Tour des Rochers de Leschaux (1936m)

Sortie du mercredi 30 décembre 2015

Auteur : - [ On pense avec les pieds ]

Une agréable boucle aux pieds de l'imposant Bargy, dans le relief chaotique de ces Rochers. Les surprises étaient au rendez-vous : le Gypaète, l'Aigle, le Grand Corbeau.

  • Difficulté :

    Moyenne

  • Dénivelé :

    430 mètres

  • Durée :

    1 jour

Descriptif de la sortie

La dernière de l’année ! Au départ, je pensais disposer de deux journées complètes et avais prévu de me poser au Petit-Bornand pour faire les Rochers de Leschaux, et, le lendemain, monter à Roche Parnal et Sous-Dîne par une autre voie que celle empruntée d’habitude. La météo de la veille, maussade, me pousse à réduire ce programme à la seule visite à Leschaux, en partant, du coup, du Plateau de Solaison.

Je m’y rends la nuit tombée, prudemment car il y a un peu de verglas sur la route qui y monte. Une chouette ! une chouette dans mes phares... Hulotte ? A l’arrivée, les nuages commencent à se disperser et laissent place aux étoiles. Le temps sera beau !

Réveil un peu trop matinal, il fait encore nuit noire... Je patiente tranquillement, et prend finalement le départ à 8h. Tergiversations sur le sens dans lequel prendre la boucle. Allez, je monte finalement par la grotte de la glacière. Le parcours débute par une traversée forestière sur un petit chemin tracé parmi les racines, très glissantes avec le gel.

Un hurlement ? Un hurlement ! Hurlements !... Une bête hurle non loin de moi. Des pas dans la forêt... craquements... cris et chuchotements ! Les hurlements s’interrompent. Et reprennent, plus loin, plus bas. Je ne sais trop quoi en penser. Un animal blessé. Un chien ou un loup ? Incessants ils deviennent, ces hurlements... "Il va la fermer sa grande gueule !" Blague à part, je quitte le sentier en profitant d’une pente moussue facile à dégringoler. Je me rapproche. Tant et si bien que j’entends maintenant, en plus de l’animal, un homo sapiens, qui semble parler à son chien. Je me retrouve sur une corniche et ne voit pas très bien comment poursuivre la descente. Tant pis ! Je remonte. Je ne saurai le fin mot de l’histoire.

On se croirait maintenant un petit peu en Chartreuse. On pense aussi avec les mains en montant au-dessus de la Grotte de la Glacière, jusqu’à atteindre le plateau de Cenise. Le massif du Bargy est là, magistral ! Une petite pensée pour les bouquetins du massif, honteusement décimés. Quelques pérégrinations à travers le plateau, et je reprends la route vers le sommet des Rochers de Leschaux. Ascension dans un paysage assez chaotique.

Forte suspicion de Grand Tétras, dérangé par mes soins, alors qu’il se reposait sous un pin, et que je passais par là. Y en a-t-il par ici ? Vol assez caractéristique, quand même, et attitude un peu balourde pour un volatile. Si c’est bien le cas, c’est la première fois que j’en croise un !

Le sommet n’est plus très loin, la Croix le matérialisant se montre alors. Étrange d’ailleurs, ce besoin matérialiste et spiritualiste tout à la fois, en y repensant. Il est 10h40. La montée a été très tranquille et agréable. Un léger vent frais, mais je suis équipé. Je peux envisager de rester là, au Soleil, un bon moment.

Contemplation ! Magnifique mer de nuages sur le Genevois. Le Salève émerge, le Vuache à peine à peine. Au loin, le Reculet et le Crêt de la Neige font les malins, mais pas la suite. Au Sud, le Meije et le Râteau se montrent. Et, juste en face, par-delà le Petit-Bornand recouvert de la mer de nuages, Sur-Cou, Roche Parnal et Sous-Dîne que j’aime tant. Et puis, contre les falaises ouest, sur une petite vire, un bouquetin se balade (identifié seulement au zoom numérique, en plus du zoom optique).

Trois trailers arrivent. Ils repartiront bientôt. Deux randonneurs (V. et C.) complètent le tableau. A peine les trailers repartis, nous ne sommes donc plus que trois au sommet, à regarder vers le Jura quand une ombre apparaît à nos pieds dans la neige. Interrobang !?... dans ma tête... on la lève... rasés par un Barbu !

Un gypaète ! un gypaète barbu !... nous survole, 5-10 mètres au-dessus de nous. Reconnaissable immédiatement... Rah ! je n’en avais jamais vu. Il est magnifique. Grande émotion. Très facilement, trop facilement, il profite de son envergure pour partir, loin loin loin, sans le moindre effort. Il disparaît derrière la falaise. Je savais qu’un couple (Balthazar et Assignat) nichait sur l’autre versant du Bargy. Je l’avais dans un petit coin de la tête, mais de là à imaginer ça... Il va revenir, c’est sûr. Pourtant, durant ces longues minutes d’attente, je me demande comment il va pouvoir remonter étant donné que le courant qu’il a pris à l’aller le faisait descendre.

Mais le gypaète a trouvé la solution bien avant moi. Je le revois ! il revient, en longeant les falaises ensoleillées, qui lui permettent donc de reprendre de la hauteur. Qu’il est beau. Il revient vers nous. Il va nous passer devant ! là à 5 mètres, au bord de la falaise. Quelle observation exceptionnelle ! Le vautour-aigle ! Le Grand Maître des airs. Nous n’avons pas de condor, mais le Gypaète !

Nous sommes encore à notre joie quand il semble basculer sur l’autre versant du Bargy. Plus tard, je crois le revoir. Non ! c’est un aigle ! un Aigle Royal ! qui tournoie dans le ciel, au-dessus de nous. Incroyable ! Quelle chance...

Mes deux compagnons d’ornithologie finiront par redescendre. Je veux me laisser encore une chance d’observation. Je reste un peu. Il est vite 12h. Je mange. Et voilà qui semble attirer Maître Corbeau et les chocards. Et un corbeau, en particulier, fait le pitre pour manger une chips ! Petite séance photo pour la Complète !

Je songe, enfin, à redescendre, bouclant la boucle par une descente chaotique, et assez verglacée, qui exige la plus grande concentration pour ne pas se briser un os, ce qui arrangerait certes le Gypaète. Et revoilà le plateau de Solaison. En descendant vers Brison, la mer de nuages se révèle. Ahurissant de constater la différence entre un si beau temps là-haut, et la purée de pois détestable dans la vallée.

Météo

Grand beau temps au-dessus de la mer de nuages qui sévissait dans la vallée. Une petite couche de neige à partir du plateau de Cenise, neige largement verglacée dans la faille de descente, exigeant prudence et concentration.

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