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Gillet pare-balles d’occasion.

Le 10 septembre à 14h26

Cherche gilet pare-balles pour traverser cette saison automnale sans encombre. « La chasse m’empoisonne l’automne », une période stressante où tous les fanas de la gâchette s’en donnent à cœur joie !
Oui, je sais, c’est le "marronnier" de la saison, mais faut s’y coller sans relâche.
Plus sérieusement :
Après la baisse du permis de chasse, (le droit de tuer à prix discount), le ministre de l’écologie (lol) n’envisage pas d’abolir la chasse à courre, le piégeage à la glu, la chasse le mercredi etc…
En outre, il est possible dans notre pays de chasser dans les « réserves naturelles », et même le Parc national des Cévennes ! (si si, on est en France !)
Evidemment on peut toujours s’émouvoir de la politique de Bolsonaro au Brésil !
C’est, si j’ose dire, l’arbre qui cache la forêt car cela ne nous dédouane pas d’agir dans notre pays.
Allez, quelques liens sympas pour mieux connaitre les anormalités et les conséquences de cette discipline mortifère telle qu’elle est autorisée et pratiquée.
 : https://www.babelio.com/livres/Rigaux-Pas-de-fusils-dans-la-nature--Les-reponses-aux-ch/1164526
ou encore : https://fr.tipeee.com/pierre-rigaux-naturaliste?fbclid=IwAR0bWnUDmgrvnR0TiA98j46Vi_dclfyNERmn5_pHZnkU3YfoAxeI4eOxLEY

Réponses

  • par Le 10 septembre à 18h21

    Nous sommes selon certains un modèle de "défense de l’environnement", mais comment peut on donner des leçons à d’autres alors que nos propres parc nationaux ne sont qu’une écriture sur un panneau ?
    Déjà que les gardiens étaient tellement peu nombreux que le fait d’en croiser un est aussi exceptionnel que de voir un gypaète alors avec les nouvelles restrictions de postes...
    Les chasseurs le savent, j’en ai déjà croisé quelques uns en "bordure" du cœur du parc (par là j’entend fusil sur l’épaule le long des marquages bleu blanc rouge de limites), entre ça et les touristes qui ramassent les Edelweiss...

  • par Le 10 septembre à 18h34

    Oui, comme je l’avais déjà écrit, ils viennent aux abords des parcs nationaux, là où il y a le plus de "gibier".
    C’est fascinant lorsque l’on sait que ce sont les mêmes qui ont lutté pour empêcher la création des réserves naturelles.
    Mais la mentalité de ces gens ne m’intéresse pas, ce qui me motive, c’est de donner la parole aux naturalistes.
    Les normes ne peuvent changer que si les citoyens prennent conscience de la destruction de la faune et agissent en conséquence.
    Ce n’est pas la peine de se lamenter sur ce qui se passe au Brésil ou ailleurs si on est pas capable d’agir dans notre pays.
    J’aimerai que l’on donne la parole aux naturalistes... un volet environnemental sur Altituderando... j’y songe !

  • par Le 10 septembre à 18h48

    Je n’ai pas osé sortir ce dimanche, le premier jour, c’est comme un ivrogne qui n’a rien trouvé à boire de quelque temps et qui voit un bar ouvert.
    Je vais sortir le gilet rouge.
    Une question : la chasse à l’arc semble devenir une mode, les gilets pare-balles, sont-ils efficace contre les flèches perdues ?
    Et une autre question, les flèches tuant rarement du premier coup, que doit-ont faire si on voit un animal blessé avec une flèche ?
    Enfin, toujours sur la chasse, on déplore que les sangliers soient en trop grand nombre. Mais que pensez-vous de cette phot pris dans la forêt du Laoul ?
    https://www.altituderando.com/IMG/jpg/4/a/4/bois_du_laoul_alain_bellon._20_.jpg
    Si on les nourrit, bien sûr qu’ils vont proliférer !

  • par Le 10 septembre à 18h53

    Le gilet pare-balles, c’est une boutade même si c’est vraiment dangereux.
    J’ai choisi le sifflet !
    J’imagine qu’avec des flèches, ceux qui se prennent pour des indiens (de pacotille), n’ont que faire de la souffrance de l’animal, rarement tué du premier coup !

  • par Le 10 septembre à 19h54

    La randonnée n’est pas sans risque ! il est vrai qu’à partir de septembre en fonction de mes sorties, j’ai opté pour le bonnet orange fluo, c’est pas très mode mais ça peut être utile !.
    Le gilet, préconisé par Michel, n’est pas suffisant, ils peuvent viser plus haut, plus bas !
    Mais en tout cas, je ne cède pas à limiter mes envies de sorties en fonction de la saison, l’hiver trop froid trop de neige, le printemps attention avalanche, l’été trop de monde,
    Allez ! profitons de nos montagnes comme on l’entend ! manifestons nous !

  • par bellevieLe 10 septembre à 20h01

    Salut, comme d’hab je vais mettre le pavé dans la mare ! Alors comme dirait l’autre avec l’accent " Y a le bon chasseur et le mauvais chasseur " C’est, comme vous l’avez compris l’histoire de la Galinette cendrée. Bref, savez vous que sans chasseur la faune sauvage et notamment les ongulés seraient en voie de disparition ? Eh oui à vous de chercher pourquoi !
    La chasse est un art, la chasse doit se pratiquer en bonne connaissance du milieu et avec discernement. Le chasseur est avant tout un gardien des lieux et des espèces. Je parle là de la vraie chasse ou l’on marche des heures à l’affut et pour souvent voir le gibier sans plus. VOILA LA CHASSE
    l’autre facette de la chasse c’est les viandards, les riches, les ivrognes, les enfoirés et y en a beaucoup beaucoup malheureusement. c’est un électorat à ne pas négliger. Voilà le triste destin des cerfs et autres animaux face à une ligne de mitraille de gens (si l’on peut dire) complètement C... Je ne suis pas chasseur !!!

  • par Le 10 septembre à 20h13

    "Le chasseur est avant tout un gardien des lieux et des espèces"
    Je m’oppose en faux contre ces propagandes.
    On doit à la chasse les premières indistinctions d’espèces. Et il y a fort à parier que si elle n’était pas un minimum réglementée, les mêmes causes produiraient les mêmes effets.
    C’est d’ailleurs pour cela que j’ai publié un lien sur ces idées reçues. (on connait le greenwashing de cette corporation) La voix des naturalistes, pour une fois, devrait être entendue. Sans arrière pensée électorale, juste factuel.

  • par Le 10 septembre à 20h46

    La chasse est un art, la chasse doit se pratiquer en bonne connaissance du milieu et avec discernement. Le chasseur est avant tout un gardien des lieux et des espèces. Désolé Bellevie (celle du gibier est loin de l’être par les temps qui courent) mais quand on sait qu’un certain président de société de chasse que je ne nommerai pas a été condamné pour braconnage on a des doutes sur l’aspect "gardien des lieux et des espèces".

  • par couscouilleLe 10 septembre à 21h04

    @michel pas besoin de gilet pare balle un casque suffit j’ai celui de mon pépé de la guerre de 1914 je peux vous le donner vous aurez l’air d’un poilus

  • par Le 10 septembre à 21h13

    Très drôle, mais cette remarque a le mérite de nous rappeler que certaines balles traverseraient un casque comme dans du beurre... dangereux à plus de 3km !
    Chaque époque ses luttes... ton pépé aurait pu te le dire !

  • par Le 10 septembre à 23h03

    L’animal n’est pas un souffre-douleur, un exutoire pour maniaque de la gachette. C’est un être sensible et la dignité première de l’homme est de ne pas tuer pour jouir de cette prérogative d’ôter la vie. Il ya l’insécurité générée par la chasse qui trouble la quiétude des promenades dans la nature. Il y a les destructions d’espèces de faune menacées : oiseaux migrateurs, oiseaux d’eau, ortolans, bécasses, alouettes, tétras. Mais surtout, la chasse représente la rencontre de la souffrance et de la mort d’un être sensible avec le plaisir malsain d’un homme.
    Gérard Charollois
    Convention Vie et Nature

  • par Le 11 septembre à 00h05

    Le jour viendra où le fait de tuer un animal sera condamné au même titre que celui de tuer un humain.
    Leonardo da Vinci

  • par Le 11 septembre à 16h47

    @michel > j’ai publié la vidéo de Pierre Rigaux sur la page Facebook d’Altituderando. Go, go, go !!!!

  • par Le 11 septembre à 17h29

    Très bien mais le lien de la page d’accueil vers la page Facebook d’AR a disparu !

  • par Le 11 septembre à 17h59

    Merci Vince,
    Donner une voix aux naturalistes me semble être une bonne idée.
    On a cruellement besoin de personnes compétentes et engagées !
    Alain, no problémo pour moi.

  • par max38Le 12 septembre à 13h38

    Si c’est une vente de gilet pare balles d’occasion "cause décès" moi j’achète pas !! :D

  • par Le 12 septembre à 16h01
  • par bellevieLe 14 septembre à 07h51

    salut, vous avez tous raison bien sûr ! Je partage bon nombre d’arguments que vous avancez. Évidement que de nos jours nul n’est besoin de chasser pour se nourrir. Mais je me répète, sans chasseur pas de régulation génétique et un débordement d’espèces qui en chasse une autre (je pense notamment au cerf). Il y a surement d’autres arguments mais comme je ne suis pas chasseur je ne peux les citer. Je suis comme vous inquiet quand la saison arrive. Surtout quand des battues sont organisées. Je suis aussi de votre coté quand on voit ce lobbying complètement vermoulu en haut lieu.
    Je n’ai rien à vendre ! je ne fais pas de propagande, je suis juste opposé à bon nombres de débordements concernant la chasse. Mais je reste persuadé que le rôle de quelques chasseurs et essentiel pour un bon équilibre naturel.

  • par Le 14 septembre à 08h47

    Bellevie : " sans chasseur pas de régulation génétique"

    Il m’avait semblé que la vie sur cette planète était apparu il y a environ 3,5 Milliards d’années, et je suis un peu surpris d’apprendre que pendant tous ce temps la vie, "la régulation génétique", l’évolution naturelle, la diversité, la régulation des espèces, la vie quoi aie patiemment attendue l’arrivée des sapiens, 200/300 000ans environ, pour vivre sa vie, avec ses cohortes de chasseurs de loisir, ses bergers indispensables et vitaux pour la montagne ! Heureusement que nous sommes arrivé pour mettre de l’ordre dans tous ça ! Que serait devenue cette belle planète sans nous !?

    Il y a des gens qui ont l’art de réécrire l’histoire ! C’est comique, la "croyance" plus forte que la réalité !

    La nature a créé les prédateurs depuis des lustres et c’est pas le fruit du hasard !

    La régulation génétique est apparue avec les premiers micro-organismes il y a 3,5 Milliard d’années, faut arrêter le "révisionnisme" anthropique les enfants !"

    Non l’Univers ne tourne pas autour de notre nombril !

  • par Le 14 septembre à 10h59

    La soi-disant "régulation", c’est l’ultime argument fallacieux des chasseurs ! ça leur permet de faire le grand écart en s’autoproclamant "écologiste".
    Ce qu’ils appellent "régulation" n’est qu’une tentative de réparer ce qu’ils ont eux-mêmes provoqué.
    Ils ont détruit les prédateurs naturels (entre autre) et font "mumuse" en lâchant des bestioles élevées pour le tir à la pipe ! La nature attendait avec impatience l’espèce prodige pour se réguler LOL
    Nos ancêtres ont exterminé la mégafaune, (extinction de l’Holocène) et l’on doit à la chasse contemporaine la disparition d’un grand nombre d’espèces (certaines réintroduites grâce à l’action des ONG).
    En outre, notre impact actuel sur l’environnement est bien plus inquiétant.
    La nature ne se porte jamais aussi bien que lorsque le superprédateur humain y est absent...
    L’Homme est animé par la croyance inébranlable que la terre lui appartient et que ses actes n’auront pas de conséquences.

  • par Le 14 septembre à 17h33

    Des millions d’animaux élevés et relâchés pour être tués

    Une enquête de l’ASPAS avait déjà démontré l’étendue de l’élevage des faisans. Sur le territoire, quelque 1 500 structures élèvent du petit et gros gibier : perdrix grises et rouges (5 000 000), les canards colverts (1 000 000), lièvres (40 000), lapins de garennes (100 000), cerfs (15 000), daims (22 000), chevreuils (7 000), mouflons (2 500). Des millions d’animaux élevés et relâchés afin d’être… tués [Source : SNPGC & ONCFS] !

    Et l’enquête ne parle pas des élevages et lâchers clandestin des sangliers, de l’agrainage.

    La régulation, c’est l’histoire du pompier pyromane.

  • par bellevieLe 14 septembre à 19h22

    Salut
    une bonne partie est vraie ! le reste est aussi sujet à interprétation. Les "chasseurs" n’étant pas les seuls à enjoliver tout ce qui touche l’écho-système. Mais arrêtez de me tirer dessus !!! Je ne suis pas une cible. Posez vous la question ! les extrémistes en arrivent aussi à tuer leur semblables...N’êtes vous pas entrain de basculer ?

  • par Le 14 septembre à 20h31

    Haha ! C’est vrai bellevie, ça flingue un peu… mais rien de personnel !
    En attendant que les politiques attrapent des couilles, on essaye d’informer les gens !
    Un record de partage sur facebook, ça me ravi 😊
    Cependant, tu peux argumenter, donner la voix aux naturalistes, aux scientifiques, aux ONG, démontrer telle ou telle réalité, dénoncer telle ou telle dérives… il y aura toujours des gens pour penser que la terre est plate et la chasse une discipline salutaire pour l’environnement !
    il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

  • par Le 14 septembre à 22h58

    Je rajouterai ceci :
    La chasse d’animaux prisonniers derrière des grillages est une pratique cruelle, non-éthique, écologiquement aberrante… et malgré tout légale en France.
    Pendant plusieurs mois, l’ASPAS a infiltré un parc de chasse privée situé en Nouvelle-Aquitaine. Ils ont filmé des pratiques sadiques et insupportables sur des sangliers.
    Les "intégristes" sont ceux qui s’offusquent de la cruauté paraît-il !
    On peut argumenter, y compris en faveur de la chasse, mais sans employer un vocabulaire inapproprié... ce serait souhaitable. Ne pas confondre censure et modération. (pour le message effacé).

  • par Le 15 septembre à 00h23

    Voici un manifeste publié par 76 associations du Puy de Dôme (2018) contre les excès et les provocations de la chasse : https://www.altituderando.com/IMG/jpg/c/b/2/manifeste.jpg
    Tous des "extrémistes" qui aspirent à se balader dans les bois avec leurs enfants.

  • par ninonLe 15 septembre à 08h20

    puy de dôme ! un tres grand chasseur y réside notre Président G d’estaing il a dirigé la france il a chassé l’ours en pologne

  • par Le 15 septembre à 08h56

    Giscard était un tueur :
    "J’ai aussi toujours chassé avec des amis, en France, pour le plaisir. Je continue d’ailleurs : je ne sais pas pourquoi on a écrit que je n’ai pas renouvelé mon permis de chasse, c’est inexact. Je traque des petits animaux, des perdreaux, des faisans. Je regrette d’ailleurs que les perdreaux gris, qui étaient par excellence le gibier français, aient disparu, à cause des pesticides. Je chasse parfois le cerf, animal emblématique dans tous les pays d’Europe. On doit pour cela attendre la saison du brame, sinon ils se terrent et on ne les voit pas. Si l’on veut rencontrer de grands cerfs, il faut se rendre dans les pays de l’Est, comme la Pologne, ce que j’ai fait régulièrement. Pour les grands animaux comme le buffle, l’éléphant ou les grandes antilopes, je suis beaucoup allé en Afrique, au Cameroun, au Gabon, au Kenya, en Tanzanie, dans les anciennes colonies françaises et anglaises. Mais j’ai cessé un jour, car ma fille, lorsqu’elle était petite, me le reprochait."

  • par Le 15 septembre à 20h45

    Bonsoir
    Hier soir j’ai mis un message un peu provocateur mais pas plus que le post de Michel et bien oui jour de chasse ou pas je me suis fait flingué une fois de plus quand tu avances des contrevérités cela ne doit pas plaire dommage car tous ces témoignages sont pris sur des sites ex (76 associations du puy de dome contre etc.....) non désolé c’est tronqué comme bien nombre d’infos que l’on publie bêtement .Les infos tu vas les chercher sur le terrain a la renconte des populations,des chasseurs ,des bergers,des agriculteurs etc......mais pas derriére un ordi a publier tout ce qui t’arrange

  • par Le 15 septembre à 22h11

    Salut !
    Inutile de sortir les slogans habituels pour justifier l’injustifiable...
    Il fut une époque où l’esclavagisme ne dérangeait pas grand monde. Puis, des hommes se sont levés contre cette infamie et la société a changé.
    Les militants d’associations LPO, ASPRA, FERUS, et ceux qui s’insurgent contre la maltraitance animale ne sont pas des illuminés mais des personnes bien réelles, de terrain, tout comme le naturaliste qui publie régulièrement sur son site les inepties liées à la chasse.
    Bien sûr, on peut l’ignorer en se contentant du spectacle de la désolation !
    « La chasse est le moyen le plus sûr pour supprimer les sentiments des hommes envers les créatures qui les entourent. » Voltaire
    Pour sûr voltaire devait s’être fait bêtement une idée sur internet LOL

  • par Le 15 septembre à 23h33
  • par Le 17 septembre à 21h00

    Bonsoir
    Un peu de réalité
    La France malade de la prolifération du grand gibier - Le Figaro

    19 sept. 2014 ... La France malade de la prolifération du grand gibier. Par Journaliste Figaro Eric de La Chesnais Journaliste Figaro Cyril Hofstein ; Publié le ...

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/09/19/01016-20140919ARTFIG00359-la-france-malade-de-la-proliferation

  • par Le 17 septembre à 21h04

    Landes : les agriculteurs veulent les grands moyens pour chasser le ...

    4 juin 2019 ... Landes : à la chasse aux solutions pour stopper la prolifération du grand gibier · Chasses traditionnelles/Landes : "Le bateau coule et nous ...

    https://www.sudouest.fr/2019/06/04/les-agriculteurs-landais-demandent-pl-us-de-pression-6165151-4778.php

  • par Le 17 septembre à 21h44

    J’apprécie les personnes qui défendent leurs convictions malgré l’adversité, même si je ne suis pas d’accord.
    Enfin un argument !
    Mon sentiment, et j’espère me tromper, c’est qu’on fonce tête baissée vers le prochain désastre environnemental.
    « En plein débat sur le drame de l’écologie et de la biodiversité qui touche toute la planète, les chasseurs sont à contresens de l’histoire »
    On sait aujourd’hui qu’une espèce de mammifères sur quatre, un oiseau sur huit, plus d’un amphibien sur trois et un tiers des espèces de conifères sont menacés d’extinction mondiale.
    Les causes : destruction de leur habitat naturel, chasse, déforestation, élevage intensif, surpêche etc...
    Peut-on espérer préserver la biodiversité quand on connait le poids du lobby de la chasse en France ?
    C’est le sujet !
    Je reconnais que ma rhétorique est parfois cinglante, voire ironique mais jamais insultante (contrairement aux messages de certains). Elle est surtout motivée par un ras le bol largement partagé par beaucoup de Français (et d’animaux s’ils avaient la parole).
    Je vois que les sources « internet » ne vous dérangent plus ! En réalité cette actualité est largement édulcorée car il y a un grand ras le bol des agriculteurs à l’encontre des fédérations de chasse. (plus crédible lorsqu’ils ne sont pas eux-mêmes chasseurs).
    Voici ma réponse, et celle de beaucoup de défenseur de l’environnement :
    « Afin d’obtenir la caution de la population, les chasseurs veulent faire passer leur loisir pour un impératif de service public, se prétendant indispensables à l’équilibre de la faune. Qui peut croire que leurs motivations relèvent d’un quelconque souci de régulation ?
    Chaque année, près de 20 millions d’animaux (faisans, lièvres, lapins, perdrix, etc.) sont élevés ou importés pour être lâchés par les chasseurs dans la nature, parfois le matin même de la partie de chasse. Ceci dans l’unique but de fournir suffisamment de cibles vivantes. Comment osent-ils, face à ces faits, évoquer la « régulation » ?
    De plus, les prédateurs, authentiques régulateurs naturels, sont systématiquement détruits par les chasseurs. Renard, martre, fouine, belette, putois sont même classés « nuisibles », un non-sens écologique, et sont ainsi tués toute l’année. Quant aux prédateurs protégés, en particulier les loups, ils subissent la pression des chasseurs qui obtiennent chaque année des autorisations de tirs lorsque ce n’est pas en tout illégalité que des individus sont tués.
    A l’instar du pompier pyromane, la chasse s’entretient elle-même. Tuer les prédateurs, élever et lâcher des millions d’animaux, pour ensuite avoir l’hypocrisie de se mettre en position de « sauveurs », de se prétendre « régulateurs » indispensables, relèvent de la pure imposture.
    Il est aussi malhonnête de la part des chasseurs de tenter de justifier l’ensemble de la chasse avec cet argument de « régulation » car, de plus, il ne concerne que quelques espèces parmi les 91 chassables. En effet, la plupart des espèces chassables ont, au contraire, des effectifs en diminution. Ils jugent les prédateurs (renards…) trop nombreux car ils les considèrent comme des concurrents à éliminer. Ils incriminent également les sangliers, qu’ils évoquent copieusement auprès des médias. Or, rappelons que pour 80 animaux tués à la chasse, 1 seul est un sanglier… Et avouent-ils qu’ils les « agrainent », c’est-à-dire qu’ils mettent à leur disposition, chaque année, des tonnes de maïs, pommes, melons afin qu’ils ne quittent pas leurs territoires et que les laies, bien nourries, se reproduisent davantage ? Il faut également savoir qu’ils ont introduit dans la nature des cochongliers, un croisement entre laies et verrats provoquant des portées de marcassins plus importantes et engendrant un animal très prolifique. Et régulièrement des chasseurs sont condamnés pour élevage/lâchers illégaux de sangliers. Alors, les chasseurs, des « sauveurs des agriculteurs » ? Interdisons l’agrainage et clôturons les champs (fils électriques) où les sangliers se nourrissent, c’est la seule solution efficace et pacifique pour que la population de cet animal s’autorégule tout en éliminant les dégâts aux cultures.
    Comme le démontrent les Parcs Nationaux et les autres zones sans chasse (Canton de Genève par exemple), la faune s’équilibre naturellement depuis des milliers d’années. Les prédateurs régulent les populations de leurs proies, et réciproquement. En effet, ces derniers ne sont jamais trop nombreux, sinon ils seraient contraints à mourir de faim du fait d’une insuffisance de proies. De nombreuses espèces s’autorégulent en fonction de la surface de leur territoire et de la quantité de nourriture disponible. Si toutefois une espèce venait à être trop nombreuse, des solutions pacifiques existent, nul besoin d’hommes armés dans nos campagnes.
    Nous préconisons de confier la gestion de la faune et des espaces naturels à des fonctionnaires formés et diplômés, au sein d’instances départementales ou régionales, dont la mission serait de créer les conditions d’une cohabitation pacifique et harmonieuse entre les animaux sauvages et l’Homme, fondée sur la prévention et la protection. »
    « On ne peut pas dissimuler le but de la chasse par de grands mots qui servent si bien à cacher le véritable caractère de manifestations barbares. »
    Plus que jamais, l’analyse de Tolstoï reste d’actualité.

  • par Le 18 septembre à 12h02

    Je partage un article intéressant :
    Pour ceux qui la pratiquent, la chasse est tout à la fois un art, un passe-temps, un rituel, une communion, une célébration entre la nature et l’homme. Et pourquoi pas un saint-sacrement tant qu’on y est ? Ne serait-ce pas plutôt l’expression d’une lâcheté caractérisée, d’une sauvagerie quelque peu imbécile car comment dénommer autrement une activité dont l’essentiel consiste à dégommer un animal à l’aide d’un fusil avant de dépecer sa carcasse pour mieux la déguster, le tout dans un esprit de franche camaraderie quand on s’assoit autour de la table afin de conter le récit de ces exploits carnassiers ?

    Franchement quelle gloire y-a-t-il à tirer de cette pratique qui consiste à se planquer dans un fourré, attendre l’apparition d’une bête, de bien l’ajuster dans la mire de son fusil avant de tirer une balle qui s’en ira la tuer nette d’un coup ?

    Où sont la bravoure, la vaillance, le courage quand il s’agit d’ôter la vie à un animal qui ne sait rien des viles attentions du chasseur et qui pour s’opposer à lui ne peut compter que sur la chance ou sur sa maladresse ? Quelle fierté peut-il retirer, ce chasseur, de l’abattre ainsi lui qui n’a même pas eu la hardiesse d’aller le défier de ses mains nues, dans un combat dont il sait d’avance qu’il le perdrait tant la bête est bien plus féroce et maligne que lui ? Pense-t-il vraiment que la bête est moins digne que lui de vivre, se sent-il si supérieur à elle qu’il lui faut l’abattre afin de ressentir la toute-puissance de son pouvoir quand, à ses pieds, il contemple son pauvre cadavre, cette vie qu’il a arrachée juste pour satisfaire ses appétits vulgaires ?

    Alors oui je sais : la beauté de l’aube, l’éveil de la nature, le petit froid matinal, les bandeaux de brume, le gris du ciel, le craquèlement des feuilles, le piaillement des oiseaux, les aboiements étranglés des chiens, la respiration de la terre humide, la splendeur d’un monde qui s’éveille quand dès potron-minet, une fois célébrées ses retrouvailles bien souvent alcoolisées avec ses frères d’armes, le chasseur s’en va traquer le gibier, dans cette communion avec la nature dont il se plaît à prétendre qu’elle serait comme un chant métaphysique où l’homme renouerait avec l’essence même de son être.

    Je veux bien le croire ; moi aussi j’aime à me promener quand la terre s’extirpe de la nuit et s’offre à l’aube naissante, sentir cette palpitation de la vie qui succède aux ténèbres, cette tendre poésie du matin quand la nature revient du domaine des morts pour mieux nous ensorceler et se laisse contempler dans le triomphe du jour apparu.

    Mais pourquoi lui faut-il alors allier ce noble plaisir à celui de tuer, de répandre la mort, d’endeuiller cette forêt qu’il prétend pourtant aimer, d’abattre les uns après les autres, lors d’une symphonie sanglante, ces lièvres, ces perdrix, ces sangliers, ces animaux majestueux dont il s’en va pourfendre le cœur comme si ôter la vie pouvait être un jeu ou un passe-temps ?

    Car ce n’est pas pour se nourrir qu’il le fait, non, regardez-le, il porte bien ses années, il ventripote même ! Alors qu’est-ce donc qui l’anime sinon cette appétence pour le sang, le meurtre, l’affliction, cet appel venu du tréfonds de ses tripes qui ne s’embarrasse d’aucune humanité pour achever l’existence d’animaux dont il a parfois le culot de se prétendre l’ami quand ce n’est pas le protecteur ? Ne trouve-t-il pas ce brave homme qu’il existe déjà assez de souffrance en ce bas-monde qu’il lui faille en répandre davantage juste pour contenter cette envie ludique et somme toute bien puérile de se servir d’un fusil ?

    Ne comprend-il pas qu’il ne peut exister de plaisir quand le sien passe par la mort d’un animal qui mérite tout autant que lui de vivre, de jouer, de gambader, de célébrer la nature dans tout ce qu’elle peut avoir de grandiose et de démesurée, dans cette même jouissance de l’existence qui rend la vie si précieuse et si unique ?

    Au fond, le chasseur n’est pas vraiment un homme : un homme se repose sur son intelligence et ses sens pour jouir du monde et de la vie, lui a besoin d’un fusil pour se sentir vivant, il est ce qu’était l’homme avant que le lent et fastidieux travail de la civilisation ne l’extirpe de son bourbier : une bête, une vraie cette fois.

    Laurent Sagalovitsch/Slate.fr (29.01.2018

  • par bellevieLe 18 septembre à 18h43

    Michel tu rigoles quand tu dis ca " Nous préconisons de confier la gestion de la faune et des espaces naturels à des fonctionnaires formés et diplômés, au sein d’instances départementales ou régionales, dont la mission serait de créer les conditions d’une cohabitation pacifique et harmonieuse entre les animaux sauvages et l’Homme, fondée sur la prévention et la protection. » Vient donc faire un tour dans le parc régional du Vercors PNVR. Tu auras tout le loisir d’assister au trophé ANDROS au festival HADRA et les circuits incessants des voitures de collections et autres ! Les fonctionnaires gestionnaires de parc sont assurément mieux formés que les chasseurs ... Mais pas le m^me centre d’intérêts " le salaire " et le poste disons confortable ...

  • par Le 18 septembre à 19h36

    Ne pas confondre Parc National et Parc naturel régional :
    À la différence d’un parc national, d’une réserve naturelle ou d’un site classé, un PNR ne dispose d’aucun pouvoir réglementaire. Il est impossible pour un PNR d’interdire quoi que ce soit ni la construction, ni la chasse, ni l’usage des sols ne sont restreints réglementairement dans un PNR. Les mesures de protection de la faune et de la flore, des eaux et des sols, des forêts et des paysages s’appliquant dans les PNR sont celles qui existent dans la réglementation courante (par exemple, contrairement aux idées reçues, les agents techniques des PNR ne disposent pas de police environnementale). Cependant, un PNR doit s’engager à respecter les réglementations existantes, notamment en matière de protection des espaces les plus fragiles et des espèces les plus menacées. Les PNR se dotent de moyens (techniques, financiers, humains, organisationnels) pour promouvoir un développement respectueux des équilibres sociaux et économiques, naturels, culturels et patrimoniaux, en cherchant à maintenir les activités traditionnelles en déclin, les renouveler ou les conforter, tout en se devant d’inventer de nouvelles solutions pour résoudre les difficultés spécifiques rencontrées par ces territoires.

  • par Le 18 septembre à 19h47

    Hier, j’étais à la Sainte-Victoire, grand site en zone classée (natura2000).
    Toute la journée, j’ai entendu la détonation des fusils ! Est-ce normal ? Comment le vivent les mouflons, les aigles de Bonelli ?
    Le massacre a commencé et le stress que j’ai ressenti n’est rien à côté de celui infligé à la faune sauvage.
    Dans le Vercors, je préfère le saut à l’élastique... comme le disait notre ami Bashung !
    De belles initiatives toutefois pour “Pallier le manquement de l’État” : https://graphics.france24.com/vercors-biodiversite-chasse-aspas-valfanjouse-rachat-propriete/

  • par Le 18 septembre à 23h52

    Et si on parlait du scandale du plomb
    Le plomb, un poison pour l’homme et l’environnement
    Chaque année dans l’Union européenne, environ 21 000 tonnes de ce métal lourd sont déversées dans la nature par les adeptes de la chasse.

    Chasse : le plomb, un poison pour l’homme et l’environnement

    Tous les jours, retrouvez le fil vert, le rendez-vous environnement de Libération. Aujourd’hui, le green graph.

    Il se répand dans la nature, les sols et les cours d’eau. Dans la carcasse des animaux et même chez l’homme. Le plomb est un poison sournois, déversé à hauteur de 8 000 tonnes chaque année en France par les adeptes de la chasse et du ball-trap, chiffre relayé par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et environ 21 000 tonnes dans toute l’Union européenne (14 000 dans les zones terrestres et 7 000 pour les zones humides), selon un rapport de l’Agence européenne des produits chimiques (Echa), ici à partir des données 2012 du bureau d’études Amec. C’est sans compter les amateurs de tir sportif qui consomment à eux seuls environ 10 000 à 20 000 tonnes de plomb par an toujours dans l’UE, et les pêcheurs au plomb qui en répandent entre 2 000 et 6 000 tonnes dans la même zone, selon l’Echa.

    A lire aussi Chasse : les oies sauvages dans le viseur

    Infographie : la pollution au plomb due à la chasse et à la pêche en Union européenneInfographie Julien Guillot

    La toxicité du métal est documentée depuis longtemps. En attestent les diverses publications plus ou moins récentes de l’Inserm (1999), de l’Agence nationale de sécurité sanitaire alimentaire, de l’environnement et du travail (Anses – mars 2018) ou encore de l’Echa (septembre 2018). C’est ce qui a conduit petit à petit à le retirer des peintures, des plomberies et de l’essence, rappelle dans un courrier daté de 2015 la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), mais il est toujours présent dans les cartouches des fusils, faute d’avoir trouvé une alternative convenable, selon les principaux intéressés. « Trouver un substitut pas trop cher qui n’ait pas d’autre effet toxique à la fois sur les sols et la venaison, ça prend du temps, se défend Thierry Coste, de la puissante Fédération nationale des chasseurs. On y réfléchit constamment avec les industriels. »

    Avec le risque de saturnisme (intoxication au plomb) des oiseaux, un arrêté ministériel du 9 mai 2005 interdit en France depuis le 1er juin 2006, l’emploi de la grenaille de plomb dans les zones humides mentionnées à l’article L.424-6 du code de l’environnement. En revanche, le tir à balle de plomb du grand gibier demeure autorisé sur ces zones. A l’étranger, la munition au plomb est totalement interdite en Belgique, au Danemark, en Norvège et aux Pays-Bas signale un rapport de The African-Eurasian Migratory Waterbird Agreement réalisé en 2007-2008.

    Autre problème et non des moindres : le grand gibier sauvage comme le petit gibier sauvage, pour lequel les données sont insuffisantes selon le rapport de l’Anses, présentent un risque sanitaire notamment pour les chasseurs et leur entourage qui consomment régulièrement leur viande. Le risque est accru pour les populations considérées comme vulnérables, les femmes en âge de procréer et les enfants. « Quelle que soit la matrice observée, le gibier sauvage présente des concentrations en plomb supérieures à celles observées chez les animaux de boucherie », peut-on lire dans le rapport. Une conséquence d’origine environnementale qui semble surtout liée « au phénomène de fragmentation des munitions et de dissolution des fragments ». C’est pourquoi, l’Anses recommande de limiter la consommation à trois fois par an maximum et pour les populations vulnérables d’éviter toute ingestion.

    Yves Verilhac, directeur général de la LPO, rappelle que le candidat Emmanuel Macron s’était engagé personnellement par écrit à « étendre l’interdiction des munitions qui contiennent du plomb à l’ensemble du territoire » et qu’à ce jour « et malgré plusieurs relances, il n’a toujours rien fait ». Faute de mieux, deux expérimentations de balles sans plomb ont eu lieu en Lozère et en Savoie sur la période 2017-2018, indique l’association en lien avec les fédérations de chasseurs départementales.

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