Recherche co-équipier pour l’ascension du Mont Blanc !

DUBOQUET Le 26 mars 2015 à 12h23

Salut à tous !

Je me présente, Cécile, 25 ans aimant la marche et particulièrement les rando de nuit ! Je dispose d’une formation militaire. Je pratique avec excès la course à pied et je cherche un co-équipier ou plusieurs afin réaliser un projet : l’ascension du Mont Blanc par voie Normale ou une randonnée glacière tout autour. Cette aventure sera un moyen de gagner en technicité car je suis débutante. Je recherche une personne avec de l’expérience et qui aime partager !
Ne disposant pas de vacances en juillet et en août, je suis disponible en avril, mai et juin et septembre.
L’ascension du Mont Blanc se fera avec un guide à moins que vous disposiez de l’expérience suffisante afin d’assurer une progression et une ascension sans danger.
Si vous êtes partant et vous souhaitez en discuter, n’hésitez pas à me joindre ! Je peux également rejoindre un groupe !

Sportivement,

Cécile

Réponses

  • par Le 28 mars 2015 à 08h12

    Pourquoi toujours le Mont Blanc ? pour retrouver l’ambiance du métro ? il y a monde fou ! ce qui peut rendre la courser dangereuse et désagréable, et en + ça coûte bonbon. EN juin c’est à faire à ski. En septembre l’arête des bosses peut être en glace ce qui rend encore plus compliqué les croisements sur 40 cm de large.
    Si tu veux mon avis... il y a bien des sommets plus sympas à faire que ce "pèlerinage à la queue leu leu"

  • par Le 28 mars 2015 à 13h01

    Bonjour Cécile,

    Je suis assez d’accord avec Paul. Le Mont Blanc fascine et attire, c’est vrai, mais il y a un monde tel que la course en devient insupportable (je précise que je ne l’ai pas encore faite, mais à lire les divers récits...).

    Quitte à le faire, autant le faire hors-saison, mais bien sûr c’est beaucoup plus compliqué ; ou bien choisir la voie italienne, plus sauvage, moins fréquentée, mais encore une fois plus difficile.

    Donc ça nécessite de l’expérience, expérience qui peut être acquise en faisant d’autres sommets effectivement bien plus sympa que la voie normale du Mont Blanc. Surtout si tu es débutante ! Essaye de prendre de l’expérience sur des sommets plus confidentiels, où tu pourras prendre ton temps (parce qu’au Mont-Blanc, sur le Goûter, le temps tu ne l’as pas quand tu es à la queue-leu-leu...).

    Pour la rando glacière je conseille les Écrins, c’est très sauvage et bien moins fréquenté que le secteur du Mont Blanc.

    Bonnes balades !

  • par DUBOQUETLe 30 mars 2015 à 09h55

    Bonjour à vous deux,

    Je vous remercie pour vos réponses. Le Mont Blanc n’est pas une fin en soi et je désire prendre mon temps pour profiter. Je souhaite simplement gagner en expérience et je ne peux le faire seule. Avez-vous des randos de prévues ?
    En vous remerciant,

    Cécile

  • par Le 30 mars 2015 à 17h56

    tu crèches où Cécile ?

  • par Le 30 mars 2015 à 18h48

    De mon côté je fais tenter la Barre des Écrins cet été (je n’ai pas encore calé la date exacte avec mon guide), et je vais potentiellement tenter le Bishorn en Suisse avec mon club (je suis membre du DAV, le club alpin allemand).

    À quel point es-tu débutante ? Car pour l’instant je n’ai pas encore de partenaire de cordée pour la Barre, donc si jamais... ;)

  • par DUBOQUETLe 31 mars 2015 à 09h47

    Je suis sur Reims (51) mais avec une voiture on va partout !

    Concenant mon niveau je suis vraiment débutante. Les randos effectuées n’ont jamais été sur glace. Et je fais des "Via Ferrata" niveau moyen.

  • par Le 31 mars 2015 à 20h27

    Ah les jeunes, vous voulez vraiment tout, tout de suite !
    La montagne cela s’apprend. On ne débute pas par le Mont Blanc.
    Bien sûr, on peut le faire avec un guide.
    Mais sans connaitre le B.a.-ba, les mouvements des glaciers, ce qu’est une crevasse, une rimaye, les cycles de gel, dégel, regel, et les dangers qui en découlent en faisant confiance au guide, sans vous connaître, vous, en haute altitude (je suis monté au refuge du Goûter avec un marathonien entraîné qui m’a demandé : "laisse-moi mourir ici" !) où sera le plaisir ?
    Le Mont Blanc ou un autre 4000, c’est autre chose, c’est le couronnement d’un apprentissage.
    Beaucoup se disent : "je n’y connais rien, j’y vais quand même et si cela ne va pas, j’appelle un hélico avec mon portable." Par courtoisie, je ne dirais pas ce que je pense de cette attitude.
    Mais on peut facilement deviner.

  • par Le 31 mars 2015 à 21h07
  • par Le 31 mars 2015 à 21h08

    J’espère, je prie, pour que le "beaucoup" ne soit pas si majoritaire que tu le dis Alain, car je trouve ça d’un égoïsme et d’un manque de respect pour la montagne assez effrayant...

    Cécile, tu pourras trouver déjà sur ce site quelques randonnées glaciaires d’initiation, et le meilleur conseil que je puisse te donner est de contacter un guide pour t’initier à l’univers des glaciers, qui est un univers fascinant !

  • par Le 31 mars 2015 à 23h15

    Oui, Julien ! Remplaçons "beaucoup" par "certains".
    Ce n’est pas la majorité heureusement.

  • par Le 1er avril 2015 à 13h03

    Bonjour Cécile,
    j’ai l’intention de monter au Mont Blanc en mai, de préférence au début, et en semaine pour éviter qu’il y ait trop de monde. La décision se fait deux ou trois jours avant, en fonction de la météo. Je n’ai pas besoin de guide par la voie facile. Et je le ferais seul, ne connaissant personne pour accompagner. Si tu es intéressée, envoie moi un message privé et on discutera des détails. Pour répondre à divers textes ci-dessus, je ne fais pas une fixation sur le Mont Blanc. Ce n’est pas le toit du monde. Je suis monté à plus de 5000 mètres et de cette altitude, le Mont Blanc est une taupinière. C’est une course facile techniquement qui permet par temps clair de découvrir l’ensemble du massif dans toutes ses articulations, pour d’autres sorties.
    L’essentiel est que tu sois en bonne forme physique pour supporter l’altitude éventuellement, porter un sac un peu lourd, marcher dans la neige de mauvaise qualité. Je crains malheureusement qu’elle soit pourrie (non transformée) même à plus de 4000 mètres, ce qui rend la marche pénible. L’essentiel aussi est que tu sois motivée, prête à en baver, parce qu’en haute montagne on peut toujours s’attendre à des complications. C’est pourquoi il faut avoir un bon entraînement, ne serait-ce que pour mieux apprécier.
    De toute façon, en venant, tu ne signes pas un pacte avec le diable. Mon expérience me dit qu’on ne peut rien connaître à distance, à part la météo ; l’essentiel est la qualité de la neige et pour ça il faut aller sur place. Alors on voit ; on peut arrêter à chaque instant si nécessaire.
    A bientôt peut-être
    JM Giraud

  • par Le 1er avril 2015 à 15h55

    Au passage, en l’état actuel des choses, le refuge du gouter n’a pour l’instant pas reçu l’autorisation d’ouvrir pour l’été. ce qui en découragerait certainement beaucoup. on peut supposer que ça va changer, il y aurait trop à perdre d’un tel scénario (à commencer par l’image renvoyée).

    ce débat sur "commencer directement par le mont blanc" me rappelle les divers reportages similaires sur la hype du GR20 notamment. Encore une illustration du "tout et tout de suite"...

  • par Le 1er avril 2015 à 20h22

    D’accord avec toi Manu... Et je crains que Jean-Marie ne se rende pas nécessairement compte de tout ce qu’implique la haute montagne, voire qu’il ne se rende pas compte que s’il propose à Cécile de l’accompagner, il aura à gérer une débutante à 100%, qui n’aura jamais été à cette altitude, et qui ne connaît rien à l’environnement glaciaire.

    Eh Jean-Marie, tu feras quoi si Cécile se retrouve à subir un MAM ? Si elle décroche en pleine pente sur l’arête des Bosses ? Tu maîtrises à fond toutes les techniques de sécurité ? Tu serais capable d’endosser le rôle d’un guilde ?

    Et surtout, tu parles de course "facile". Mais rien n’est facile là-haut, sans compter les chutes de séracs potentielles. L’Everest aussi est, "techniquement", une course qu’on pourrait presque classer en PD+/AA- ; est-ce pour autant un sommet facile ?

    Bref tout un tas de choses qui me font dire que tu es bien désinvolte avec tous les messages de mise en garde et les conseils que l’on a pu fournir à Cécile.

  • par Le 1er avril 2015 à 21h27

    bonjour julien a quel date a tu prevu d effectuer l ascension de la barre des ecrins ?

  • par Le 2 avril 2015 à 17h36

    Bonjour Cécile,
    Je n’ai jamais fait le Mont Blanc mais ton message m’intéresse. Je rejoins plutôt l’avis de Julien B. concernant ton projet. Vu que tu fais déjà beaucoup de randonnée et que tu es en bonne condition physique, je pense que tu sais que les préparatifs pour de l’alpinisme en haute montagne sont autrement plus complexes que dans le cas d’une randonnée, même alpine et soutenue.
    Je dis cela car je me rends compte, d’après ton message, que nous sommes à peu près au même "niveau" : tu es à l’aise en randonnée, et tu cherches à aller plus loin, à monter plus haut et à te surpasser. Maintenant, je pense que tu grilles les étapes : premièrement, il faut bien avoir en tête qu’au Mont Blanc, on est plus près des 5.000 mètres que des 4.000 ! L’acclimatation n’est pas à prendre à la légère : un randonneur expérimenté peut très bien ne plus ressentir les effets de l’altitude au delà de 3.000 mètres, mais avec 1.000 mètres de plus c’est autre chose ! Il est également impératif de maitriser toutes les techniques d’alpinisme pour sa propre sécurité mais aussi pour celle des autres membres de ta cordée. N’oublie pas que même si le Mont Blanc est un sommet "facile", il y a des morts tous les ans, principalement en raison de leur manque d’expérience en haute montagne. Je te conseille d’y aller par étape, de suivre un fil directeur qui te permettrait d’acquérir un savoir indispensable, progressivement, afin de pouvoir ensuite faire l’ascension du Mon Blanc (et de la réussir) :

    • Commence par une ascension d’un sommet ROCHEUX, de haute altitude (suggestion : le Mont Viso (3800 m) - le "Mont Blanc des Alpes du Sud)
    • Ensuite, trouve un compagnon de cordée pour effectuer l’ascension d’un premier 4000m facile (le Grand Paradis, la Pyramide Vincent...)
    • Ensuite, une ascension un peu plus difficile classée PD pour te préparer aux conditions du Mont Blanc.
      Une fois ces étapes réalisées, tu maîtriseras les techniques de sécurité pour la haute montagne et alors le Mont Blanc sera la prochaine étape logique de ton parcours.
      Mais n’oublie pas qu’il faut être préparé pour ce genre de course, pas uniquement physiquement : il faut intégrer le mental, les connaissances techniques de l’alpinisme et de la sécurité en haute montagne, et laisser le temps à son corps de s’acclimater.
  • par Le 2 avril 2015 à 19h51

    @ deme69 : Je partage complètement ton avis et bravo d’avoir pris le temps pour donner un point de vue aussi complet.

  • par Le 3 avril 2015 à 09h11

    La haute montagne, comme beaucoup de mythes, regorge d’apprentis sorciers, ou de rêveurs en couleur ;-)
    Mon petit conseil à Cécile : inscris toi à un club de la FFM ou au CAF ou tu auras des instructeurs diplômés qui te donneront les bases pour appréhender cette dimension.

  • par Le 3 avril 2015 à 16h11

    Petit récit d’un Mont Blanc "facile" même si ce n’est pas la même voie : http://123gravir.blogspot.be/2010/10/mont-blanc-massif-eponyme-septembre.html

  • par Le 3 avril 2015 à 17h11

    Voici un autre récit de cette ascension facile qui fut, pour deux femmes, leur ultime vision de ce monde avant d’en rejoindre un autre,réputé meilleur.
    https://www.altituderando.com/sortie160

  • par Le 3 avril 2015 à 21h06

    Eh oui Alain. La cotation F voire PD en alpi donne souvent l’impression que la chose est aisée. C’est sans tenir compte des aléas ...

  • par Le 4 avril 2015 à 16h23

    Le Mont Blanc fascine et c’est facile à comprendre. C’est vrai que c’est une course grandiose faisable sans expérience avec un guide, mais avec une excellente condition physique.
    Cependant le plaisir que l’on peut y trouver est plus qu’aléatoire et l’ascension peut vite devenir une "galère" pour les raisons suivantes :

    • Cramponner en mixte dans le couloir du Goûter est loin d’être évident, c’est raide, les rochers parfois verglacés.
    • Généralement on passe une (courte) nuit blanche au refuge à plus de 3800m à cause des nuisances diverses et habituelles mais surtout de l’altitude. Le lendemain en général on n’est pas trés "frais".
    • L’arête des bosses peut être impressionnante car vertigineuse.
    • On peut se sentir mal à plus de 4000m : maux de tête, vomisement, déshydatration...
    • La descente est longue et délicate à cause de la fatigue accumulée.

    Je ne veux décourager personne, car bien entendu il est possible de réussir sans expérience alpine mais il ne faut pas oublier que le taux de réussite sur tous les prétendants est d’environ 50%.

    Pour ma part je pense aussi qu ’il est plus judicieux de commencer par des sommets comme la Grande Sassière pour voir sa résistance à l’altitude, puis d’affiner sa technique de cramponnage sur des sommets comme la Pointe de la Galise ou de la Traversière. Ces trois sommets sont en Haute Tarentaise.
    Ensuite viennent les 1er 4000 : le plus facile le Breithorn, le Grand Pardis...

  • par le galloLe 28 mars à 22h23

    Alpiniste de 22 ans j’ai déjà une experience, j’ai du materiel et ai fait les plus hauts des pyrénées, en avril je voudrai tenter le mont blanc également. comme toi je chercher un compagnon de cordée pour s’assurer mutuellement et partager notre passion. contact moi si tu es encore disponible mon num 07 83 65 76 63 Benjamin

  • par Christophe DesmarisLe 1er avril à 20h40

    Bonjour,
    des informations sur l’alpinisme en autonomie ici : https://alpinismesansguide.blogspot.com
    Bonnes lectures.

  • par Le 2 avril à 16h08

    Dieu Merci, c’est un Premier Avril !

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