Trek de Quilotoa (Insilibi / Chugchilan /Quilotoa)

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
Non renseigné
Durée :
2 jours

L'Equateur est un pays fabuleux pour les amoureux de montagne. Nous décidons de passer quelques jours sur les hauteurs : tout d'abord sur les pentes verdoyantes de la région réputée de Quilotoa. Nous partons du petit village de Insilibi pour rejoindre Chugchilan. Puis passage par la laguna de Quilotoa. – Auteur :

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Le départ de ce trek se fait du village d’Insilibi à 3 heures et demi de bus de Latacunga par des pistes impressionnantes.

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Nous voici donc à Latacunga , ville centrale du pays, après plus de 10h de à travers la cordilliera, où notre chauffeur de bus a joué avec nos nerfs en passant à quelques centimètres de précipices béants, en doublant à l’aveugle dans des épingles à cheveux, ne faisant guère attention aux interjections des différents passagers, avec toujours en musique de fond cette éternelle musique couplée au son saturé du poste de TV détraqué nous projetant un navet américain. Les voyages, dans cette partie de l’Equateur sont longs mais inoubliables.

Latacunga est une ville fourmillante surtout en cette veille de marché. Ce sera notre base de départ pour notre trek jusqu’à la Laguna de Quilotoa et quelques jours plus tard l’ascension de l’Iliniza Norte.
Nous résidons au Résidential Santiago, qui n’a de résidentiel que le nom. La chambre est une véritable alcôve ou 2 lits doubles improbables ont été posés. La décoration est à la hauteur de l’endroit.. La propriétaire est par contre charmante (malgré la cinquantaine passée) mais ses réponses évasives à nos questions détaillées sur le trek envisagé, nous laissent à croire qu’elle ne ferait pas la guide idéale.
Avec ses maigres informations mais le topo en poche, nous voilà partis pour rejoindre la gare terrestre où nous récupérons de justesse le bus unique de la journée qui rejoint Insinlivi.

Nous qui pensions que la destination était touristique, nous voilà encore, à notre grande satisfaction, dans un bus aux couleurs locales, entourés de paysans ayant vendus leurs maigre production au marché du matin. Après une heure de piste correcte, nous voilà dans des gorges profondes, ou nous ne devons notre salut qu’à la dextérité du chauffeur. Nous traversons quelques villages, sans savoir réellement où nous sommes. Après 3h30 de pistes, nous voilà donc enfin débarqués sur la place principale de ce petit village d’altitude. L’impression est saisissante, nous voilà comme embarqués dans un western de Sergio Léone. Le village nous parait désert, un léger vent nous accueille, la place est vide. Seule un groupe d’une quinzaine d’adolescents nous dévisagent dans un silence presque inquiétant. Nous rejoignons le petit groupe, qui nous indique la seule auberge du coin.

« Je crois que l’on va finir par dormir dehors » lance Vincent, qui se retrouve devant la porte d’entrée, belle et bien fermée. Après avoir alertés quelques villageois, nous voyons apparaître un jeune de 8 ans qui nous ouvre les portes ! Ouf ! Ses parents arrivent une heure plus tard. Nous comprenons rapidement qu’il aurait été préférable d’annoncer notre arrivée.

La soirée est douce et paisible. Nous nous emparons une fois de plus d’une guitare qui traîne pour enchaîner quelques airs de chez nous, à la plus grande joie des trois enfants de la maison qui s’endorment presque à nos côtés. Le repas est sublime.

Le lendemain, nous voilà partis pour notre premier jour de marche à plus de 3000m dans un décor de verdure et sous une pluie fine.

Notre objectif du jour : le village de Chugchilan. L’opération semble assez délicate, et nécessite une attention particulière dans un dédale de chemins où n’existe nulle indication. Nous consultons la boussole très régulièrement.
Nous croisons quelques paysans qui nous indiquent des chemins inverses de ceux indiqués sur le plan. J’aurais tendance à les croire. « N’oublie pas qu’ils t’indiquent un chemin mais tu ne leur as pas dit ou tu voulais aller » .... Effectivement, Thierry, tu n’as pas tort.

Après une montée harassante à plus de 3000m, nous replongeons sur le cours d’eau en contrebas. Nous traversons un pont branlant puis décidons de manger un peu. Nous sommes sur les berges du torrent. Nous ne sommes plus très loin de Chugchilan, et le fait de ne pas s’être perdu est un vrai soulagement. Nous remontons les pentes raides pour arriver à un petit village ou nous rencontrons une allemande qui travaille dans une association locale. Elle nous propose de nous accompagner jusque Chugchilan. Nous acceptons volontiers l’invitation. Le décor est sublime. Différentes tonalités de verts tapissent les montagnes. C’est l’Equateur des cartes postales !
Nous finissons par arriver à l’hostal juste avant des trombes d’eau. La soirée est festive, le cousin de Sergio, le propriétaire, est de passage avec sa guitare et son groupe de musiciens. Les airs entonnés prennent aux tripes. Un véritable moment de bonheur arrosé par l’alcool de violette de l’un des participants.

Sur les conseils de Sergio qui nous déconseille de faire l’Aller Retour jusque Quilotoa, nous reprenons le seul bus de la journée à 4h du matin ! Après 2 h de pistes encore chaotiques, nous arrivons au dessus de la laguna pour le lever du soleil. Le temps est malheureusement relativement mauvais nous faisant craindre de manquer le spectacle. Mais l’impression reste unique : la Lagune est situé à 3600m d’altitude au fond d’un cratère immense.

« Magnifique » lâche Thierry « allez, on fait un petit tour en bas ». Le petit tour s’avère être une plongée de 400m à l’intérieur du cratère. Les installations (même basiques ») au fond du cratère nous font craindre un avenir sombre.
Le temps passe et il est temps de repartir car nous ne maîtrisons par le tracé du retour, dessiné à la hâte la veille par une fille qui travaille dans une association locale.

Nous longeons le cratère par les crêtes avant de rebasculer sur le petit village de . Les paysages sont superbes. Nous arrivons quelques heures après sous une pluie diluvienne à Chugchilan.

Dernière modification : 16 mai 2018
Iliniza Norte (5126m)

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 19 octobre 2009

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 24 octobre 2009 à 18h03

    Superbe,

    je ne pensais pas que c’était si vert, à lire le récit, je comprends pourquoi...

  • par Le 4 août 2013 à 16h30

    Salut,

    Vous l’avez fait en 2 ou 3 jours ? A quelle saison ? Ca à quand même l’air dur de ne pas se perdre,non ? Tu crois qu’on peut trouver un guide (je parle espagnol) dans les villages pour chaque journée ? Merci ! On part le 19 août.

  • par Le 4 août 2013 à 17h19

    Salut Steph !
    En 2 jours en arrivant la veille à Insilibi.
    >> Insilibi - Chugchilan Jour 1
    >> Chugchilan jusque Quilotoa en bus puis retour à pied.

    Oui effectivement, on peut se paumer assez facilement, on avait un topo en anglais, on s’en bien tiré au final. Oui, cela doit être possible de trouver un guide. Nous l’avons fait en début d’année (janvier).
    Allez bon trip ! c’est que du bonheur !

  • par Le 4 août 2013 à 18h52

    Merci ! Pour quelle -bonne ou mauvaise ;-) - raison l’avez-vous fait dans ce sens ? Dans les topos, c’est surtout dans l’autre sens, peut-être est-ce moins paumatoire ?§ ?

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