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Jumeau de Faraut (2517m) par la rampe des Ailes, en boucle par la Brèche de Faraut

Auteur : michel
Source : https://www.altituderando.com/Jumeau-de-Faraut-2517m-par-la-rampe-des-Ailes-en-boucle-par-la-Breche-de-Faraut

D'une sauvagerie rare, cet itinéraire improbable figure parmi les plus spectaculaires des Alpes. Une fois n'est pas coutume, c'est en utilisant les opportunités du relief que l'on parvient à gravir cette imposante muraille. Souvent délicate, parfois intimidante, éminemment grandiose, cette course d'anthologie envoûtera les amateurs de wilderness. Une ascension qui transpire l'âme du Dévoluy !

Accès

N.85 que l’on quitte au niveau du pont de la Guinguette. Emprunter la D.57, direction Le Glaizil puis tourner à gauche pour atteindre le hameau de Pouillardencq.
En haut du village, suivre une piste forestière que l’on suit sur environ deux kilomètres.

Les infos essentielles

Précisions sur la difficulté

« Véritable course de montagne, longue et engagée, sur un terrain souvent raide et délicat. » Pascal Sombardier

Le niveau de difficulté correspond à la cotation T5 décrite par Camp to Camp.

Une aventure qui requiert :

Conditions d’engagement :

N’oubliez pas de partir couvert car l’exposition aux chutes de pierres est importante :

Equipement : casque, corde 30/40m et quelques sangles.

Itinéraire

La marche d’approche

Vers 1160m, se garer dans le sous-bois. Plus haut, la piste forestière devient éprouvante pour les véhicules.

Le chemin, qui effectue quelques lacets, s’oriente plus généralement au sud-ouest.
Privilégier cette direction au croisement d’autres pistes.

Après un virage, la piste grimpe à l’ouest, se transforme en sentier, traverse la forêt.

Quelques lacets plus haut, la végétation clairsemée laisse entrevoir l’imposante muraille de Faraut.
À cet instant, la sente franchit un grand ravin issu du pied de la rampe.

Abandonner provisoirement ce sentier (point de jonction de la boucle) en remontant le bord gauche du ravin (rive droite).

Passer la barre rocheuse qui vient couper la crête du ravin. Lorsque la pente devient plus douce, basculer dans ce ravin que l’on remonte tant bien que mal.

Vers 1800m, par un dévers délité, quitter le fond du ravin afin de rejoindre le versant herbeux (nord).

Monter droit dans les raides pentes des Ailes (sud-ouest).
S’orienter progressivement à gauche, en direction du pied de la falaise.

À proximité de la paroi, traverser un dévers fuyant afin d’atteindre le début de la rampe des Ailes.

La rampe des Ailes

« La rampe des Ailes me paraît posséder une dimension à part. » Pascal Sombardier

Les barres rocheuses masquent le passage clé qui se dévoile tardivement... il faut y croire !

Vers 1970m, parvenir au pied de la voie en suivant le bord gauche du ravin. Le pierrier qui défend l’accès à la rampe se remonte aux jarrets. Voilà qui donne le ton à cette ascension sportive !

S’élever en suivant la longue diagonale qui balafre la paroi.
Passer à proximité de deux baumes béantes.

L’itinéraire, qui alterne pentes rocheuses et herbeuses, passe par un dévers assez large. Malgré tout, on ressent la prégnance du vide tout proche.

Partir sur la droite à travers une pente caillouteuse qui débouche dans un cirque encadré par d’abruptes parois.

Quelle ambiance !
On découvre une forteresse inextricable, véritable cathédrale de pierre qui fascine et inquiète.
Une paroi étonnamment verticale, l’une des plus imposantes du massif, une flèche qui se dresse vers le ciel.

Tirer à droite afin de parvenir au pied d’une émergence rocheuse. La longer un moment, bifurquer à gauche en visant le couloir terminal.

Le couloir est précédé d’un raidillon.
Dans un environnement sévère, remonter une goulotte, dans la pierraille, par une succession de gradins qu’il faut aborder avec la plus grande vigilance.

Juste avant un éboulis barré par des blocs, repérer une trace qui s’amorce sur la gauche (sente à chamois cairnée). La vire zigzague puis revient sur la droite pour pénétrer à nouveau dans la goulotte.

Monter pour venir butter sur un ressaut composé de blocs encastrés.
J’essaye de passer par la droite du ressaut sans y parvenir. À gauche l’escalade se révèle plus aisée (III).

Juste au-dessus, trouver une draille sur la gauche. Une vire s’insinue dans la colonne rocheuse qui jouxte le couloir. Sortir du dédale rocheux par une suite de gradins escarpés et de vires aériennes.

Les rochers qui s’empilent forment un mur qu’il faut escalader (facile) . La brèche de la Chabournasse ouvre l’accès au versant ouest de la montagne de Faraut (2419m - cairn).

Le Jumeau de Faraut (2517m)

Afin de contourner la falaise qui ceinture les Jumeaux de Faraut sur son versant ouest, descendre dans le ravin de la Chabournasse.

Perdre un peu de hauteur en longeant la barre rocheuse au nord, puis, remonter droit dans le couloir pierreux jusqu’au collet (rocher caractéristique).

Partir à gauche en suivant la crête aérienne jusqu’au sommet de la belle étrave rocheuse (2517m).

La descente du versant ouest

Revenir dans le ravin de la Chabournasse par le même itinéraire.

Dévaler la pente, mi-herbeuse, mi-rocheuse en louvoyant au mieux entre les dalles inclinées.

La Brèche de Faraut

C’est parti pour une remontée de 600m et une descente de 1100m !
Pour paraphraser Pascal Sombardier : Bon courage donc !

Vers 1700m, obliquer au nord pour entamer la longue remontée en direction de la brèche de Faraut (nord).
Traverser le dévers en suivant peu ou prou les courbes de niveau.

Longer les immenses parois des Jumeaux. Quelques cavités agrémentent le parcours.

Atteindre la Brèche de Faraut (2241m).

Des îlots de pelouse alpine sont les bienvenus. Une pause contemplation... juste avant de descendre !

Le retour par le versant Est

La descente se révèle plus raide et moins monotone sur ce versant. Quelques cairns évitent de s’engager sur un itinéraire trop hasardeux. Puis... plus rien !

Je tâtonne, rien de probant, il va falloir descendre au feeling !

Il faut éviter de se "promener" trop près de la barre rocheuse au sud. Là encore, louvoyer dans les pentes rocheuses/herbeuses, souvent glissantes, toujours raides (est).

Par une dernière pente libératrice, dévaler le versant des Ailes afin de revenir au point de jonction de la boucle.

Avertissement : En montagne, chacun est responsable de sa sécurité. Les randonnées se font par conséquent sous votre propre responsabilité. L'auteur de ce topo, le site duquel il est issu ainsi que leurs différents contributeurs ne peuvent pas garantir l’exactitude ni l'exhaustivité des indications qui y sont contenues. Ces renseignements ne peuvent en aucun cas engager leurs responsabilités de quelque manière que ce soit. [Voir : www.altituderando.com/Avertissements]