Pour imprimer ce topo, utilisez la fonction d'impression de votre navigateur, ou cliquez sur .

Bishorn (4153m)

Auteur : Benoît 74
Source : https://www.altituderando.com/Bishorn-4153m

Le Bishorn est un l'un des 82 "4000" des Alpes. Son ascension est relativement aisée mais nécessite toutefois d'être bien acclimaté et suffisamment entraîné afin de prendre le plus de plaisir possible. Il présente la particularité d'être environné de certains des plus beaux sommets des Alpes (Weisshorn, Obergabelhorn, Zinalrothorn...) ce qui en fait une course somptueuse.

Accès

Le départ de cette course se fait de Zinal (1650m). On y accède par la vallée du Rhône : Martigny puis Sierre et enfin Zinal. Dans le village, se garer près du camping. Il ne reste plus qu’à suivre les panneaux et les marques blanche-rouge-blanche jusqu’à la cabane de Tracuit.

Itinéraire

Matériel

Difficulté

Le Bishorn

Premier jour

Le premier jour permet une bonne mise en jambes puisqu’il faut avaler 1600m de dénivelé pour atteindre le refuge. Il ne faut donc pas partir trop tard car le repas au refuge est servi à 18h.

La première partie de la montée se fait en sous-bois, que l’on quitte environ vers 2000m après avoir passé le torrent de Tracuit. Dès lors, on voit la vallée s’éloigner en prenant de l’altitude progressivement grâce à de grands lacets. La pente se fait un peu plus forte. Après avoir passé la cascade (qui est visible depuis le bas du parcours), la montée est légèrement moins raide et continue sur un sentier dégagé. Il n’y a d’ailleurs qu’un seul chemin, on ne peut pas se tromper.

Le chemin passe ensuite à proximité de ruines d’un racart où l’on peut éventuellement s’arrêter pour la pause de midi.

La fin de la première étape est marquée par une traversée de moraine assez longue où il faut toujours suivre les marques blanche-rouge-blanche. Un petit passage à l’aide d’une chaine métallique permet d’atteindre l’arête du col entre les Vals d’Anniviers et de Turtmann, où se trouve le refuge (3256m).

Le paysage est véritablement somptueux avec le Bishorn, le Weisshorn, le Zinalrothorn, la Dent Blanche et le Val d’Anniviers.

Le refuge de Tracuit est tenu par le Club Alpin Suisse (section de Chaussy). L’accueil y est correct tout comme le repas. Il faut compter environ 40 € pour la demie pension (repas du soir lors de notre sortie : soupe, poulet aux ananas, salade de fruits). Vous pouvez également y prendre des sandwichs pour le lendemain. Attention, comme dans de nombreux refuges suisses, l’eau est payante (environ 8 € la bouteille).

Le refuge qui est une belle cabane en pierre typique des Alpes suisses devrait être remplacé par un édifice moderne plus grand (début des travaux en juin 2012) afin d’accueillir les alpinistes dans de meilleures conditions.

La montrée jusqu’au refuge peut très bien constituer un but de randonnée (avec éventuellement une nuit à la cabane pour s’immerger dans le milieu de la haute-montagne).

Deuxième jour

Les gardiens vous réveillent à 5h (ou 2h si vous partez pour le Weisshorn). Après un solide petit déjeuner, l’ascension du Bishorn peut commencer.

De la cabane, monter à la croix (moins de 100m à l’est), puis traverser le glacier de Turtmann vers l’est jusqu’à un premier col ou, prendre pied sur le glacier tout de suite à proximité de la cabane.

Le plus souvent, il suffit juste de suivre la trace et les cordées. Il faut dans un premier temps se frayer un chemin parmi les crevasses, le glacier pouvant être très ouvert en fonction de la saison.

Puis progressivement la pente s’incline plus fortement jusqu’à la selle entre les 2 sommets du Bishorn.

Il faut enfin se diriger vers le sommet de droite et monter la dernière pente de neige relativement forte (35-40°) pour atteindre le sommet après avoir passé une grande crevasse.

Ensuite, le retour se fait par le même chemin. La descente n’est pas des plus évidente, car il s’agit de redescendre d’une traite les 2500m montés en deux jours. A la base du glacier, le bruit sourd d’une importante chute de séracs suivie du ballet d’un hélicoptère de la sécurité civile suisse en préventif nous rappela aux dangers du milieu de la haute-montagne...

Conditions d’ascension

Idéales, avec un beau soleil durant les deux jours, permettant de bénéficier au mieux des sublimes paysages environnants, mais tout en ayant une température pas trop chaude évitant une transformation trop rapide de la neige le deuxième jour.

Avertissement : En montagne, chacun est responsable de sa sécurité. Les randonnées se font par conséquent sous votre propre responsabilité. L'auteur de ce topo, le site duquel il est issu ainsi que leurs différents contributeurs ne peuvent pas garantir l’exactitude ni l'exhaustivité des indications qui y sont contenues. Ces renseignements ne peuvent en aucun cas engager leurs responsabilités de quelque manière que ce soit. [Voir : www.altituderando.com/Avertissements]