Le vallon de Sainte-Catherine par Vovray

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
320m
Durée :
demi-journée

Une combe dans la forêt du Semnoz qui abrita jadis un couvent. – Auteur :

Accès

D’Annecy, se rendre au parking de Vovray.
Coordonnées :

  • 45° 52,670’ N
  • 006° 06,963’ E

Itinéraire

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Carnet de route

  • Carte IGN : TOP25 n° 3431 OT Lac d’Annecy
  • Altitude de départ : 510m
  • Altitude minimum : 510m
  • Altitude maximum : 822m
  • Dénivelée : 320m
  • Parcours sur fond de carte :
    — en bleu, à l’aller
    — en jaune, au retour
  • Balisage : panneaux, marques jaunes sur fond vert
  • Site : Abbaye Sainte-Catherine du Mont
  • Extrait du site dauphine.com : Le vallon de Ste-Catherine

ALLER

Du parking, monter une centaine de mètres et suivre le chemin de gauche qui traverse le ruisseau.

Suivre les marques jaunes sur fond vert, puis suivre la direction La Boverie.

Le chemin de Ste-Catherine se poursuit ainsi jusqu’à La Boverie, une ancienne bergerie dont il reste peu de choses mais qui a été aménagée pour permettre de pique-niquer à l’abri.

RETOUR

Revenir sur ses pas et au premier embranchement, suivre le sentier de gauche (panneau Couvent de Ste-Catherine - 10 minutes).

Ce sentier passe à proximité des ruines de la Grangette puis parvient au Couvent.

Du Couvent, monter en dix minutes à la Croix de Ste-Catherine, un belvédère sur le sud de l’agglomération annécienne.

Revenir au Couvent et rejondre le parking de Vovray par le chemin de l’aller.

Dernière modification : 16 mai 2018
Sentier de la Grande Jeanne

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 11 décembre 2014

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 12 février 2015 à 23h14

    Histoire et légendes.

    Extrait de "Légendes et traditions populaires de la Haute-Savoie", Anthony Desaix, 1875.

    LES DAMES DE SAINTE-CATHERINE

    Entre Annecy et Vieugy s’ouvre le vallon de Sainte-Catherine que le Semnoz domine de toute sa splendide majesté. Un paysage si pittoresque devait présenter des attraits irrésistibles aux âmes éprises de la belle nature, et une communauté religieuse devait y trouver le calme que recherchent ces institutions. La princesse Béatrix, fille de Vuillerme comte de Genevois, y jeta les premiers fondements d’un monastère où elle appela des religieuses de l’abbaye de Bonlieu, et qu’elle mît sous le patronage de sainte Catherine. Mais la règle ne tarda pas à se relâcher d’une manière désolante, et l’on en vint bientôt à se livrer, dans ce couvent, qui était entouré de bois et n’avait que des haies pour clôture, à des abus si extraordinaires que saint François de Sales fut impuissant à les réprimer.

    Quoique la règle du couvent de Sainte-Catherine fut très anodine, on la trouvait encore [???], et l’on invoquait des immunités étranges, des privilèges imaginaires, des excuses de toute sorte pour se soustraire aux pratiques de l’ordre et pour témoigner aux directeurs spirituels que leurs réprimandes tombaient à faux.

    C’est à cette époque que François de Sales jugea utile de fonder l’ordre de la Visitation, preuve incontestable que les ordres existant alors laissaient quelque chose à désirer. En effet, il écrivait à quelqu’un de ses amis, à propos du couvent de Sainte-Catherine et du monastère de Bonlieu : « Les portes des religieuses de Citeaux sont ouvertes à qui que ce soit : aux religieuses pour sortir, aux hommes pour entrer... »

    Il faut croire que, déjà alors, l’illustre évêque de Genève était plus considéré comme un saint que comme un homme, car ni son autorité ni son prestige ne purent lui ouvrir ces portes faciles. Le saint prélat était en correspondance avec cinq religieuses qui étaient restées fidèles à la règle et qui le pressaient d’user de ses pouvoirs pour réformer les déplorables écarts que se permettait le gros de la communauté. Il répondit à l’une d’elles : « Ma chère fille, la réforme se fera, et Dieu y fera coopérer les hommes lorsqu’on y pensera le moins. » Le hasard — est-ce bien le hasard ? — ayant fait tomber ce billet entre les mains de l’abbesse, elle réunit le chapître et lui fit décider que les portes du couvent seraient fermées à révoque et que les religieuses ne pourraient plus lui écrire sans soumettre leurs lettres à l’abbesse.

    Informé de cette décision un peu bien cavalière pour des nonnes, François répondit : « Si on me ferme la porte du monastère, on ne pourra me fermer celle de l’église ; c’est là que « j’irai et que nous parlerons ensemble. » En même temps, il fit dire aux cinq religieuses qu’elles pouvaient lui écrire comme auparavant, l’abbé général de Citeaux lui ayant délégué tous ses pouvoirs pour faire rentrer le couvent dans l’ordre.

    Mais la vie était devenue impossible pour ces cinq religieuses, et elles allèrent fonder un pensionnat à Rumilly, avec l’approbation épiscopale.

    Le couvent survécut à François de Sales et l’anarchie y régnait à ce point qu’au mois de décembre 1736, le roi Charles-Emmanuel ordonna au président du Sénat de signifier son mécontentement aux religieuses.

    En 1772, le roi Victor-Amédée, pour mettre un terme à ce scandale, ordonna la fermeture du couvent de Sainte-Catherine et la translation des religieuses au monastère de Bonlieu, à Annecy, afin qu’elles fussent placées directement sous les yeux de l’évêque.

    Mais les religieuses défuntes et ensevelies dans le cimetière du couvent n’ont pas suivi leurs sœurs dans leur nouvelle retraite ; elles sont restées sous la froide pierre du sépulcre, et quelques-unes déplorent encore à cette heure les égarements de leur vie. On dit que le soir, dès que la nuit est descendue dans la Prairie, on voit des ombres errer sur l’Allée des Dames, le long de la montagne et jusque sur le chemin des Balmelles, et on essaierait en vain de dissuader les gens de Vovray que ce ne sont pas les Dames de Sainte-Catherine qui sortent de leur tombeau pour racheter leurs péchés.

  • par Le 13 février 2015 à 16h14

    Bonjour
    savez-vous si le couvent fut détruit pendant la Révolution ?
    ou s’il est tombé en ruines tout seul ?
    car il en reste vraiment peu de choses
    je n’ai rien trouvé sur internet
    cordialement
    Stan

  • par Le 14 février 2015 à 22h42

    Bonsoir Stan.

    Après le départ des dernières nonnes en 1772, une faïencerie s’y serait installée. Il ne semble donc pas qu’une destruction conséquente à la Révolution ait eu lieu (je n’en ai trouvé aucune trace dans moultes listes de bâtiments religieux détruits ou vandalisés à cette époque).

    Le haut du clocher de l’église Saint-Maurice à Annecy fut reconstruit en 1827 avec des matériaux provenant des décombres de l’abbaye Sainte-Catherine du Semnoz.

    Et comme partout, les locaux ont largement dû se servir pour leurs propres constructions.

  • par Le 15 février 2015 à 12h15

    Bonjour et merci pour ces informations

    J’ai rajouté dans le topo un lien vers un petit article issu du site dauphine.com

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