Bivouac : passer à un abri ultra-léger en toute sérénité

Abri Ultra-léger en montagne

Kamuy OutdoorBivouac et ultra-léger ne sont pas toujours synonymes de confort. Ce dossier se fait fort de vous prouver le contraire. Avec quelques connaissances et le bon matériel plus rien ne vous empêchera de vous libérer du poids de votre tente.

Demi-échec et (r)évolution

Si l’on apprend de ses erreurs, ma première nuit de bivouac sauvage valait une masterclass.

Voyez le tableau : une petite tente canadienne, dans une pente trop raide et tellement d’humus au sol que le matin suivant nous étions descendus d’un bon mètre en arrachant toutes les sardines au passage. En fait, il ne manquait qu’un orage pour achever l’œuvre (et les occupants de la tente à l’occasion). Par chance, de ce côté ça a été.

Après quelques expériences variées de ce type, mon obsession a été de m’alléger sans JAMAIS empiéter sur mon confort.

Ça a l’air simple comme ça, mais en fait c’est tout un art. Il faut être méthodique, tester toutes les solutions et ne pas se décourager lorsque, inévitablement, les choses ne tournent pas comme prévu. En s’engageant dans ce processus, on prend vite conscience qu’allier légèreté et confort implique obligatoirement de compenser le minimalisme du matériel par une bonne dose de technique. Ce sera donc le but de ce dossier : vous apporter les connaissances de bases pour passer à un abri ultra-léger le plus simplement possible.

Les adieux à la tente

Nous sommes tous soumis au fonctionnement de notre cerveau. Du coup, le facteur le plus important pour s’alléger n’est pas d’acheter du matériel, ni de le fabriquer, ni même de faire des listes. Le premier pas, le seul qui importe vraiment, c’est de dépasser ses barrières psychologiques.

Et si il y a bien une barrière à passer en matière d’ultra-léger, c’est celle du bivouac. Évoluer d’une tente double ou mono-paroi à une tarp ou un abri mono-paroi fait peur à 90% des randonneurs. Pas de quoi en avoir honte, c’est normal. ce n’est évident pour personne de changer ses habitudes.

JPEG - 182.8 ko
Abri Ultra léger : une nuit en sécurité

“Le premier pas, le seul qui importe vraiment, c’est de dépasser ses barrières psychologiques”

La première crainte donc, c’est souvent celle de la bulle. Pas simple d’avoir l’impression de perdre sa maison, de se retrouver « nus » : « Est-ce que je vais avoir la visite d’animaux, d’insectes, ou pire, d’un autre être humain en plein milieu de la nuit ? »…

La deuxième, c’est celle des intempéries. Une tarp, ça n’a pas l’air de grand chose : pas de sol, un tissu tellement fin qu’il en est presque transparent et le tout tenant debout avec des bâtons de marche…pour beaucoup ça suffit à recaler les abris léger dans la catégorie « nuit à la belle étoile par temps clément ».

Et pourtant, quelques notions pour se rassurer et revoir ses aprioris :

  • Une fois l’abri minimaliste apprivoisé, on se sent très vite chez soi. Mieux encore, notre bulle grandit. Elle s’étend à l’environnement proche. Au lieu de fermer la porte de la tente et de s’isoler du monde, on l’englobe. On se l’approprie.
  • Il n’y a rien à craindre des animaux dans nos contrées. Simplement parce qu’aucun ne chasse le randonneur. Comme vous, j’ai déjà eu la visite de sangliers, de chevreuils, de mulots de toutes sortes, de renards (probablement) et j’en passe. Il ne m’ont jamais approché alors que j’étais dans mon sac de couchage (un contact d’aussi près est plutôt une chance d’ailleurs).
  • Les araignées et autres serpents ne sont pas un danger non plus. Il suffit de bien choisir son lieu de bivouac pour ne pas être embêté par des rôdeurs nocturnes.
  • La visite de personnes mal-attentionnées n’est pas en relation avec votre abri mais encore une fois avec le lieu de votre bivouac. Et là encore de bons choix diminuent les risques. De plus si on y réfléchit bien, un abri ouvert permettra d’anticiper plus facilement les dangers de ce type qu’une tente qui nous coupera du monde (et n’arrêtera aucun individu déterminé).
  • Une tarp bien monté tient un gros orage sans problème. Un abri mono-paroi bien choisi tient des rafales de vent sans faillir. Croyez-moi sur parole.
  • Entre l’Europe et les États-Unis, il existe un nombre incalculable de personnes qui bivouaquent sur 4 saisons en abris ultra-légers. Aucun mort à déplorer (à cause de ça tout du moins !).
  • Avec un peu de technique, on sélectionnera le meilleur emplacement de bivouac en quelques minutes, évitant ainsi de se retrouver dans une piscine ou un couloir d’air froid.
  • Les abris minimalistes sont enfin le meilleur rapport poids-polyvalence-immersion dans la Nature. Ils sont une façon agréable de se fondre dans notre environnement et, dans cette optique, ne sont surclassés que par les abris en matériaux naturels (végétaux et neige). Mais dans ce cas on ne parle plus d’itinérance…

“Pas simple d’avoir l’impression de perdre sa maison, de se retrouver « nus »”

Tarps, abris : c’est quoi la différence ?

À ce stade une petite définition s’impose :

Les « CLASSIQUES » :

  • Les tentes double-parois :

C’est la solution traditionnelle. Une « chambre » intérieure en nylon et moustiquaire avec un sol imperméable. La protection contre les éléments est assurée par une toile étanche séparée et des arceaux viennent soutenir le tout. En général facile à monter, une tente double paroi est l’abri offrant le plus de protection et nécessitant le moins de connaissance du terrain. C’est aussi la solution la plus lourde. Dans les modèles les plus légers, le poids moyen tourne aux alentours du kilogramme. Même lorsque l’on ne monte que la toile extérieure, on reste largement au-dessus du poids d’une solution ultra-légère.

(© MSR)

  • Les tentes mono-paroi :

Souvent utilisée en Alpinisme, les tentes mono-paroi sont, en général, composées d’un sol étanche et d’un toit en matière imperméable et respirante. Grâce à ce dernier, il n’y a plus besoin d’une deuxième paroi pour ventiler l’intérieure de la tente. C’est donc un très bon abri en terme de simplicité d’utilisation et de protection contre les éléments. Néanmoins l’utilisation d’une toile imper-respirante crée aussi des inconvénients : le poids reste élevé et l’évaporation de l’humidité intérieure est loin d’être parfaite.

(© Black Diamond)

Cliquez ici pour voir les tentes ultra-légères proposées par Aventure Nordique.

Les « MINIMALISTES » :

  • Les tarps :

Ni plus ni moins qu’une bâche étanche avec des points d’ancrage (œillets ou boucles de tissus) sur le pourtour et sur la toile. Ils nécessitent l’usage de bâtons de marche, de branches ou d’arbres pour être montés. Ce sont les abris les plus légers du marché. Ils sont peu couteux et adaptatifs mais impliquent un peu de technique pour se sentir à l’aise dans leur usage (pour avoir un aperçu des différents montages possibles, voir le « Petit traité sur l’usage d’une tarp » par Pierre Dumay de Arklight Design).

(© Arklight Design)

  • Les abris mono-parois :

Très proches d’une tarp, ils sont composés d’une toile extérieure étanche et ne possèdent pas de sol dans leur usage le plus strict. Il en existe de toutes les formes, ouverts ou fermés, pour 1 ou 4 personnes et de nombreux accessoires (sol et moustiquaire par exemple) en rendent l’usage très confortable même dans les conditions les plus difficiles. Leur minimalisme les placent juste au-dessus des tarps simples en terme de poids et d’encombrement mais leur simplicité d’utilisation les rendent nettement plus faciles à appréhender pour un débutant.

(© Hyperlite Mountain Gear)

Choisir le minimalisme, oui mais lequel ?

Une fois que l’on décide de se lancer sur un abri ultra-léger, se pose tout de même la question du modèle à privilégier.

  • Les tarps :

La solution la plus légère. Utilisables sur 4 saisons sans problème. Quel que soit le montage choisi, les tarps sont des abris très ouverts sur l’extérieur. Il est donc souvent recommandé d’utiliser en complément un sursac (ou « bivy »). Il s’agit d’une sorte de housse déperlante ou imperméable dans laquelle vous venez glisser votre sac de couchage pour le protéger des éclaboussures par mauvais temps. Dans les faits, c’est surtout indispensable avec de petites tarps (type « poncho-tarp »).

Privilégier plutôt un grand modèle de 2,5 x 3 mètres. Vous aurez suffisamment de place pour deux et seul vous pourrez vous passer de sursac en cas de grosse pluie (il vous suffira de le monter en « demi-tipi » très proche du sol). Le poids supérieur d’une grande tarp est aussi largement compensé par son confort à l’usage : je n’aime personnellement pas me retrouver à moitié sous la pluie pour mon repas du soir.

“Les tarps : la solution la plus légère. Utilisables sur 4 saisons sans problème. Quel que soit le montage choisi, les tarps sont des abris très ouverts sur l’extérieur.”

Certains modèles ont une coupe caténaire (« cat cut »), c’est-à-dire qu’ils sont profilés pour une meilleure tenue au vent. Ça peut être un bon choix mais il faut néanmoins savoir que certains montages bien pratiques (comme le demi-tipi) sont impossibles avec ces tarps. Dans le doute privilégiez les modèles « plats ». Petite parenthèse sur les différents montages : nul besoin d’en connaître 15 différents. Le montage en « A » et le « demi-tipi » couvriront 100% de vos besoins (la forme « losange » sur la photo, la plus simple, est à réserver aux environnements très protégés type forêts).

Quant au choix du tissu, préférez un nylon siliconé (« Silnylon »). Le « Cuben Fiber » (qui est la toile la plus légère actuellement) est à réserver à ceux qui ont déjà une bonne expérience des abris ultra-légers, de part sa résistance et son coût à l’achat.

Exemples :

Modèles « plats »

Modèles « profilés/cat cut »

  • Les abris mono-parois :

Il s’agit de loin de la solution la plus polyvalente. On ne pourra trouver mieux qu’un abri mono-paroi pour affronter les pires conditions (Arctique par exemple), là où une tarp demandera bien plus de technique pour avoir un confort égal. Leur poids reste de plus très compétitif face à un sursac et une tarp. La condensation peut y être un problème, mais vite réglé si on prend l’habitude d’essuyer l’intérieur de la toile avec une serviette (ou un bout de tissu quelconque) avant de s’endormir. Les abris mono-parois existent en toutes formes. Loin de moi l’idée d’être exhaustif, nous allons donc nous concentrer sur les modèles les plus polyvalents et résistants : les mids et les tipis.

Les mids, pour l’abréviation anglaise de « pyramides », sont des abris totalement fermant, offrant une protection complète sur 360°. Leur forme pyramidale leur donnent une résistance au vent et à la neige particulièrement élevée. Leur montage se fait avec des bâtons de marche (comme pour les tarps) ou avec un mât central généralement fourni.

Les tipis présentent les mêmes caractéristiques mais sont composés de plusieurs panneaux de toile, les rendant plus proches visuellement des tipis traditionnels nordiques ou nord-américains.

Ces abris possèdent un choix intéressant de moustiquaires en supplément qui permettent de les adapter à des zones ou les insectes et autres rampants sont un désagrément voir un danger (zones arctiques ou tropicales) sans pour autant vous obliger à acheter une tente double-paroi ou vous retrouver enfermé dans un sursac. De plus, ces modules sont en général vendus séparément (sauf pour les « Shangri-La » de Golite).

Quitte à investir, et à moins d’être un randonneur majoritairement solitaire, choisissez un abri pour deux personnes. Une fois conquis par le concept il sera toujours temps de passer à un modèle solo pour optimiser le poids.

JPEG - 178.8 ko
Abri Ultra-léger en montagne

“Les abris mono-parois : de loin de la solution la plus polyvalente”

De même que pour une tarp, préférez du Silnylon si vous débutez avec ce type d’abris. Il vaut mieux une toile un peu plus lourde mais qui durera plus longtemps et acceptera quelques erreurs de manipulation dans les premiers temps…

Exemples :

Sardines, haubans,… : les petits indispensables

Ultra-léger ou pas, à moins de bivouaquer sur de la neige, il vous faudra quelques sardines et des haubans pour faire tenir debout votre nouvel abri. Petite check-list :

  • Sardines en aluminium en V pour les points d’ancrages qui subissent une forte tension (comprendre tous les angles d’une tarp ou d’un abri).
  • Haubans 3 saisons : en Dyneema gainé polyester 1,5mm (2,10m pour les mâts d’un tarp - 1,2m pour les ancrages au sol). Permet de s’adapter au terrain en déplaçant une sardine ou en utilisant des pierres sur un sol très dur.

Vous remarquerez peut-être que je n’évoque pas (volontairement) l’usage d’un revêtement de sol léger type Polycree. La raison est simple : avec l’habitude il s’avère que son usage est à mon sens parfaitement inutile, le matelas jouant le rôle de protection de sol, isolant le sac de couchage de l’humidité.

Un peu de technique : choisir un lieu de bivouac

Comme précisé plus haut, l’acquisition d’un abri ultra-léger implique de compenser son minimalisme par des connaissances techniques. En vérité, il s’agit là aussi d’une question d’habitude et, très vite, il ne vous faudra que quelques minutes pour déterminer quel emplacement est le plus propice à une bonne nuit de sommeil. Cette sélection ce fera en deux temps :

1. Repérer une zone sur la carte :

  • La plus plate possible.
  • Suffisamment éloignée d’un sentier ou d’une route (votre nuit n’en sera que plus paisible).
  • Hors d’un creux ou d’une vallée, où l’air froid à tendance à s’accumuler (et accessoirement la pluie aussi).
  • Hors d’un risque d’avalanche, de chutes de pierres, de crues, etc. Si vous avez un doute sur une zone de crue, observer le terrain : si beaucoup de débris (branches, pierres et sédiments) semblent accumulés aux mêmes endroits, il y a de fortes chances que de violents courants les ai amenés là. Dans le doute, passez votre chemin.
  • Éloignée d’un marais ou d’une zone trop humide si les insectes volant sont un problème.
  • Une fois sur place, il s’agira de trouver le lieu idéal pour poser votre matelas.

“Très vite, il ne vous faudra que quelques minutes pour déterminer quel emplacement est le plus propice à une bonne nuit de sommeil.”

2. Trouver un nid :

  • Évitez de monter votre abri dans un creux ou une légère dépression (en cas de pluie l’eau y ruissellera).
  • Vérifiez qu’il n’y a pas de risques de chutes d’une branche ou d’un arbre (!) au-dessus de vous.
  • En cas de vent, collez vous contre une protection naturelle : arbres, arbustes ou rochers, etc. Vous gagnerez un effet coupe-vent et quelques calories par la même occasion.
  • Trouvez le sol le plus moelleux et sec possible. Idéalement, recouvert d’aiguilles de pin, de feuilles ou de mousse. En plus du confort mécanique, vous y gagnerait en isolation et donc en chaleur.
  • Allongez-vous dans votre position de sommeil. Si c’est confortable sans matelas, ça sera encore mieux avec ! N’hésitez pas à chercher la petite bête : un léger creux pour les hanches, une position du dos et de la tête confortable fait souvent la différence entre une bonne nuit et un réveil difficile.

(les matins qui chantent !)

Une fois votre coin de paradis trouvé, marquez l’endroit à la pointe de votre bâton ou avec quelques cailloux et montez votre abri. Ensuite…ronflez !

Prenez votre temps

En conclusion, si il y a bien un domaine de l’ultra-léger où il ne faut pas se presser c’est bien celui du bivouac. Gardez donc l’esprit ouvert, allez-y progressivement et amusez-vous. Vous regarderez bientôt votre tente double-paroi comme un vestige du passé !

Où acheter votre tente ultra-légère de randonnée

Aventure Nordique propose différents modèles de tentes notamment de l’ultra-léger. Cliquez ici pour voir les modèles proposés.

Commentaires

  • par Léale 20 octobre 2014 à 21h56

    Merci pour ce bel article qui me donne envie de partir essayer la solution tarp qui semble une belle option.
    Pour la montagne, meme avec de bonnes bourrasques, cela tient bien ? (pas trop envie de me retrouver à la belle étoile en pleine nuit ;-)

  • par Arnaudle 20 octobre 2014 à 22h37

    Merci pour cet article très complet. Je randonne depuis des années avec un abri mono-paroi, importé à l’époque des USA (Tarptent Contrail). J’ai essuyé des conditions météos diverses, vent, pluie, neige, orages et il ne m’a jamais fait défaut. Marcher léger demande en effet de dépasser ses barrières psychologiques, la tente n’est qu’un points sur lesquels on peut gagner du poids, il y en a d’autres (vêtements, sac de couchage, sac à dos...). Bonne randonnées à tous.

  • par le 21 octobre 2014 à 09h35

    Merci pour ce dossier à la fois complet et très "pratique". Pour moi qui bivouaque seul, il y a toujours de petites appréhensions nocturnes qui sont aussi dues à l’isolement sous la tente, une fausse sécurité qui entretient quelques idées farfelues par rapport à l’extérieur. Il faut toujours un petit moment pour les dépasser.
    Sinon, je suis preneur de conseils pour bivouaquer léger en hiver dans la neige. Je dois m’entraîner dans la perspective d’un prochain raid en traîneau en février et en Norvège avec bivouac sous tente à -20° :)

  • par le 22 octobre 2014 à 01h09

    Léa :

    La tenue d’une tarp par grand vent dépendra évidemment de votre lieu de bivouac mais aussi de votre capacité à la monter de manière optimale.
    Néanmoins, oui une tarp tiendra des grosses bourrasques.

    Il faudra par contre vous entrainer un peu avant de vous sentir vraiment à l’aise. Le jardin et les sorties d’une nuit sont l’idéal pour tester tout ça (et faire plein d’erreurs sans risques !).
    Lors de vos premières randonnées sous tarp, n’hésitez pas à vous arrêter un peu plus tôt que d’habitude. Ça vous laissera le temps de sélectionner votre zone de bivouac, l’emplacement de votre matelas et de monter votre abri dans les meilleures conditions.

    Les abris mono-paroi en Silnylon sont aussi une bonne solution pour vous familiariser avec le bivouac ultra-léger. Ils seront toujours plus simple à monter et plus résistants aux conditions extérieures qu’une tarp.

    Antoine ;)

  • par le 22 octobre 2014 à 01h25

    Arnaud :

    C’est vrai que ce n’est pas le seul secteur d’allègement. C’est par contre celui qui nourrit le plus d’appréhensions au départ.
    Je n’est pas évoqué les abris hybrides mono-double-paroi comme la Contrail. Je trouve qu’ils manquent un peu de polyvalence face aux mono-parois classiques et à leurs extensions internes.
    Néanmoins, la forme pyramidale de la Contrail est vraiment sympa...c’est un design sous-estimé la pyramide !

    Antoine ;)

  • par le 22 octobre 2014 à 01h39

    Leutchi :

    Pour les mêmes raisons que vous, j’ai toujours beaucoup plus angoissé dans une tente fermée (je compatis !). Angoisses toujours absentes en abri "ouvert".

    L’hivernal, c’est LE gros morceau sur lequel plein d’à-priori circulent.
    Ça méritera un vrai dossier spécifique du coup. On attend juste qu’il fasse un peu plus froid, mais c’est dans les cartons !

    Antoine ;)

  • par Bofle 17 mars 2015 à 21h15

    On a envie de vous croire sauf que lors de très violents orages nocturnes pendant des heures à plus de 2000 m dans les alpes je vois mal comment on peut survivre ou rester "sec" sous vos machins. C’est de l’intégrisme de MUL ! Payer 2 ou 300 eu pour un banal rectangle de tissu je vois mal l’avantage comparé à une bonne tente. Pour info ma LAFUMA ELDORADO achetée en 95 (très chère j’avoue) pèse env. 1kg600 et résiste absolument à tout ! Même aux tempêtes de neiges hivernales alors que vos machins seraient envolés à des kilomètres au premier coup de vent.En situation d’urgence météo (on peut jamais tout prévoir) il suffit de rentrer tout habillé sous la tente la fermer puis installer les arceaux bien à l’abris dedans. ça vous met en sécurité totale quasi instantanément alors que le gars avec son tarp risque de se mouiller, se refroidir voire de mourir de froid ! Vous noterez que dans toutes les grandes expéditions on ne voit JA-MAIS vos machins. Y a peut être une raison non ? Donc à part vouloir raconter qu’on a failli mourir connement pour gagner 500 grammes bof ! Ps : y a pas de moustiques là où vous allez ??? En tous cas bonnes randonnées à tous.

  • par le 18 mars 2015 à 12h32

    Bonjour,

    Vous avez le droit de ne pas me croire sur parole, mais je vous assure qu’un abri mono-paroi est tout à fait sécuritaire !
    Le mieux se serait pour vous de tester tout ça...on sera justement dans les Alpes fin mars. Si vous y êtes aussi nos coordonnées sont sur notre site (kamuy-outdoor.com). N’hésitez pas...

    Au plaisir de se croiser et de débattre de tout ça ! :)

    Antoine ;)

  • par Bofle 18 mars 2015 à 18h24

    Bonjour
    Je suis très curieux d’une démo sur site : si je peux venir je vous ferai signe.
    Félicitations pour votre site très bien fait et rempli de bons conseils. Je vous lis souvent.
    C’est juste sur les tarp que mon avis diverge ...
    Lol
    Cordialement
    Bernard

  • par le 19 mars 2015 à 07h47

    Tester ce matériel en situation m’intéresse également. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt cet article et j’avoue rester un peu dubitatif. Rien ne vaut un test en situation. Aussi si ça se fait je suis partant !

  • par le 19 mars 2015 à 17h09

    Aucun soucis ! :)

    Vous pouvez nous contacter via l’adresse mail de cette page :

    http://kamuy-outdoor.com/#about

    Antoine ;)

  • par le 19 mars 2015 à 17h10

    Merci pour les compliments Bernard. Ça fait toujours plaisir !

    Antoine ;)

  • par le 25 mars 2015 à 18h23

    Bonjour,

    À tous ceux qui sont intéressés par un test de tarp : nous sommes dans la région de Grenoble à partir de vendredi.
    Les motivés peuvent nous contacter : http://kamuy-outdoor.com/#about

    Au plaisir !
    Antoine ;)

  • par le 31 mars 2015 à 20h56

    Bah alors, il s’est passé comment ce test de tarp ? ;-)

  • par le 1er avril 2015 à 00h24

    Salut !

    Il n’a pas eu lieu au final (du coup on en à profité pour tourner un tuto vidéo sur les nœuds qui vont bien pour monter un tarp). Après, il faut dire que j’ai un peu beaucoup proposé ça à la dernière minute...

    Ça me donne des envies de rassemblements des membres d’Altitude Rando d’ailleurs...non ? ;)

    Antoine :)

  • par Foulouloule 9 avril 2015 à 15h12

    super article ! complet et agréable à lire, vraiment !

    je ne comprend pas cet anti-tarpisme très agressif et borné qu’on voit partout sur le net (@Bof)

    ramener direct la sempiternelle comparaison avec des expéditions à 4000m d’altitude en jour blanc sur la face nord en plein hiver... alors que ça concerne 0.00001% de la population, faut vraiment en tenir une couche.
    et après c’est les Mul (dont je ne fais pas partie, hein) qu’on traite d’intégristes !
    dans ces conditions apocalyptiques... on reste au refuge

    On voit souvent également le reproche ’’un tarp à 600g’’ VS ’’MonoParois à 1kg’’... j’ai passé 5 ans avec une T1 Light (1.5kg), saucissonné, sans pouvoir bouger un orteil, ni rentrer le chien...
    soirée déclarée morte à la moindre goutte de pluie, on se met dans le sac et on dort, rien d’autre à faire, on tiens même pas accroupis... dans le tarp on regarde tomber les gouttes, en cuisinant ou en jouant de l’harmo... il faut comparer (en terme d’espace vital) un tarp 3*3 de 600g à au moins une T2 avec auvent, et là l’encombrement et le poids commencent à se creuser.

  • par Fred Vialardle 18 juin 2015 à 15h08

    bonjour. Je suis pécheur de carpe et tout petit randonneur. j’étudie en ce moment une solution ultra light pour mes bivouac (de 1 nuit à 4/5 nuits) en milieu humide et souvent en présence de nombreux "nuisible" (moustiques, araignées, serpents, et petits rongeurs..). Les pire conditions sont souvent pluie et vent mais rien de bien grave comparé a ce que l’ont peu subir en montagne, je pratique cette passion dans le sud ouest (région Bordeaux)principalement.
    Le système "trap" offre qlqs avantage d’encombrement/poids indéniable ; et hors zone de "camping" il n’est pas considéré comme "camping sauvage" puisque sans bâche de sol (si je ne me trompe pas sur la législation ...). Mon lieu de bivouac, à 2m prés est commandé par mes cannes a pèche ^^ que je dois avoir en visuel même en pleine nuit. Cette solution (trap) semble très bonne pour moi, surtout si la couple avec un "lit de camp" ultra light pour pallier aux inconvénients du sol (grosses racines, enrochements, pentes, marécage,...).
    Je suis preneur de qlqs conseils avant l’achat /test de se combo trap /
    lit.
    Merci pour cet article très éclairé et surtout bonne aventure à tous !

  • par Fred Vialardle 18 juin 2015 à 15h19

    bonjour. Je suis pécheur de carpe et tout petit randonneur. j’étudie en ce moment une solution ultra light pour mes bivouac (de 1 nuit à 4/5 nuits) en milieu humide et souvent en présence de nombreux "nuisible" (moustiques, araignées, serpents, et petits rongeurs..). Les pire conditions sont souvent pluie et vent mais rien de bien grave comparé a ce que l’ont peu subir en montagne, je pratique cette passion dans le sud ouest (région Bordeaux)principalement.
    Le système "trap" offre qlqs avantage d’encombrement/poids indéniable ; et hors zone de "camping" il n’est pas considéré comme "camping sauvage" puisque sans bâche de sol (si je ne me trompe pas sur la législation ...). Mon lieu de bivouac, à 2m prés est commandé par mes cannes a pèche ^^ que je dois avoir en visuel même en pleine nuit. Cette solution (trap) semble très bonne pour moi, surtout si la couple avec un "lit de camp" ultra light pour pallier aux inconvénients du sol (grosses racines, enrochements, pentes, marécage,...).
    Je suis preneur de qlqs conseils avant l’achat /test de se combo trap /
    lit.
    Merci pour cet article très éclairé et surtout bonne aventure à tous !

  • par Jean-Michel JODARle 3 juillet 2015 à 11h28

    Je randonne à l’occasion (GR70,65..) et j’aime le faire en autonomie. Je vous faire part de mon expérience sur un(e) tarp de ma fabrication. J’ai la chance d’habiter près de Bourg-de-Péage où se trouve "LA VIEILLE USINE" que vous trouverez sur le net, où vers le rond-point entre Valence et Romans. J’ai donc acheté du silnylon kaki ou apparenté (ils appelle ça doublure). Qui est vendu au poids ! J’en ai donc acheté pour 5€ : 5mX1m50 que j’ai recoupé à la longueur choisie. Puis fait une ourlet collé autour. Déterminé les emplacements des trous de fixation, mis des oeillets que j’ai renforcé avec des carrés de cuir percés, pour ma part, (colle+ruban adhésif puissant gris). Où ce que vous voulez, toile forte ou autre. Poids fini 400g. Ah ! ils vendent aussi des sardines en alu. J’ai testé sur le terrain, forte rosée la matin et séchage très rapide sans pénétration dessous. Bonne imperméabilité.
    Voilà, allez voir le site ils vendent de tout pour les bricoleurs. J’ai acheté des chutes de cuir pour faire des étuis de couteaux. (Oui, je monte des couteaux droits et je réalise les étuis). Bon bricolage à tous, ULTREÏA !

  • par mentawaile 28 août 2015 à 16h18

    Je voudrais bienvoir un essai de tarp mais avec une meteo pourrie bien sur !!!

  • par Remyle 28 septembre 2015 à 23h52

    Pas d’avis sur les hamacs ?

  • par foulouloule 25 février 2016 à 11h26

    @mentawai : bien sûr, sinon ça revient à tester un kaway en plein soleil !!

    j’ai fais quelque test en météo bien moisie là :

    http://loiseauivre.unblog.fr/

    perso j’ai pris vent (ceux qui connaissent le Mézenc et les lacs en Lozère...), pluie (département en vigilance orange), neige... et même les 3 en même temps dans la même nuit !!

    même pas mal^^

  • par Vincentle 27 avril 2016 à 16h25

    Bonjour,

    Je souhaiterais acheter un abris du type MLD Duomid. Dans votre article vous dite que le filet avec la protection de sol (net + bathtub) n’est pas nécessaire car le matelas peut protéger du froid et de l’humidité. Quid en cas d’orage ou de grosse pluie ? Si l’eau ruisselle sur le sol l’intérieur de l’abri ne risque-t-il pas d’être "innondé" ? J’ai l’impression qu’avec le file intérieur (net + bathtub) la protection sera meilleure, vu que la bâche au sol est imperméable et relevée d’environ 10 cm sur les côtés. Qu’en pensez-vous ? Merci pour vos conseils et pour votre réponse. Salutations sportives, V.

  • par Gubundole 11 juin 2016 à 09h41

    Je découvre avec intérêt ce sujet des tarps. Honnêtement, bien que ça corresponde tout à fait à mon esprit de randonneur, j’y vois plusieurs inconvénients, notamment celui de ne pas comporter de moustiquaire, et de ne pas comporter de barrière avec des animaux. Et je ne parles pas des plus gros, mais bien des plus petits, qui peuvent se faufiler un peu partout pendant notre sommeil....Rien qu’en rajoutant une moustiquaire à une tarp, on obtient le poids d’une tente...Je suis étonné de ne pas voir traité le sujet des hamacs...

  • par Myrbatle 30 août 2016 à 00h53

    Je rentre d’une randonnée dans le massif des Aiguilles rouges, avec une (un ?) tarp empruntée à un copain. Je l’ai expérimentée à 2000m sous un orage relativement fort qui a duré 4h avec vent et pluie diluvienne et j’en ressors totalement convaincue et adepte ! Toutes mes affaires (et moi-même dans mon sac de couchage) sont restées au sec, tandis que la copine avec qui je randonnais était sous une tente minuscule dans laquelle elle ne pouvait pas bouger ni s’asseoir, et qui a rapidement pris l’eau ! Il faut dire que j’avais bien fait attention au sens du vent en montant la tarp (en demi-tipi), et que le sol était bien plat et herbeux (conditions idéales). Cela m’a permis de manger mon repas, d’admirer le spectacle, puis de m’endormir tranquillement avec des boules quies ! J’ai hébergé 2 papillons de nuit, qui se sont réfugiés sous la toile en attendant que ça passe. Sur les 3 nuits passées sous tarp, aucun souci avec les insectes, alors que je m’attendais à être envahie (en fait, ils dorment la nuit !) et je ne sais pas où étaient les moustiques...
    Bref, je recommande !

  • par le 11 septembre 2016 à 18h24

    bonjour
    nouveau sur le site je me permet de vous faire part de mon experience sur le sujet et peu etre avez vous le meme type de matos et des retours intéressants

    j’utilise mon poncho en silnylon de chez Sixmoon design, c’est un poncho tarp parfait en poncho et en tarp il pese 350g en monoparoie
    pour plus de confort car c’est un peu mon dada, j’y adjoint le Net serinity du meme fabricant, qui permet une sorte de double toit en maille tres tres fine assez efficace contre la condensation et surtout qui vous isole de toute sorte de petit insectes indesirables.
    Cela vous fait un poids total de 628 g qui peuvent etre utilisés en poncho tres efficace par gros temps, en moustiquaire, en tarp ou en tente de bivouac rapide a monter
    c’est un bon compromis
    pour voir le truc j’ai mis une photo sur le TOPO " 4 jours en Devoluy "

  • par le 11 septembre 2016 à 19h13

    La photo en question :

    JPEG - 175.6 ko
    le poncho tente de Sixmoon Design parfait
  • par le 11 septembre 2016 à 22h02

    Merci Géo pour ton retour d’expérience intéressant !

  • par le 6 novembre 2016 à 17h28

    Bonjour,
    Lors de mes périples, j’utilisai une tente tunnel Gore tex de chez Helsport, bon produit, léger et rapide à monter !
    Mais ce post est très invitant pour aller à la rencontre d’un bivouac encore plus minimaliste !

  • par Brunole 19 janvier à 16h22

    l’abri mono paroi est un le meileur moyen pour commencer à randonner léger. Ue tente double paroi pèsera bien souvent 1kg ou 2 lorsque qu’un abri mono paroi pourra faire moins de 200g et vous protèger correctement contre les éléments. Bien prendre en compte aussi qu’au petit matin votre abri sera la plupart du temps trempé extérieur intérieur et qu’il sera beaucoup plus lourd à porter. Sur mon abri mono paroi le poids mouillé double même après l’avoir égouté en le secouant, alors imaginez le poids d’une tente double parois trempée

Poster un nouveau commentaire ?
Nous vous conseillons de vous connecter !     pourquoi ?

Publicité

  • Soldes jusque -80%

    Tentes de rando

  • Raquettes

  • Chaussures de rando

  • Sacs à dos

Les dossiers conseils :

Les tests matériels :