Les Alpettes (1413m) et Niremont (1514m) en boucle par Semsales

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
712m
Durée :
demi-journée

Une randonnée facile sur des reliefs tout en rondeurs dans un secteur préservé, traversant des alpages, forêts de mélèzes et tourbières. – Auteur :

Accès

Sur l’A12, sortir à Châtel Saint-Denis (sortie n°2). Traverser cette commune puis rejoindre Semsales par le nord (à 5km en direction de Bulle). Au centre de Semsales, prendre à droite au niveau du clocher de l’ancienne église et se parquer au mieux dans le village. Poursuivre jusqu’au pont qui franchit la rivière de la Mortive (916m).

Précisions sur la difficulté

  • Aucune difficulté sur ce parcours. Les pentes sont modérées à très modérées et le relief assez peu marqué.
  • L’itinéraire traverse des zones de tourbières sur le Niremont.

Les infos essentielles

Carnet de route

  • Carte : Swisstopo 1244 Châtel-St-Denis 1:25000
  • Tracé Swisstopo : Les Alpettes - Niremont
  • Altitude de départ : 916m
  • Altitude des sommets : 1413m et 1514m
  • Dénivelé cumulé : 712m
  • Distance : 15,5km

Balisage

  • Parcours balisé par des losanges jaunes (arbres) sur les passages forestiers. Panneaux directionnels aux points stratégiques et bifurcations.
  • Un total de 3km (sur 15,5km) se déroule sur route bitumée (trafic très faible voire inexistant)

Itinéraire

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Semsales – Les Alpettes

Franchir la rivière de la Mortive et prendre à droite 150m après le pont. Une route bitumée devient rapidement piste carrossable. Elle est bordée d’arbres et remonte la Mortive sur sa rive droite.

La piste passe un chalet à 1020m et une bifurcation se présente à l’altitude 1065m. Prendre alors à gauche au niveau d’un panneau et suivre la direction "Les Alpettes ‒ Bulle".

On entre dans une zone forestière par une piste carrossable qui rétrécit et se détériore progressivement. Environ 120m plus loin, laisser sur la droite la piste qui mène au chalet de Tiapana.

Entre 1215m et 1275m, la sente quitte la forêt et traverse une zone de pentes herbeuses avec broussailles.

Après un nouveau passage en forêt, on rejoint une route bitumée au niveau d’une bifurcation à l’altitude 1320m.

Prendre à gauche (balise) sur cette route qui atteint au bout de 600m le grand chalet des Alpettes (1335m) avec son toit en tavillons.

Du chalet, on remonte au nord-est les immenses pentes herbeuses pour passer la croix sommitale (1403m). Continuer sur 650m pour rejoindre la point haut des Alpettes (1413m).

Les Alpettes – Niremont

Retour au chalet des Alpettes puis sur la route bitumée jusqu’à la bifurcation (1320m).

On prend alors à gauche pour une remontée, toujours sur route bitumée, vers le chalet de la Goille au Cerf (1380m).

Juste après le chalet, on quitte la route pour une sente qui gravit plein ouest une pente un peu plus raide qui permet d’accéder à la très large crête du Niremont.

Vers 1440m, l’extrémité nord de la crête est matérialisée par une récente croix en bois.

On s’oriente alors au sud-sud-ouest. La pente faiblit puis devient nulle.

Environ 450m après la croix, on traverse à nouveau une zone forestière sur 900m dans laquelle évolue le très beau sentier botanique "Les Mauvaises Places".

À la fin du sentier botanique (1460m), on arrive sur les belles pentes nord et tourbeuses du Niremont.

On passe le chalet du Niremont (1486m) juste avant d’atteindre le sommet du Niremont et sa croix en bois (1514m).

Du Niremont, très belle vue à l’est sur quelques sommets des Préalpes fribourgeoises comme le Moléson, Teysachaux et les Vanils, entre autres. Vue plus lointaine mais dégagée sur le Chablais et le Jura.

Du sommet, possibilité de rejoindre par la direction ouest-sud-ouest un autre point haut (1493.5m), d’où une vue toute autre s’ouvre sur le Léman.

Niremont – Semsales

Du sommet du Niremont, descente au nord-nord-est sur une sente qui traverse un vaste secteur tourbeux.

Arrivée au chalet des Prévondes à 1320m et retour sur une route bitumée que l’on parcourt sur 300m.

On reprend ensuite une piste sur la gauche (point 1305) au niveau d’un autre chalet.

Par une pente un peu plus marquée, on passe le chalet de Moille Vieille (1230m) puis la chapelle en bois de Notre-Dame de Niremont (1193m) qui se trouve sur la droite.

Vers 1140m, la piste traverse à nouveau une zone forestière. En marge de cette piste, le récent sentier didactique Traîna Manchou suit le même cheminement et permet une descente plus jolie sur copeaux de bois et escaliers en rondins.

Passage devant le chalet de Pra Roud puis on retrouve une route bitumée vers 995m.

Après 300m, prendre alors à droite à l’intersection pour rejoindre le pont de la Mortive et boucler ainsi le parcours.

Dernière modification : 26 mai 2018

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 15 novembre 2013

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 15 novembre 2013 à 10h58

    Sortez les raquettes, les grands espaces nous attendent.

  • par Le 10 décembre 2013 à 15h05

    Salut Dakota.
    Dans la découverte de la Suisse, un peu d’écologie au Niremont.

    Extrait de "La Gruyère" du Jeudi 22 juillet 2010

    • La tourbe de Rathvel soigne le Niremont

    ÉCOLOGIE.
    Pour revitaliser la tourbière semsaloise, 60 m3 de tourbe extraite des gouilles de Rathvel ont été acheminés au sommet du Niremont.

    ... La tourbière du Niremont, asséchée par des canaux de drainage datant de l’après-guerre, retrouve peu à peu sa vitalité d’antan grâce à l’apport direct de matière première. « C’est rare de trouver de la tourbe excavée qu’on peut utiliser sur un autre site à revitaliser. ... Cette chance a été offerte par les travaux d’aménagement des gouilles de Rathvel, qui ont permis l’extraction de quelque 240 m3 de tourbe ...
    ...
    ... 60 m3 ont finalement rejoint les hauteurs du Niremont. .... Nous n’avons pu effectuer que deux rotations par hélicoptère ... Le reste a été acheminé par des véhicules à chenilles.
    D’un point de vue écologique, acheminer de la tourbe au sommet d’une montagne avec des véhicules motorisés est une aberration. ... Mais il faut savoir que les tourbières sont de véritables pièges à CO2. En les revitalisant, on parvient à stocker le gaz à effet de serre dans la masse végétale accumulée, réduisant ainsi son évaporation dans l’atmosphère. »
    ... trois étapes. Décaper les fossés de drainage en mettant de côté la végétation, installer et tasser la tourbe, remettre la même végétation par-dessus. « Combler les fossés permet de conserver l’humidité nécessaire à la tourbière. Mais, dans les années 1950, c’est plus de douze kilomètres qui ont été creusés pour assécher le haut-marais en vue de son exploitation. On en a comblé 500 mètres ... Un travail exigé par une ordonnance fédérale de 1991, demandant aux cantons d’assurer la régénération des hauts-marais d’importance fédérale, comme ceux du Niremont ou du Crêt (lire cidessous).

    • Le sentier bientôt terminé
      ... réfection du sentier des Mauvaises Places, qui chemine sur un peu plus d’un kilomètre à travers la tourbière ... (La Gruyère du 17 juillet 2008). Les 240 mètres de cette année, aménagés par le service forestier communal, ont été achevés hier. Ne resteront que 180 mètres l’an prochain pour que le sentier des Mauvaises Places soit… bien en place.
    • Revitaliser dix mille ans d’histoire
      Si la planète a plus de quatre milliards d’années, la tourbière du Crêt avoisine quant à elle les dix mille ans. Et avec les travaux de revitalisation arrivés à leur terme, elle devrait encore traverser de nombreux siècles. ... coupes de bois, installations de barrage ou pose de passerelle aux Mosses-d’en-Bas (La Gruyère du 4 juin 2009).
      Les premiers effets de ces mesures sont bel et bien visibles. « Nous sommes à nouveau dans une zone de marais, indique JG, biologiste, membre de la commission de gestion de la tourbière. Pour preuve, les mélèzes et les bouleaux sont en train de mourir, car ils ont trop d’eau. » La colonie de grenouilles qui barbotent dans la boue, ou encore la présence de certains végétaux confirment que la zone revient à son état originel de haut-marais ou tourbière.
      Au rythme d’un millimètre par année
      Parmi ces espèces spécifiques : la sphaigne (sorte de mousse) et les carex, dont la laîche à long rhizome (plante dont les fleurs sont des épis). « C’est un des derniers sites en Suisse où l’on trouve cette espèce rare » ...
      Ce n’est pas évident d’expliquer que nous protégeons le patrimoine en coupant la forêt et en inondant des zones. » ... « La tourbière est constituée de mousses qui se remplissent d’eau ... L’accumulation de cette tourbe pousse d’un millimètre par année. »
  • par Le 13 décembre 2013 à 13h19

    Histoire et Légendes.

    • Semsales.
      Le nom du village apparaît au XIIe siècle dans un document écrit : une bulle pape Alexandre II du datée de 1177, par laquelle il annonce qu’il prend sous sa protection les terres et les constructions qui appartiennent aux moines du Grand-Saint-Bernard, lesquels entretenaient prieuré au lieu-dit « Septem Salis » (les 7 sources salées, bien que rien n’en ait jamais attesté la présence).

    Entre 1602 et 1622, le Chapitre de St-Nicolas de Fribourg, devenu le "protecteur" de Semsales, a supprimé certains anciens droits. Notamment, les habitants ne pouvaient plus se servir librement du bois nécessaire à la construction ou au chauffage. Ils prirent donc l’habitude de sortir la nuit pour aller se servir du "bois de lune", d’où leur sobriquet : "Trèna Manchou, lor dè bou" ("Traîneurs de luges, voleurs de bois").

    • La catastrophe de Semsales
      Il y avait à Semsales un prêtre mal aimé des paroissiens. Lorsqu’il tomba malade et près de succomber, il ne vit autour de lui aucune marque de compassion. Les chants profanes retentissaient bruyamment dans le village et jusque sous les fenêtres du presbytère.

    Le vendredi de novembre de l’an 1292, lors de son enterrement, nul ne se dérangea. La messe terminée, le clergé part de la chapelle pour se rendre au cimetière. Derrière le corbillard, seule une vieille dame prie et pleure, redoute l’avenir de ce village impie et non respectueux.

    C’est alors que des nuages accourent du fond de l’horizon, recouvrent la montagne, l’obscurité s’étend. Au moment même où les prêtres entonnent le De profundis, c’est la catastrophe : un gigantesque éboulement. En un rien de temps, chaque maison est devenue une tombe, chaque chambre un cercueil. Seul un silence de mort répond à la vengeance divine. Le village entier est transformé en cimetière, puisque personne n’a accompagné le prêtre pour son dernier voyage.

    Dès lors, la montagne s’appela " Niger Mons" (Noire Montagne), qui s’est déformé en Niremont. Lors de l’éboulement, une eau abondante issue des entrailles de la terre forma un ruisseau menaçant et dévastateur, appelé "Mortua aqua" (eau morte, mais il faudrait entendre plutôt "eau de la mort"), qui a donné Mortigue, Mortivue.

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