Le Cluyer (1054m) - Parc Naturel Régional du Luberon

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
740m
Durée :
1 jour

Cette magnifique balade, typique des Monts de Vaucluse vous fera tout d'abord découvrir les ruines du château de Saint-Saturnin-lès-Apt, ainsi que les aiguiers Bessons et du Cluyer. Ensuite le sommet du Cluyer sera un endroit agréable pour contempler le Ventoux, le Mourre Nègre et le petit Luberon. Le retour par le village abandonné de Travignon sera parsemé de petites Bories plus ou moins bien conservées dont la construction utilise la technique de l'encorbellement. – Auteur :

Accès

De Cavaillon :

  • Prendre la D2 en direction de Robion,
  • A la sortie de Robion, continuer sur la D2 en direction de Coustellet,
  • A Coustellet, continuer sur la D2 en direction de Gordes.
  • De Gordes, suivre la direction de Saint-Saturnin-lès-Apt, toujours sur la D2.
  • A Saint-Saturnin-lès-Apt, se garer sur un des deux parkings indiqués au centre du village.

Itinéraire

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Carnet de route

  • Carte : IGN TOP 25 3242 OT Apt
  • Tracé IGN : Le Cluyer
  • Départ : 410m
  • Point Haut : 1054m
  • Distance : 15 Km
  • Durée : 4h45

Balisage

Ruines du château - Aiguiers Bessons : Point Vert et trait Jaune (PR).

Aiguiers Bessons - Borie de la Cassette : Point Vert...Attention toutefois à l’approche du lapiaz, le point vert part alors dans toutes les directions car il y a une multitude de variantes proposées (numérotées 5,8,10...!?).

Borie de la Cassette-Croix de Bonneloy : Aucun puis Rouge-blanc (GR) sur les 300 derniers mètres.

Croix de Bonneloy-Combe du Puits du Geay : Rouge-blanc (GR) et point Vert.

Combe du Puits du Geay- St-Saturnin-lès-Apt : : Jaune et Point vert

Carte IGN TOP 25 recommandée.

Difficulté

  • Quelques courts passages sur lapiaz vers le sommet.
  • Montée peu ombragée, à éviter par forte chaleur.

Précautions

Ne pas pénétrer dans les maisons en ruines du village abandonné de Travignon : Risque d’effondrement.

Pour des raisons évidentes de risque incendie, l’accès au massif est restreint du 1 juin au 30 septembre par arrêté préfectoral, voire même interdit certains jours.

Pendant cette période, il est inutile de compter s’y rendre un jour de Mistral.

L’information du public sur la prévision du risque incendie est assurée par une borne d’information téléphonique la veille à partir de 17H au 04 28 31 77 11

Descriptif

Du parking choisi, gagner les hauteurs du village et sa chapelle. Le chemin longe les ruines du château de Saint-Saturnin-lès-Apt.

De la chapelle, prendre le sentier de montée vers les aiguiers Bessons (balisage Jaune + point vert).

Un peu avant d’arriver au aiguiers Bessons, le sentier rejoint une piste DFCI, continuer sur la piste en suivant les panneaux "sentiers des aiguiers".

Arrivé au aiguiers Bessons, quitter la piste pour gagner le Cluyer par la variante proposé (Balise puis point Vert).

  • Attention : A l’approche du sommet un petit lapiaz est présent, le point vert part alors dans toutes les directions car il y a une multitude de variantes proposées (numérotées 5,8,10...!?).

Du lapiaz, Prendre direction Est, pour rejoindre la table d’orientation toute proche.

  • Ne pas manquer sur votre gauche l’aiguier du Cluyer bien caché dans les arbres. Il a la particularité d’être recouvert par une borie.

Une fois au sommet, suivre le sentier (point Vert) qui descend direction Nord avant de rattraper la piste précédemment quittée (cote 971).

Dés lors prendre à droite, et continuer sur la piste, jusqu’ à rejoindre la balise Croix de Bonneloy (899m). en chemin vous pourrez admirer plusieurs bories dont la magnifique Borie de la Cassette.

De la balise Croix de Bonneloy, suivre le GR9 jusqu’à rejoindre la balise de la combe du Puits du Geay. En chemin vous aller traverser le petit village abandonné de Travignon avant de rejoindre une charmante petite combe sauvage.

  • Ne pas pénétrer dans les maisons en ruines du village abandonné de Travignon : Risque d’effondrement.

Arrivé à la balise combe du Puits du Geay, quitter le GR9 pour monter en direction du lieu dit le Romanet.

Du Romanet, il ne vous reste plus qu’à suivre la direction Saint-Saturnin-lès-Apt pour rejoindre le parking du départ. Cette dernière portion s’effectuera sur une petite route goudronné.

Dernière modification : 29 août 2018
Canyon (ou Gorges) d’Oppedette - Parc Naturel Régional du Luberon

A propos

Auteur de ce topo :

Site web : befakali youtube channel

Topo publié le 8 novembre 2012

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (13).
  • par Le 8 novembre 2012 à 00h21

    Très belles les bories !

  • par Le 8 novembre 2012 à 11h31

    Oui c’est vrai :), personnellement j’ai un petit faible pour celle de la Cassette et ses couleurs automnales.

  • par Le 8 novembre 2012 à 11h45

    Ah ! On dit bien "couleurs automnales" avec un s aux deux. Il me semble avoir vu "couleurs automnale" sur un topo récent.

  • par Le 8 novembre 2012 à 13h35

    Très beau topo et belles photos également, couleurs automnale ce doit être sur mon topo, je corrige quand j’ai le temps.

  • par heremeLe 9 novembre 2012 à 16h59

    Ces gensses de Paris, tous des fadas. Peut-être l’article du Figaro ci-dessous pourra-t-il mettre en complément un assent alphonsedaudesque à ton récit. Tu noteras que l’on disait LES Travignon (pas de s puisqu’il s’agit d’un nom propre, comme l’on doit écrire les Tudor, les Colonna, ... sous-entendu les gens de la famille xxx).

    • LES REPORTAGES dU FIGARO - N° 210 du mardi 28 juillet 1936.

    Un hameau abandonné attend douze « évadés » de la grande ville.

    MAIS CE HAMEAU PROVENÇAL LES TRAVIGNON N’AURA-T-IL QUE L’EXISTENCE ILLUSOIRE DE DONOGOO ?

    Apt, 27 juillet. (De notre envoyé spécial Georges Ravon).

    Le pharmacien eut un sourire que le soleil d’Apt, jouant dans les bocaux, teintait curieusement de rose.

    « Ah mon cher monsieur, vous venez pour « le » village ? Quand vous redescendrez, dites-nous donc ce qu’il en est. Parce que, n’est-ce pas, ici, nous sommes moins bien renseignés qu’à Paris ! »

    Un mouvement déplaça l’éclairage et le sourire vira au bleu, sans rien perdre de son ironie. Cette ironie, je l’avais rencontrée déjà chez le maire, qui tient son étude d’avoué sur une adorable place Renaissance, chez le marchand de journaux, chez la demoiselle de la poste, bref, chez tous ceux qui, à Apt, font et dirigent l’opinion. Pourtant, Travignon est là, tout près, accroché au flanc du Clynier, Travignon, ce hameau minuscule, abandonné depuis l’avant- guerre, qui sert maintenant de point de mire aux foules parisiennes et sollicite même l’attention de l’Académie, parce que douze jeunes artistes et intellectuels, délaissant la capitale, ont décidé de s’y installer après avoir relevé ses ruines. Les journaux marseillais ont déjà décrit la vie de ces « moines laïques » dans leur retraite. Partout on a vu dans le geste symbolique des nouveaux habitants le signal d’un retour à la terre, à la simplicité, au bonheur peut-être, d’une jeunesse fatiguée des fièvres stériles de la ville ; les ermites de Travignon, en s’évadant pour de bon, après tant « d’évasions » littéraires, théâtrales, musicales et cinématographiques, ont dévié les courants spirituels de notre pays. Et personne, ici, ne semble croire à cette révolution, qui se fait à portée de lorgnette.

    « Combien de temps pour monter au village ? »

    « Ma foi, mon cher monsieur, il y a sept kilomètres jusqu’à Saint-Saturnin. De Saint-Saturnin, avec un bon mulet, vous en avez pour une petite heure. »

    « Et. sans mulet ? »

    « Ça, mon bon monsieur, personne ne le sait ! »

    Un reflet du bocal rouge donne à cette affirmation la gravité tragique qui convient.

    • Conversations

    Saint-Saturnin, bruissant de cigales, est vidé par la sieste. Le secrétaire de la mairie semble veiller, bien seul, sur le village endormi. Il est aimable, intelligent, précis. Un Provençal de la bonne race. La brusque célébrité du hameau, qui dépend de la commune, le surprend et l’amuse.Il consulte, pour la forme, des documents qu’il sait apparemment, mot à mot, de la date au paraphe.

    « Ces messieurs de Paris, déclare-t-il ensuite, ne nous ont pas, jusqu’ici, fait des offres précises d’achat ni de location,

    « Le village n’est-il pas abandonné ? »

    « Eh oui. Mais les maisons ont toujours leurs propriétaires, et les champs aussi. Deux fois par an, ces propriétaires montent retourner la terre et semer, puis récolter le foin et la lavande. C’est d’un rendement appréciable et que, bien sûr, ils n’abandonneraient pas sans compensation. M. Sadoul (c’est l’animateur du groupe est venu visiter lesTravignon. Il les a trouva très beaux. Il est resté dans les ruines dix bonnes minutes. Depuis, nous n’en avons plus entendu parler que par les journaux de Paris. »

    « Peut-être sont-ils là-haut, ces jeunes gens, consolidant les murs, refaisant les toits, travaillant à rendre la vie aux Travignon ? »

    « Ma foi, nous en aurons le coeur net. »

    Il hésite un peu devant la chaude coulée de lumière qui tombe de l’étroite fenêtre, puis :

    « Je vous accompagne. A la grâce de Dieu ! »

    • Découverte

    Une heure et demie de marche, en suivant un sentier qui s’enroule autour des rochers, se perd dans les orties, se couche soudain, sans dé- fense, sous le soleil de plomb. Le panorama s’élargit, magnifique, émouvant. Les pentes du Luberon sont bleu pastel, les carrières d’ocre mettent autour d’Apt des taches éclatantes et la lavande tapisse les proches escarpements. Six cents, sept cents, huit cents mètres. Et brusquement, au sortir d’un taillis, voici les Travignon.

    « Faites ohé », dit mon guide, des fois qu’ils seraient là. »

    Je fais « ohé ! ». Les échos aussi. Les Travignon se taisent. Un dernier effort. La fuite éperdue des lézards. Nous y sommes.

    Le délicieux village, en vérité, pour un peintre habité du seul souci de peindre sept ou huit maisons,comment les compter lorsqu’elles enchevêtrent ainsi leurs pans de murailles, leurs enclos, leurs escaliers, patinées, dorées, coiffées de tuiles roses que retiennent de lourdes pierres grises, pour braver les colères du mistral. Des voûtes Renaissance, une loggia à l’italienne, un cadran solaire aux aimables proportions. Devant ces maisons et ces murs, un amandier au tronc fourchu, un cerisier, un poirier. L’idéal pour peindre et pour ajuster des vers.Mais pour y habiter ?

    Je pousse une porte. Un peu de gravats pleut sur ma tête. Le toit s’incline dangereusement. Il n’y a plus de parquet et il faudra refaire le plafond.à raison de cinquante francs le mètre carré. Et l’eau ?
    On la recueille sur les toits et sur les roches. Des rigoles la mènent aux « aiguiers » creusés dans le sol, protègés par des dômes de pierre. S’il pleut assez. on n’en manque point.

    Donc, on pourra boire aux Travignon. Mais qu’y mangera-t-on ? Il y a bien un four de boulanger. Mais où prendra-t-on la farine ?

    Les « ermites ne peuvent pourtant pas se nourrir de foin et de lavande. Les jeunes intellectuels parisiens ont formé le projet de trafiquer avec l’habitant, d’échanger le pain et la viande contre les tissus sortis de leurs futurs métiers et Ies poteries cuites dans leurs fours à venir.

    « Des poteries ! s’exclame mon guide. On en fabrique à Apt qui sont excellentes. On n’attend pas après les Parisiens pour mettre notre vin au frais. »

    Une pierre taillée attire mon regard. Le socle, peut-être, de la statue de l’illustre Le Trouhadec, inventeur de Donogoo, qui doit bien, aussi, être pour quelque chose dans la gloire des Travignon ?
    Non, c’est une auge, ennoblie par l’abandon.

    • Apaisements

    Les propriétaires des Travignon, « village abandonné », m’attendent devant la fontaine de Saint-Saturnin

    « Alors, « ils » y sont ? »

    Je les rassure. Car ils sont inquiets et craignent déjà de se voir frustrer d’un profit auquel ils avaient renoncé parce qu’ils le croyaient inutilisable. Ce soir ils pourront dormir sans leur fourche.

    Mais un homme, surtout, porte sur son visage un ravissement béat. C’est le facteur.

    « Avé leur idée de ressusciter les villages, trois heures de montagne tous les jours, que j’aurais dû faire pour monter le courrier ! »

    Il conclut :

    « Venez boire eun pastis. Ah brave, que vous l’avez bien mérité. Adieu, Travignon, village illusoire ! Demain nous connaîtrons les vrais« évadés ».

  • par Le 9 novembre 2012 à 20h18

    Superbe !!! merci hereme ;-)...je ne connaissais pas du tout cette histoire pour le moins burlesque, et j’imagine facilement la joie du facteur quand on lui a annoncé qu’ils ne s’y étaient pas installés.

  • par heremeLe 10 novembre 2012 à 17h02

    Heureux que tu ais apprécié. Il peur subsister quelques erreurs orthographiques ou de ponctuation, mais le texte a été généré par OCR (taux de reconnaissance moyen de 70 %) et j’ai dû corriger manuellement ; j’ai donc pu laisser subsister certaines anomalies.

  • par heremeLe 10 novembre 2012 à 20h14

    J’avais oublié : photo 16.

    Après la Galice Tous Terrains, voilà maintenant la (G)alice.P.S.

  • par Le 11 novembre 2012 à 10h03

    Oui c’est la reine du franchissement et de l’orientation...d’ailleurs c’est souvent elle qui a la carte IGN :)

  • par RegisLLLe 29 avril 2013 à 09h46

    Bonjour,
    Est-il possible de récupérer les traces GPS de cette randonnée ? (compatible avec mon GPS si possible : Garmin Geko)
    Merci

  • par Le 29 avril 2013 à 10h27

    Bonjour RégisLL,

    Il est tout a fait possible que je vous envoie cette trace GPS au format GPX. Après je ne sais pas si çà sera compatible avec votre GPS...mais je pense qu’il sagit là d’un format plus ou moins standard...je peux vous envoyer le fichier par mp si ca vous intéresse.

  • par RegisLLLe 30 avril 2013 à 09h23

    Bonjour Befakali,
    C’est sympa de m’envoyer le fichier GPX à l’adresse suivante : laurolillo@voila.fr
    J’espère que ça fonctionnera car il faut que j’utilise mon vieux logiciel cartoexplorer pour importer la trace dans mon GPS... à moins que l’on puisse faire quelque chose avec un iphone...? A voir.
    Encore merci d’avance

  • par Le 30 avril 2013 à 11h46

    Bonjour,

    Je viens d’essayer de vous envoyer à deux reprises le fichier par mp. Il semble qu’il y ai une erreur sur votre adresse mail. En tout cas, je reçois un message d’alerte m’indiquant que mon mail n’a pas pus être délivré pour le motif suivant : "Adresse d au moins un destinataire invalide"

    Je vous laisse mon mail au cas où : fa.dumas@laposte.net

  • par RegisLLLe 30 avril 2013 à 13h47

    Pouvez vous essayer sur l’adresse suivante : verolauro@yahoo.fr ?
    Merci

  • par Le 1er mai 2013 à 10h24

    Voilà c’est fait !

    En espérant que cette balade vous plaira...

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