Le Sénépy (1769m), en boucle par Clarafin

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
750m
Durée :
demi-journée

Situé sur le plateau Matheysin, le Sénépy offre de son altitude modeste une vue à 360° sur le Vercors, le Trièves, les Ecrins ou encore la Chartreuse. – Auteur :

Accès

De Grenoble, prendre l’A 480 direction Sisteron.

Prendre la sortie 8 vers Vizille.

Vizille -> Pierre Chatel.

Prendre à droite la D115D jusqu’aux Signaraux.
Se garer sur le vaste parking au bout de la route goudronnée.

Itinéraire

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  • Carte : IGN TOP 25 3336 OT La Mure
  • Site de l’IGN : Le Sénépy
  • Départ : Parking des Signaraux, La Motte d’Aveillans
  • Dénivelé : 750 m
  • Distance : 14 km
  • Horaire : 4h / 4h30

Du parking, suivre la large piste qui démarre sud-est en direction de Clarafin. On passe ainsi sous les remontées mécaniques pour s’engager dans une courte montée en sous-bois.
La vue se dégage rapidement et, de Clarafin, on progresse à flanc de montagne, sous la serre de la Combette. Déjà, la vue du sommet est évidente, et les chances de se tromper de sentier minimes.

La montée vers le Col du Sénépy est parsemée de poteaux métalliques balisés en jaune. Après une montée un peu soutenue, on arrive ainsi au col, et l’on visualise le chemin du retour.

Du col, prendre sur la droite la large piste qui mène au sommet. On effectue ainsi en lacets simples les 200 mètres de dénivelé restants.
Alors que le sommet se rapproche, la vue sur le Champsaur, le Vieux Chaillol, l’Obiou ou encore le Vercors est exceptionnelle. De par sa situation de promontoire coincé entre des massifs plus élevés, le Sénépy offre une superbe vue.

Redescendre jusqu’au Col du Sénépy, puis prendre la sente qui s’engage nord-est vers la serre de la Combette. On traverse ainsi les alpages et ses fameux arbres penchés (le coin est venteux !) jusqu’au promontoire de Pierre Plantée.
De là, le retour aux Signaraux est facile est très bien indiquée. On traverse plusieurs fois les pistes de ski de fond jusqu’au parking.

Dernière modification : 10 octobre 2018
Le Sénépy par la passerelle sur le Drac

A propos

Auteur de ce topo :

Installé depuis 2009 en Chartreuse, je ne me lasse de ces découvertes montagnardes qui éblouissent les yeux et remplissent l'âme.

Topo publié le 8 juillet 2015

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 12 juillet 2015 à 16h40

    Bonjour Gegers.
    "Redescendre jusqu’au Col du Sénépy, puis prendre la sente qui s’engage SUD-EST vers la serre de la Combette" : n’est-ce plutôt nord-est ?
    Quant à la Pierre P0lantée, est-elle encore là ?

  • par Le 12 juillet 2015 à 19h31

    En effet Hereme, je corrige.
    Concernant Pierre Plantée, la pierre n’est plus là en effet, mais le nom du lieu est resté.

  • par Le 12 juillet 2015 à 23h49

    Oui, Gegers, une histoire de bornes, que j’ai retrouvée dans "Essai historique sur la Mure et son mandement depuis les origines jusqu’en 1626", par l’Abbé A. Dussert, 1902.
    On peut aussi se rapporter à "Le cardinal Le Camus en Matheysine", dans "Mémoire d’Obiou" n°15, par Michel PEYRIN, 2010.

    • Extrait de l’essai de l’abbé Dussert.
      L’année 1362 vit commencer un de ces procès, dont la justice de l’ancien régime semble avoir eu le monopole. Le territoire de La Mure est séparé, au midi, par des limites naturelles très précises, des mandements voisins de Beaumont (la Bonne), de Cornillon en Trièves et de Clermont (le Drac). Il n’en est pas de même à l’ouest et au nord. De là des difficultés. La querelle s’envenima d’autant plus facilement avec les gens de La Motte que cette terre n’était pas mandement delphinal, mais terre patrimoniale de bannerets, les Aynard d’abord, puis les Morges. En 1362, nous trouvons en présence, d’une part, Empereur, Fabry, Roy pour La Mure, et de l’autre. Guignes de Morges, seigneur de La Motte-Saint-Martin. La série des pièces commence par une supplique de ce dernier. « Des bergers de La Mure ont mené paître des troupeaux de bœufs et de moutons sur son territoire, [...], sans y avoir aucun droit de paquérage ; ils ont même fait des dégâts considérables dans les terres ensemencées. Mieux que cela, ils sont venus pendant la nuit saisir « in cloto de socz » des chèvres et des moutons, qu’ils ont emmenés. Le suppliant demande justice. Son bannier a du reste, par mesure de représailles, saisi, comme gage, des génisses et des brebis, qu’il est prêt à rendre contre caution déposée à la cour de La Motte. » Le châtelain de La Mure fit comparaître devant lui les prévenus : Empereur, Moizan,Guinier, Pellat, domestique de Jean Darier dit Porchet, et Guignes de Morges. Le résultat de l’enquéte fut consigné en douze articles, dont voici les principaux :
      [...]
      2. La paroisse et le mandement s’étendent jusqu’au chemin du mas de Tréfort ;
      3. Toutes les personnes demeurant dans la paroisse de La Mure jusqu’audit lieu de Tréfort y ont droit de paquérage et de bûcherage, elles délits relèvent de la cour de La Mure ;
      4. On a fait proclamer une amende de 100 marcs d’argent contre quiconque enfreindrait cette juridiction ;
      5. Un homme de La Mure gardait ses vaches sur le Sénèpe lorsque sur l’ordre du châtelain de La Motte vingt bêtes furent saisies et emmenées, [...], et la juridiction usurpée sur ce cas malgré l’amende de 100 marcs ;
      6. Des hommes de La Motte ont labouré et cultivé près de 16 setérées de terre delphinale sans permission de la cour ; ils y ont semé des blés hivernaux ettresmois [...] ;
      7° Guignes de Morges s’est attribué ces terres au détriment du Dauphin..., et l’information continue ainsi pendant plusieurs pages.
      [...]
      Après une nouvelle procédure en 1522 (Arch. de La Mure, n° 55), le procès proprement dit commença en pleine période des guerres de religion (1572, n° 81). Dès lors les liasses de documents se succèdent sans interruption jusqu’en 1633. II durait encore à la fin du xviie siècle. En 1668, tous les blés, sur la montagne, furent saisis comme semés sur le mandement (no 225). La communauté fut même obhgée de contracter un emprunt en 1670 pour payer les frais de cette procédure interminable (n » 53). Enfin, en 1672, eut lieu une dernière expertise, et il ne fallut rien moins que l’intervention du cardinal Le Camus, « évêque et prince de Grenoble* », pour terminer le dilîérend. A la suite d’une transaction, quatre bornes furent placées au-dessus de « Fontaine froide » et de « Brame-Farine », par les arbitres choisis de part et d’autre, pour marquer définitivement les limites.

    Le cardinal se rendit plusieurs fois sur les lieux pour « visiter les endroits contentieux » avec les avocats Pierre de Durand et Antonin Bernier ; le 22 octobre 1672 il « prit la peine de se transporter de nouveau en personne sur ladite montagne et de marquer l’endroit précis ; où seraient plantées les quatre bornes, attendu qu’on ne pouvait trouver ; sur place des pierres propres pour servir de limites ». Elles furent posées, le 24 octobre, par Pierre Auvergne, charpentier, de La Mure, et Etienne Reynier, tisserand, de La Motte, en présence de Bertrand Barbe, notaire à La Motte-Saint-Martin, et de Jean Marrye, notaire à Pierre-Châtel. On les a parfaitement retrouvées de nos jours. Cf. BibL Chaper, cartons La Mure, et Arch. municip. de La Mure, n’ 209 bis. Copie de l’acte de plantation des limites. Cf. aussi une note de M. E. Chaper à la lettre publiée dans le Bulletin d’hist. ecclés., 3 » année, 48 » livr. « On voit encore sur le haut... de Brame-Farine une grande borne... plantée par le cardinal en personne, pour servir de limite entre les pâturages, que plusieurs communes se disputaient depuis bien des années. Ces contestations amenaient chaque aulomne des rixes entre les bergers ; plusieurs procès étaient engagés ; l’intervention de l’évéque avait eu pour résultat, dit-on, de pacifier ces querelles héréditaires. »

    • Les bornes 1,3 et 4 ont été retrouvées, la n°4 au lieu-dit "Pierre Plantée" cité dans le topo, au sud de la borne géodésique 1971.
    • Dans la même veine, les procès entre les communes de Besse et Mizoën en Isère au sujet des pâturages du Rif-Tort, affaire qui à ma connaissance n’a jamais été terminée, même si c’est hors d’époque actuellement.
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