Le Grand Veymont (2341m) "par le Pas de la Ville, le Pas du Fouillet et la Crête des Alleyrons"

Sortie du dimanche 8 juin 2014

Auteur : - [ On pense avec les pieds ]

Randonnée effectuée en 2 jours avec bivouac au sommet, et augmentée d'un petit détour au-dessus du Pas des Bachassons vers Peyre Rouge et Montevilla.

  • Difficulté :

    Difficile

  • Dénivelé :

    1728 mètres

  • Durée :

    1 jour

Descriptif de la sortie

Me voici donc à Gresse-en-Vercors, avec en tête de passer la nuit sur les Hauts-Plateaux.

Direction le Pas de la Ville, peu avant 16h. Enfin, c’est vite dit, la tête ailleurs (nulle part), je ne pense pas à regarder la carte, ni même les balisages. Je prends une piste, comme ça, allez... Je ne pense pas. J’arrive à un barrage, monte en quelques lacets un peu au-dessus, et c’est au bout de 30 minutes de marche que j’ai enfin la lucidité de me demander si je suis sur le bon chemin. Tiens, aucun balisage. Tiens, le barrage en question n’est pas du tout sur l’itinéraire du Pas de la Ville. "Petit" moment d’agacement, et je m’inflige des flagellations urticantes en coupant un pré pour rejoindre le bon chemin.

Pas facile ! M’enfin, en sortant de la forêt, je trouve très vite des bouquetins qui me distraient, des névés qui me permettent d’improviser une calotte glaciaire pour me rafraîchir les idées, et le paysage de montée est magnifique. Malgré toutes ces difficultés, je parviens au Pas de la Ville à 17h30.

Longue pause avec une étagne très tranquille, qui semble avoir la même intention que moi, de repos au Pas de la Ville. On cohabitera très bien. Puis, c’est la montée au Veymont. Elle est plus facile, je veux dire moins vertigineuse que je ne le pensais. Et cette montée est magnifique, très variée, jusqu’à la vue sur les falaises du Veymont. Là, c’est une longue traversée finale dans des pentes herbeuses, dont on a l’impression de ne pas voir la fin.

Mais, à 18h20, quand j’arrive au sommet, c’est même assez émouvant. Il n’y a plus personne au sommet. Et un abri a l’air très approprié pour y dormir. Ma première idée était de redescendre dès ce soir vers la prairie des Aiguillettes, je change d’avis. Légèrement en contrebas, nichant apparemment dans les falaises, des oiseaux à ailes blanches... des niverolles alpines ? je ne sais pas...

D’autres randonneurs arrivent cependant, dont un couple qui n’a pas de tente et à qui je laisse l’abri. Avec leur aide, nous rafistolons un abri plus modeste, et je pense que ce sera bien suffisant et que le vent va tomber : erreur ! Repas, coucher de soleil. Mais le vent redouble, et va s’avérer insupportable toute la nuit, jouant dans les voiles de la tente. Si j’avais su, j’en aurais empilées, des pierres ! Résultat : je ne dors pas beaucoup.

Vers 5h, je me dis qu’il faudra un courage surhumain pour sortir 1/ du duvet et 2/ de la tente, tant ça souffle ! M’enfin, après 5h30, j’y parviens. Et chacun d’attendre l’apparition du Soleil. Ravissement multi-coloré qui fait vite oublier la nuit presque blanche !

Tente remballée, sac refait, descente entamée. Les beaux lacets de descente sont vite avalés. Dans la prairie, de nombreuses tentes, abritées, elles, du vent... Mais sans doute pas le même lever de Soleil... J’hésite à monter au Petit Veymont... Une prochaine fois.

Crête des Rochers du Prayet, avec marmottes et bouquetins. Arrivée au Pas des Bachassons. Et je me dirige vers le sommet de Peyre Rouge, avec retour par le sommet de Montevilla, avant d’entamer la descente. Belle alternance de pelouses et chaos rocheux. Belles vues, aussi, sur les plateaux. Bouquetins un peu partout.

De retour au Pas des Bachassons, il est temps de penser à la descente. Du coup, je ne remonte pas pour faire le Pas du Fouillet, une prochaine fois, aussi. Un comité d’adieu me surplombe. Des névés plats occupent le pas, et un plus inquiétant pont de neige (encore bien solide cependant) au-dessus du ruisseau. Ensuite, descente dans la caillasse, et aujourd’hui, les randonneurs croisés montent...

La forêt est la bienvenue... j’estime qu’elle pourrait abriter des sabots de Vénus, et c’est le cas ! très régulièrement, quelques pieds, magnifiques.

Pour le retour vers Gresse-en-Vercors, le parcours est alors une succession interminable de ravins à traverser, séparés par des sous-bois agréables. Jusqu’à une improbable sculpture naturelle...

Puis, c’est le côté interminable qui prend le dessus. J’en ai plein les pattes et surtout le dos. Mes épaules ne supportent plus le sac alourdi du matériel de bivouac. J’avance difficilement, et j’hésite entre la "Baraque du Veymont" et la crête du Brisou, que je choisis finalement. Je la gagne à bout de force. Pique-nique réparateur, et descente la crête des Alleyrons qui ramène au point de départ. Ouf !

Météo

Beau et chaud. Un vent à décorner les bouquetins la nuit au sommet du Veymont.

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Commentaires

  • par le 16 juin 2014 à 15h35

    Magnifique !

  • par le 16 juin 2014 à 17h30

    Carrément... merci pour tous les topos ! qui donnent envie d’y aller.

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