Tour du Dhaulagiri/Thapa Peak (6032m)

Difficulté
Difficile
Dénivelé
3500m
Durée
3 jours et plus
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Avertissements et Droits d'auteur

Trekking se déroulant dans le massif du Dhaulagiri, à l'ouest des Annapurna.

Accès

Départ Beni, arrivée Jomsom.

Itinéraire

Présentation

A l’ouest de l’Annapurna, surplombant la Vallée de la Kali Gandaki, le relief du massif du Dhaulagiri barre l’horizon. Après avoir remonté la Vallée de la Kali Gandakhi, il faut bifurquer vers l’ouest et s’enfoncer dans la Vallée très boisée de la Myagdi Kola.
Quelques communautés villageoises s’accrochent aux pentes escarpées... Elles disparaissent quand arrive la haute montagne...

Ce trekking peak est l’occasion d’une aventure sauvage, dans une région encore isolée.

Le trekking

Départ de Beni avec un jour d’avance sur le planning, déjà le temps semblait instable et Mulal (responsable de l’agence Churen Himal à KTM) voulait profiter du beau temps le plus possible.

Au lodge, nous avons rencontré M. Min bahadur sherchan, qui est l’homme le plus âgé au monde à avoir gravi l’Everest à 77 ans. Il repartait en expédition dans un mois pour le gravir à nouveau. Cela fut une rencontre très émouvante.

La marche débute parmi les cultures en terrasses dans des basses collines, dans un climat subtropical.
L’on passe les villages de Babiyachour, Naumane, Naura Bhar. Progressivement, apparaissent des forêts de bambous et de rhododendrons, puis de pins. Le chemin se faufile le long de la Myagdi kola, parfois cernée de montagnes escarpées, puis de pâturages en pierriers qui rejoint le royaume austère et grandiose des glaciers.

Boghara, 2080 m : nous avons laissé le dernier village de la vallée. C’est là que j’ai placé les stickers d’Altituderando (voir photo).

Dobang, 2500 m : maisons isolées avec une super clairière au milieu d’une immense forêt, très bon bivouac, atmosphère reposante, calme.

Sallaghari, 2800 m : c’est un vrai nid d’aigle, surplombant la vallée avec vue sur le torrent (et son fracas permanent). À partir de là, nous avons pris des chutes de neige journalières, surtout en fin d’après-midi.

Italian base camp , 3600m : situé au pied de la face sud-ouest du Dhaulagiri. Plus de 4 km de pentes, de glaciers suspendus, de couloirs au dessus de la tête. On se sent vraiment tout petit dans cet univers.
À partir de 13 h le mauvais temps s’est installé et il neigeait.
La journée de repos s’est faite ici .

Japanese base camp, 4200 m : là, nous avons essuyé une grosse tempête de vent, de neige, bref des conditions hivernales à cette époque avancée de l’année. Le bivouac ressemblait plus à un camp de survie. Les prévisions météo n’avaient pas de quoi faire voir l’avenir avec sérénité (depuis déjà quelques jours).
Après discussion avec Mulal, nous avons décidé de redescendre, sage décision.
Dans l’adversité des éléments déchaînés autour de ces deux tentes, l’entraide devient un élément fort, le partage également. Tout le monde se retrouve dans la même galère.

À partir de cet épisode, la fin du trek a pris d’autres allures, avec beaucoup moins de réserve de part et d’autre. Ce qui a entraîné encore plus d’échanges et des relations plus solidaires.
Il nous a fallu deux jours de descente rapide pour à nouveau se retrouver à Boghara à 2000 m. Il nous avait fallu 5 jours pour le même trajet durant la montée.

Il ne restait plus qu’à rallier notre point de départ Béni, et de profiter de ce beau pays et de ces gens merveilleux.
Avant de rentrer sur Katmandou, quelques jours à Pokhara et hop, le tour est joué.
Cette aventure humaine a tenu toutes ses promesses.

Dernière modification : 8 juin 2012