La Dent Parrachée (3697m) Sortie du 5 septembre 2017

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Conditions météo

Météo exceptionnelle, bien froid le matin mais peu de vent.
Les chutes de neige des jours précédents ont provoqué le gel des éboulis sous le col et du givre sur les parties ombragées de l’arête.

Récit de la sortie

Voilà un bon moment qu’elle me tentait cette Dent... Et voilà un bon moment aussi que je me disais qu’il fallait quand même que je poste une sortie sur ce site dont je me suis si souvent servi pour mes escapades...
C’est désormais chose faite !!

La météo annonçait la plus belle journée de la semaine, qui faisait suite à une perturbation qui avait blanchi les hauts sommets. Après avoir fait un repérage à la mi-août à partir de la Pointe de l’Échelle, je me suis dit qu’il était temps de tenter cette belle ascension.

Après une fraîche nuit sur le parking du Plan d’Amont, je suis parti à 6h à la frontale en direction du refuge de la Fournache. Sans passer par le refuge de la Dent Parrachée, je suis directement monté à gauche du Grand Châtelard pour rejoindre le bas du col de la Dent Parrachée.

Aux pieds de l’éboulis, tout était gelé et le sol dur comme du bois... C’est donc avec les crampons que j’ai effectué le reste de l’ascension. Les quelques névés ont bien aidé la progression jusqu’au col qui était moins pénible que ce que j’avais imaginé (bien moins pire que l’éboulis des Aiguilles du Chambeyron !).

Une fois au col, j’ai pu constater que l’arête, bien que toute givrée, était bien déneigée.
C’est donc prudemment mais sans grande difficulté que j’ai pu suivre l’astucieux cheminement jusqu’à la pointe de la Fournache.

Une fois sur ce sommet, c’est avec bonheur que je me suis laissé porter jusqu’à la Dent Parrachée que j’ai rejoint vers 9h45.

Que dire du sentiment ressenti là haut... Absolument seul sur cette montagne, avec une vue dégagée comme il n’en arrive que rarement, j’étais vraiment euphorique !
Le soleil commençant à réchauffer l’atmosphère, je suis resté 1h30 au sommet à photographier et contempler l’extraordinaire panorama.
Outre les sommets voisins, on pouvait observer le Mercantour (Marguareis, Argentera, Clapier), le Haut Verdon (Pelat, Cimet, Séolane, Estrop), mais aussi le Queyras, Belledonne, Jura, Cervin, .... Incroyable !

La redescente put se faire sans crampons, le soleil ayant fait son œuvre sur les plaques de givre et les éboulis gelés !

Après un pique nique au pied du col, la fin de la descente était bucolique une fois revenu dans les prés aux couleurs automnales.

J’ai pu observer une fois en bas les rotations d’un hélico montant du matériel pour l’extension du refuge de la Dent Parrachée ; assez impressionnant !

C’est surement une de mes plus belles ascensions de l’été, après le Brec et l’Aiguille du Chambeyron, le Dôme des Écrins, le Pelvas par les arêtes, Fort Carra, le bivouac au Pelat et tant d’autres !!!

PS : J’ai remonté sommairement la croix écroulée du sommet. Ce sera une occasion d’y retourner pour la remplacer !

Dernière modification : 11 septembre 2017