Respect de la faune sauvage en perdition

Le 13 mai à 21h11

Je vous fais part d’un constat assez dérangeant que j’ai fais depuis le début du printemps et de la saison de randonnée.
De plus en plus de personnes ne respectent plus la faune de nos montagnes, notamment en les laissant tranquilles.
Deux randonnées d’affilés à deux endroits différents et avec des animaux différents, il y a toujours des blaireaux de "touristes" excusez le terme, qui s’approche jusqu’à faire fuir les bouquetins et chamois pour avoir une photo la plus proche possible. Que ce soit au Tourrond avec les bouquetins où deux personnes courraient après les cabris pour les approcher au maximum faisant fuir la harde et produisant de nombreuses chutes de pierres sur le sentier en dessous. Ou encore pas plus tard que hier dans le Vallon de Charges où deux personnes encore ont réussi à séparer un chamois de sa harde (le topo arrivera prochainement). Deux observations faites en plein parc des Ecrins.....

Il me semble que cela est de plus en plus courant et "nouveau" en montagne, ou alors je le remarque que maintenant...

Réponses

  • par Le 13 mai à 22h04

    Pu...n ! Ça, ça me rend fou !
    Faut qu’ils ramènent leur m...e partout où ils passent, ces c..s là !
    Il y a trois ans, il avait neigé tard au printemps et derrière Bel Lachat, ce n’était que champ de neige.
    Pas un humain à part moi... quel bonheur, tu te fais tout petit pour laisser la nature s’exprimer.
    Des animaux, j’en ai vu plein, j’ai fait aussi peu de bruit que possible, de façon à les déranger le moins possible, et ce sont eux, les plus jeunes surtout, qui venaient m’observer, moi qui les laissai m’approcher, m’observer... c’était moi, l’intrus, après tout, alors silence et discrétion.
    En redescendant après une journée de pur bonheur, je croise pas le crétin de service avec son clébard qu’il laissait divaguer librement et qui, en plus s’offusque de ma remarque alors QU’EN PLEIN PARC NATUREL, il n’avait pas pu ne pas voir les panneaux réglementant (et vu la période, interdisant) la présence de leurs animaux de compagnie !!!
    Et là, j’avoue, il m’est venu des pensées malsaines... le piolet que j’avais pris, au cas où, me démangeait furieusement.

    Et hop, le crétin au selfie obligatoire débarque en montagne. Pauvres nazes !

  • par Le 13 mai à 22h59

    Vraiment terrible, et c’est dans tous les massifs comme ça j’ai l’impression. Entre ça et les patous qui mangent des marmottes...

  • par Le 14 mai à 08h56

    J’ai pu également assister à ces deux "incidents" : une marmotte égorgée par un patou sous nos yeux près du Col d’Allos... Quant au comportement irrespectueux de certaines personnes (il n’y a pas que les touristes, hélas), je ne compte plus !

    Après il ne faudra pas s’étonner de la création de réserves naturelles de plus en plus réglementées comme celle de Ristolas- Mont-Viso...

    Et ce n’est pas qu’en montagne ! Pour revenir aux chiens (je n’ai rien contre eux en particulier) : en Bretagne, certaines plages ne les autorisent pas. Un jour en période de tempête, sur l’une d’elle, un très jeune phoque gris complètement épuisé était venu s’y reposer... Tandis que nous l’observions tout en gardant nos distances, un groupe de personnes est arrivé sur la plage avec deux molosses ! Ils n’avaient tout simplement pas pu rater le panneau interdisant les chiens, devant leur yeux... Le jeune phoque, attaqué par les deux chiens, a dû repartir dans la mer très agitée ce jour-là, son repos terminé... Peut-être qu’il a survécu, peut-être que non. Je comprends donc bien le sentiment de Cap au Sud et ses "pensées malsaines" par moments.

  • par Le 14 mai à 09h49

    Pour moi la « réserve » ristolas est un contre exemple car chasse et élevage y sont autorisés. Quand on connaît l’impact sur l’environnement de ces deux activités, on trouvera curieux que seuls les randonneurs y soient interdits. D’ailleurs même les parcs nationaux ne sont pas des solutions car la diversité s’érode sur tout le territoire, c’est un problème global de notre rapport au monde et à l’environnement. L’exploitation et la gestion du territoire telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui n’est plus possible.

  • par Le 14 mai à 10h07

    En effet, ça fait tout de suite moins cohérent pour la réserve... Pour la chasse à l’intérieur je ne savais pas, c’est complètement aberrant !

    J’avais lu un article assez intéressant sur les conséquences du pastoralisme en montagne... Il y était notamment fait mention de l’impact sur la pelouse alpine, l’érosion du terrain (c’est vrai que c’est totalement visible par endroits) et la transmission de certaines maladies sur la faune sauvage. Comme quoi, faire du loup le grand méchant dans l’histoire...
    Après je ne veux pas tomber dans une diabolisation de l’un ou de l’autre. J’imagine que (comme dans beaucoup de domaines) c’est une histoire d’équilibre et de respect mutuel à trouver.

  • par Le 14 mai à 11h49

    Effectivement, c’est de plus en plus dur d’aller dans des coins où l’impact de l’homme est invisible... Il faut monter de plus en plus haut et choisir des vallons loin des accès routiers. Plus l’accès est facile plus il est dur de ne pas jeter ses déchets par terre....

  • par Le 14 mai à 12h01

    Je peux t’assurer qu’en haute montagne (mont-blanc, etc), les traces de l’homme sont visibles ! Y compris à des altitudes plus modestes, notamment autour des refuges..

  • par Le 14 mai à 12h20

    Héhé Ozenn est en quelque sorte une petite nouvelle sur le site :)
    Nous avons été obligé de censurer le beau topo de Patrice (valverco) du clot Sablé qui passe dans cette pseudo réserve. Exemple caractéristique de greenwashing !

  • par Le 14 mai à 12h39

    Oui je suis d’accord davai sur les courses "connues", sans parler de l’effet de dégradation sur les glaciers...

  • par Le 14 mai à 14h02

    Quel dommage pour le petit Lac de Clot Sablé... :(
    Un véritable miroir du Mont Viso désormais sanctuarisé. Sauf pour les chasseurs du coup, non concernés par les amendes j’imagine...

  • par Le 14 mai à 19h04

    Les chasseurs sont les premiers écologistes de France voyons, ignares que vous êtes.
    On en a un autre exemple avec la réserve (de chasse ?) de Chastreix-Sancy, qui interdit certaines pratiques de la montagne (les moins rentables pour les stations alentours, mais chut ! il ne faut pas le dire trop fort) pour protéger les bêtes et les plantes, mais autorise la chasse.
    C’est à ça que je reconnais maintenant les vrais amoureux de la nature, c’est qu’ils peuvent légalement faire ce qu’ils veulent même dans les sanctuaires.
    L’année prochaine je vais tenter de passer le permis de chasse, parce-que j’aime bien randonner et prendre des photos...

  • par Le 14 mai à 20h35

    Bien vu ! C’est bête mais je n’y avais pas pensé !
    Moi aussi, Je vais peut-être passer le permis de chasse pour accéder à ces zones sensibles. Troquer mon 24x36 pour un fusil à pompe... histoire d’être en harmonie avec la nature bien sûr ! Et puis le mono coup c’est un peu ringard !
    Et qui sait, je me convertirai peut-être à la chasse exotique afin de parfaire ma nouvelle conscience écologique dans des réserves africaines.

  • par ChristopheLe 17 mai à 13h15

    Dans une société totalitaire - ce totalitarisme mou maintes fois dénoncé par Simone Veil -, chacun est invité à surveiller le comportement de ses concitoyens et à y trouver à redire...

  • par lolo l'écoloLe 30 mai à 21h28

    et oui ! plus de brebis , plus de vaches dans nos montagnes ..... plus de beaufort d’été laissons la place aux barbots qui viendront defricher entretenir les sentiers

  • par Le 31 mai à 16h18

    Bonjour,

    Déranger des animaux, l’été en montagne je dirais que c’est c**, mais ce n’est pas très grave. A cette période leur nourriture est abondante et en fait ils vont se déplacer un peu plus loin pour brouter là où ils ne vous voient plus.
    C’est un fait que lors de ces fuites un petit peut être séparé de sa mère surtout si la mise bas est récente. Mais la séparation ne durera pas longtemps.

    Ceci est surtout vrai pour les chamois. Pour les bouquetins ce n’est pas tout à fait pareil. Le seigneur des Alpes répugne à bouger s’il n’est pas vraiment obligé. Par rapport aux humains il gardera une distance de sécurité de 5 à 6 m, un peu plus pour des étagnes avec des cabris (ce qui est largement suffisant pour une belle photo !). Quant à moi, personnellement je dirais que moins je les vois, et mieux je me porte (surtout au-dessus de moi). Ce sont des taiseux, pas du genre à crier « pierre !)

    Maintenait déranger ces animaux en hiver c’est une autre paire de manches. Ça peut tout simplement leur être fatal. Et à l’heure actuelle compte tenu du développement exponentiel du ski hors-piste, du ski de rando et j’ajouterai de la pratique de la raquette, il n’y a plus grand-chose comme havres de paix par là-haut pour toute cette faune (ongulés mais oiseaux aussi). Et ça c’est une catastrophe.

    Pour répondre à Davaï, à propos du Mont Blanc, avec les potes en parlant du Refuge du Goûter on se disait toujours : « Vains Dieux ! Celui-là on le sent avant de le voir ! ». Et je ne parlerais pas du Vallot.

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