Le Mourre Nègre (1125m), tour et ascension - Grand Luberon

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
1250m
Durée :
1 jour

Partez à la découverte du Grand Luberon et de son point culminant avec cette belle boucle au départ d'Auribeau. Une randonnée au dénivelé relativement important pour le secteur mais qui permet une immersion totale dans cette charmante petite montagne. Ainsi , au fil de la balade, vous pourrez apprécier le contraste si marqué entre ubac et adret, mais aussi profiter d'un vaste panorama depuis les pelouses sommitales. – Auteur :

Accès

  • D’Apt :

Prendre la direction de Saignon et d’Auribeau par la D48.

Rejoindre Auribeau, puis, à l’entrée du village, tourner à droite et passer devant le cimetière en suivant l’indication parking Mourre Nègre.

Se garer sur ce parking situé à droite de la balise Aire de L.Peisson (150 mètres après le cimetière).

Itinéraire

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Carnet de route

  • Carte : IGN TOP 25 3243 OT Pertuis - Lourmarin
  • Tracé IGN : Le Mourre Nègre, tour et ascension
  • Départ : 587m
  • Point Bas : 565m
  • Point Haut : 1125m
  • Distance : 17,5Km
  • Horaire : environ 6h
  • Nota : Le tracé proposé est issu de la liste des randonnées obligatoires du Centre National de Ski Nordique et de Moyenne Montagne dans le cadre de la préparation au probatoire du diplôme d’état d’alpinisme-accompagnateur en moyenne montagne. Plus d’infos

Balisage

  • Parking - Cote 1017 : Jaune (PR)
  • Cote 1017 - Mourre Nègre : Aucun
  • Mourre Nègre - Couleton - Vallon de la Fayette : Blanc/Rouge (GR)
  • Vallon de la Fayette - L’Amourralhadou - Cote 665 : Jaune (PR)
  • Cote 648 - Parking : Aucun puis Jaune (PR)

Difficulté

  • Éviter les fortes chaleurs.
  • Montée assez soutenue jusqu’au sommet du Mourre Nègre.
  • Descente en versant sud ravinée par endroits.
  • Dénivelé important.

Descriptif

Du parking, rejoindre la balise L.Peisson puis suivre la direction du Mourre Nègre par la piste goudronnée (balisée jaune) qui monte rejoindre quelques villas avant de devenir un large sentier.

Après 800 à 900 mètres, on rejoint une intersection où le balisage sur un arbre nous incite à rejoindre le Mourre Nègre par la gauche.

Ignorer cette invitation pour continuer tout droit par un sentier assez raide qui va rejoindre la piste sommitale à la cote 1017.

Là, suivre sur 20 mètres la piste à gauche pour la quitter aussitôt à l’approche des pins par le sentier de droite. Immédiatement ce sentier se divise en trois embranchements et il faut alors suivre le sentier le plus à gauche qui monte rejoindre directement la borne IGN et le relais du Mourre Nègre à travers les pins.

Du Mourre Nègre, redescendre en direction de la piste visible à l’est et rejoindre la citerne DFCI.

Suivre alors à droite la piste et le GR sur 300 mètres, puis quitter la piste et continuer sur le GR en direction de l’est jusqu’à rejoindre la balise de la Basse de Cabrières.

À cette balise, descendre par le sentier de droite au milieu des buis et rejoindre la balise du Couleton. Ce sentier comporte des petites portions ravinées.

Au Couleton, suivre la piste à droite qui descend vers Cabrières-d’Aigues sur environ 100 mètres et rejoindre une intersection.

Tourner alors à droite et continuer à suivre le GR qui va passer devant la ferme des Courbons et longer une grande partie du versant sud du Grand Luberon jusqu’à rejoindre la balise Vallon de la Fayette (proche cote 615). En chemin être attentif au balisage sur les arbres pour ne pas tomber dans une fausse piste.

Suivre alors à droite la direction de l’Armourralhadou par le large sentier qui remonte dans le vallon de la Glacière.

Après 1,5 kilomètres, ne pas louper le balisage sur un chêne qui nous invite à quitter ce large sentier par un sentier plus discret présent à gauche.

Suivre cet étroit sentier qui remonte et va rejoindre une piste 150 mètres au sud de la balise l’Armourralhadou .

Tourner alors à droite et rejoindre la balise l’Armourralhadou par la piste.

Descendre ensuite dans le vallon de la Femme Morte en direction des Fondons.

Après 2 kilomètres environ, le sentier longe le lit d’un petit ruisseau (souvent à sec), le traverse (cote 648) avant de remonter un court instant.

Au bout de cette courte ascension, repérer et prendre à droite le sentier marqué d’un croix jaune sur la dalle rocheuse. 100 mètres plus loin le sentier se divise en deux et il faut alors suivre à gauche le sentier au milieu des chênes blancs qui va rejoindre la piste située à l’ouest de la chapelle Saint-Pierre.

Suivre cette piste à droite sur 400 mètres environ et rejoindre une intersection située 50 mètres au sud de la chapelle Saint-Pierre.

Là, il ne reste plus qu’à redescendre par le sentier de gauche pour rejoindre le parking de départ.

Dernière modification : 29 août 2018
Le Mourre Nègre (1125m) par le versant nord - Grand Luberon

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Topo publié le 14 avril 2015

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

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  • par Le 18 avril 2015 à 01h47

    Histoire et légendes.

    • Auribeau -le site de Saint-Pierre (chapelle romane fin du XII siècle).

    Un acte dans un cartulaire du sud-ouest indique que le "castrum d’Auribeau" existe dès le début du XIe siècle. La plupart des ruines visibles aujourd’hui, enceinte et donjon, appartie,draient au XIIe siécle.
    En 1158, dans les archives pontificale d’Adrien IV, apparaît le nom d’Auribeau et de son église médiévale du nom de chapelle Saint-Pierre. Un texte de 1242 indiquant "Auribeau église et château" confirme que le village existait à cette époque.
    Des sources écrites disent qu’en 1333 le castrum d’Auribeau est inhabité et ses terres sont rattachées à Saignon.
    Les fouilles attestent une présence humaine celto-ligure à Auribeau il y a 2600 ans.

    Dans une monographie "La combe de Lourmarin (Vaucluse) : étude de stratégie ancienne et de fortification, C. Moirenc, 1875", l’auteur écrit que le fort est d’origine romaine, ce qui est infirmé par les fouilles.

    Voir article http://www.auribeau.com/site-medieval/pages/fouilles-f.html

    • La femme morte.
      Il existe à l’est de la Combe de la Femme Morte le coteau de Bruni(y)
      La légende raconte que l’aven de Bruni est une porte vers l’au-delà. Autrefois une femme du pays, ayant perdu son mari, venait régulièrement y réclamer le retour du défunt. Un soir son spectre lui apparut. Il lui expliqua que pour un mort il était impossible de revenir de l’au-delà mais qu’elle pouvait l’y rejoindre. Elle est donc entrée dans l’aven, nul ne l’a jamais revue.
    • S’imprégner du Luberon.
      Lire "Le Mas Théotime" de Henri Bosco, l’après-midi à l’ombre des pins et à l’heure des cigales.

    Extraits.

    "En août, dans nos pays, un peu avant le soir, une puissante chaleur embrase les champs. Il n’y a rien de mieux à faire que de rester chez soi, au fond de la pénombre, en attendant l’heure du dîner. Ces métairies, que tourmentent les vents d’hiver et que l’été accable, ont été bâties en refuges et, sous leurs murailles massives, on s’abrite tant bien que mal de la fureur des saisons."

    "Depuis dix ans j’habite le mas Théotime. Je le tiens d’un grand-oncle qui portait ce nom. Comme il est situé en pleine campagne, la chaleur l’enveloppe et, du moment que juillet monte, on n’y peut respirer avec plaisir qu’aux premières heures du jour ou bien la nuit. Encore faut-il qu’il passe un peu de brise. Alors on peut se tenir près de la source, sous le buis, car c’est là qu’on rencontre un air doux, qui sent l’eau vive et la feuille.
    J’étais seul et je jouissais de cette solitude qu’exaltait la chaleur environnante.
    Tous les volets mi-clos, dans la maison, il faisait assez frais. À peine si parfois on entendait le frémissement d’une mouche énivrée par un rai de lumière qui filtrait d’une fente.
    Dehors, l’air flambait en colonnes de feu et, du côté de l’aire, entre les meules, montait une odeur de blé et de fournaise. "

    "Elle aimait la maison. Souvent elle se tenait dans sa chambre, car la saison était devenue chaude et déjà, sur les aires, le soleil brûlait.Pourtant elle ne descendait que rarement vers la source ; elle prétendait que les eaux, même limpides, ne sont pas toujours amicales.Il est vrai qu’on ne sait jamais d’où elles viennent, quand elles jaillissent ainsi de la terre ; et peut-être y-a-t-il, non loin de leur résurgence, un abyme où des rivières souterraines alimentent de leur courant silencieux des profondeurs liquides, que nul n’a jamais explorées, et qui dorment à notre insu, noires et lourdes de menace, dans quelque caverne de la montagne ? Près des sources, disait Geneviève, on perd la raison."

    Est-ce le mas peint par Paul Cézanne ?
    http://asautsetagambades.hautetfort.com/media/02/01/646610345.jpg

  • par Le 18 avril 2015 à 10h54

    Salut Hereme,

    Merci pour toutes ces infos historiques, légendaires et littéraires.

    Pour le mas peint par Paul Cézanne, il y a, à l’évidence, une forte ressemblance avec les descriptions faites par Henri Bosco sur la mas de Théotime. De toute manière, la quasi-totalité des mas provençaux peuvent correspondre avec cette description si d’aventure le mas de Théotime avait réellement existé. Et oui l’été par chez nous, l’air peut y être brulant.

    Pour la femme morte, je me doutais bien que tu nous trouverais une petite anecdote dessus.
    N’ayant pas connaissance de personnes mortes de froid sur le Mourre Nègre, je m’attendais à une histoire d’avens mais je pensais qu’il s’agissait d’un lieu punitif pour les femmes adultères d’antan (cf l’abîme de Cruis - montagne de Lure). Mais, là je suis stupéfait. Nous avions en fait affaire à un suicide.

    Enfin, pour la chapelle romane et le château, nous y sommes allés avec Galice. Mais comme le site est en travaux actuellement (restauration - chantier interdit au public) je n’ai pas rajouté de photos de ce court aller-retour. Si tu le souhaite je peux t’envoyer quelques photos par mail.

  • par Le 18 avril 2015 à 19h05

    Salut Fabien.
    Ce n’est pas ma faute si tu présentes des topos avec plein d’histoire/légendes associées.
    La description du mas Théotime est effectivement un générique que l’on peut adapter aisément à ce que l’on voit et ressent simultanément.
    Bien sûr que je suis toujours preneur de photos / textes complémentaires. Mais je ne sais pas si tu peux donner lesdites photos en pièces jointes via le site d’échanges.
    Sinon tu m’envoies un message en privé sur AR et je te répondrai en messagerie.
    Je vais m’intéresser de ce pas à la croix de Marcou ; je suis sûr qu’il y a des choses à découvrir.
    Peux-tu m’envoyer l’adresse pour l’abîme de Cruis que je ne connais pas a ("a" sans accent grave, c’est du latin) priori ?

  • par Le 19 avril 2015 à 10h07

    Je t’ai envoyé 3 photos du site de la chapelle Saint-Pierre sur ta boite mail, n’hésite pas à me prévenir si elles ne te sont pas arrivées.

    Pour l’abîme du Cruis, je ne connais pas sa situation exact mais juste son histoire légendaire.

    Il aurait été bouché par les gens de Cruis il y a plus de 100 ans.

    Cf http://catherinearnoux.perso.neuf.fr/ahp/cav_rep/rousti_rep/cruis.htm

  • par Le 19 avril 2015 à 15h39

    Photos bien reçues ; Quand à l’abîme de Cruis, je l’avais oublié celui-là, mais j’en avais parlé dans mon commentaire sur ton topo "Sommet de l’Homme" ( https://www.altituderando.com/Sommet-de-l-Homme-1637m-et-Contras ) :
    • par hereme – le 26 novembre 2013 à 17h28
    Histoire et Légendes.
    "... Le plus célèbre aven de Lure était l’abîme de Cruis dont le diamètre atteint 33 mètres. Il est entouré de légendes. Les vieux du village disent qu’on y précipitait les femmes adultères, que le prieur de l’abbaye qui voulut l’explorer fut rendu fou par les spectres qui hantaient ce gouffre, enfin qu’un pâtre et son troupeau y avaient été engloutis et que la Fontaine de Vaucluse avait recraché le bâton du berger. Son entrée est aujourd’hui comblée. "
    (Jean-Paul Clébert, Provence mystérieuse, Éd. Tchou, Paris, 1979.

    On en trouve la trace référencée dans les " Annales de Géographie. 1953, tome 62, n°333. pp. 382-387 ". : "Bulletin périodique du Comité National de Spéléologie (extraits). — 3e année, n° 1, janvier-mars 1953 : R. Aubaret, Les colorants ; Pierre Martel, L’abîme de Cruis ou l’histoire et la mort d’un gouffre ".

    Par messagerie, je te transfère extrait de mes archives un livre sous format pdf qui t’intéresseras peut-être :
    "Au bon soleil" (contes provençaux) de Paul Arène - 1881

    La mort de Carmentran - Le jas d’Entrepierres - L’arrestation du trésor - Curo-Biasso - Les haricots de Pitalugue - Mes hirondelles - Le vin de la messe - Histoires d’hermites - Le bon tour d’un saint - Le chapeau de Sans-Ame - Les abeilles de M. le curé - Les cent heures - Vieille noblesse - Les pigeons au sang - Le bon voleur de Giropey - Mon ami Naz - L’Homme-Volant - Les ânes malades - Le lapin du cousin Anselme - Fruits de mer - Escargots d’Afrique - Les saules de M. Sénez - Le moulin de Fuston - La vieille maison, - Le crucifix de soeur Nanon - Le saint des rouges - Drôles de pénitents - Déjeûner anthropologique - Une pêche àl’areston - L’homme de Cadenet - Le mistral et le Rhône - Le vent du soleil - Le pays de Mireille - Conseils au départ - Rêverie en crau - m. Au pays bleu - La maison de Garibaldi - Les Jésuites à Monaco - Pèlerinage - Flânerie dans Rome.

  • par Le 20 avril 2015 à 07h33

    Oui je n’avais pas oublié ton commentaire sur cet aven.

    Merci pour les contes provençaux que j’ai bien reçus. Je prendrai le temps de les lire très bientôt.

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