je ne m’arrête pas là pour autant et poursuis jusqu’au sommet. La surprise panoramique est d’apercevoir, entre le Mourre Froid et la tête de Vautisse, le Grand Ferrand... La maison !!!

Bonne pause, puis retour par les crêtes. Je rencontre au début de ma descente un randonneur, nous discutons un peu, il effectue la boucle à l’inverse. Plus loin, le sentier descend en lacets pour contourner un ressaut, trop bas à mon gôut. Je longe donc le ressaut directement à son pied et en franchis un autre par une courte grimpette et gagne la crête de la Mourière. Je croise un berger et son troupeau une fois les pelouses retrouvées. Le final de la crête s’effectue jusqu’au ressaut. Je plonge alors sur la gauche pour rejoindre le sentier du GR.

Petite visite au belvédère de la Mourière et sa vue plongeante sur Ceillac. S’ensuit de la descente dans la forêt jusqu’au village. Mais ce n’est pas encore fini ! Il me faut rejoindre le pied du Mélezet, mon point de départ. Cette partie se déroule sur une piste le long d’un parcours sportif. Assez d’efforts pour aujourd’hui pour en rajouter ! Plus loin, c’est encore quelques mètres de dénivelé à encaisser sur un sentier contournant le deuxième camping avant l’arrivée au parking. Et pour conclure cette belle traversée, retour sur Ceillac avec une bonne mousse !

Dernière modification : 19 août 2017