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Grande Tête de l’Obiou (2789m) par le Rattier, l’Arête Nord du Bonnet de l’Évêque, le Malpasset puis en boucle par le Vallon de Casse Rouge

Auteur : michel
Source : https://www.altituderando.com/Grande-Tete-de-l-Obiou-2789m-par-le-Rattier-l-Arete-Nord-du-Bonnet-de-l-Eveque

Les esprits aventureux aimeront la route : longue et sinueuse, au plus près des falaises, dans l’ombre des parois, sur des crêtes exiguës et sauvages... Ils apprécieront la silhouette de l’Obiou, seront ébahis par l’immensité de sa présentation.

Accès

De Mens, prendre à droite au centre du village, la direction de St-Baudille-et-Pipet Tréminis, par la D.66 puis la D.216 et 216b jusqu’à Longueville.

Continuer après les Brachons sur piste bétonnée, et se garer après un réservoir à l’altitude de 1142m.

Les infos essentielles

Précisions sur la difficulté

Escapade de grande envergure où l’engagement est parfois similaire à une course d’alpinisme. L’itinéraire demande une bonne capacité d’évaluation du terrain.

Le casque et la corde peuvent être utiles.
La cotation "alpinisme" est un garde-fou et les randonneurs les plus aguerris trouveront une belle occasion de s’exprimer.

Les passages techniques :

Itinéraire

Nota : Il est possible de réduire la dénivelée en partant des alpages de Brachilliane. (de la piste au point 1563m si la barrière est ouverte), D+ environ 2000m.

La longue crête menant au Rattier

L’itinéraire d’accès au Rattier est identique à celui décrit par un arpenteur invétéré du Dévoluy.

Voici le lien avec le beau topo de Valverco (Patrice) : Rattier (2474m) par le Sentier de l’Hirondelle et Rochassac.

L’Arête Nord du Bonnet de l’Évêque

« Deux routes s’offraient à moi, et là j’ai suivi celle où on n’allait pas, et j’ai compris toute la différence . » Robert Frost

Descendre sur le Col du Rattier (2373m) en suivant une crête rocailleuse. C’est d’ici que commence la boucle !

S’élever sur le fil d’une crête que l’on quitte lorsque la progression devient délicate. Traverser en contrebas de l’arête, sur un versant ouest faiblement végétalisé.

Atteindre une grande brèche qui balafre la façade ouest. En regardant attentivement, on aperçoit un cairn juste en face !

Cette fois ci, c’est sur le versant est que la voie trouve sa continuité. Après une courte descente, on se retrouve devant un mur vertical qu’il faut franchir en s’aidant de prises convaincantes (II).

Poursuivre sur le versant ponant dans une ambiance plus que jamais alpine.

À hauteur d’un campanile qui se détache du relief, on bute sur un bastion rocheux abrupt. Éviter un assaut frontal en escaladant de préférence son flanc droit.

Progresser par une succession de vires et de ressauts (II exposés). La pente en dévers est très raide et le cheminement requiert de la vigilance.

Plus haut, on retrouve le faîte de la crête. Atteindre la petite éminence rocheuse du Bonnet de l’Évêque (2663m).

Magnifique crête recouverte d’un empilement de roches disloquées. J’avais quitté la plénitude de ce sommet en octobre 2013. Je venais de gravir l’éperon sud de la Cavale, remettant à plus tard, et non sans regret, le franchissement du Malpasset.

Du Malpasset à l’Obiou

En se rapprochant du Malpasset, la crête devient de plus en plus étroite. Large de quelques dizaines de centimètres par endroits !

Le terrain est très délité et la prégnance du vide incite à la prudence.

Quelques ressauts (II) à franchir le long d’une arête vertigineuse. Puis le fameux mur se présente. Haut de 3 à 4 mètres (III), pas si difficile mais quelle ambiance !

Sous le sommet, une petite plateforme permet un assurage plus confortable (équipé spit).

Dans la continuité, atteindre le sommet du Malpasset sans problème (2701m). Poursuivre par une courte descente en rejoignant la voie normale de l’Obiou.

Après une ultime grimpette, gagner le sommet de l’Obiou (2789m).

Le trajet retour étant assez long, mon unique pause sera de courte durée.

Descente par la voie normale de l’Obiou

Un autre montagnard, fin connaisseur du Dévoluy, a déjà décrit ce bel itinéraire : Grande Tête de l’Obiou (2789m), par la voie normale de la Vire de la Cravate

Descendre environ 1/3 du trajet retour de la voie normale :

Redescendre par l’itinéraire emprunté depuis la jonction avec la voie normale. Laisser la bosse du Malpasset sur la droite en s’orientant à l’est. Traverser la corniche supérieure, s’ensuit une courte grimpette puis les dalles lisses en cascade.

Atteindre un col vers 2464m. Descendre dans le couloir pierreux et ses fameux gradins.

Vers le Vallon de Casse Rouge

Un peu avant le point coté 2059m, bifurquer à gauche (ouest) en abandonnant la voie normale.

Traverser une combe en direction du Pré Perdu. Une trace ténue bute sur un à-pic rocheux/herbeux. Impressionnant d’en bas, mais finalement assez facile à escalader.

La bosse finit par s’aplanir et le Vallon de Casse Rouge se dévoile. D’en face, du sommet du Rattier, l’à-pic rocheux semblait infranchissable !

Descendre prudemment la paroi escarpée en se guidant sur les cairns.

Remonter le Vallon de Casse Rouge par une pente assez douce à son début puis se redressant peu à peu.

Pas de répit :

Boucler ce périple par une pente raide, c’est un tapis roulant pierreux qu’on ne peut grimper à l’économie !

Atteindre le Col du Rattier.

Malgré une dénivelée importante, il faudra ajouter une centaine de mètres au compteur en repassant par le sommet du Rattier.

Retour par l’arête du Rattier et l’itinéraire suivi à la montée.

Avertissement : En montagne, chacun est responsable de sa sécurité. Les randonnées se font par conséquent sous votre propre responsabilité. L'auteur de ce topo, le site duquel il est issu ainsi que leurs différents contributeurs ne peuvent pas garantir l’exactitude ni l'exhaustivité des indications qui y sont contenues. Ces renseignements ne peuvent en aucun cas engager leurs responsabilités de quelque manière que ce soit. [Voir : www.altituderando.com/Avertissements]