Les Cornes d’Urfé (952m), en boucle par Champoly

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
260m
Durée :
demi-journée

À la rencontre des ruines d'un château dans la Loire, mais pas l'un des câteaux de la Loire, perché à plus de 900 mètres d'altitude et dont la construction a débuté au XIIème siècle. Cette petite randonnée, qui atteint un magnifique belvédère, peut se faire à pied ou à VTT. – Auteur :

Accès

Autoroute A 89 (St-Etienne/Clermont-Ferrand). Sortie 4.
Prendre la direction du village de Champoly et se garer à l’entrée ouest.

Itinéraire

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Carnet de route

  • Carte : IGN Série bleue 2731E au 1:25000
  • Tracé IGN
  • Altitude de départ : 717m
  • Point bas : 707m
  • Altitude atteinte : 952m
  • Château d’Urfé : 930m
  • Distance : 9km
  • Horaire à pied : 3h00
  • Horaire à VTT : 2h00
  • Sortie du 01/10/2012

Le Château d’Urfé

  • Histoire : lien ICI.

Ascension

Du parking, traverser le village vers nord-est. On redescend un peu jusqu’au carrefour à la cote 707.

Longer la route de droite, sur 160 mètres, et prendre à gauche, une petite route montante, panneau "Château d’Urfé".

Cette petite route possède des accotements très larges pour le marcheur.

On arrive au hameau de Rochefort, alt. 902m.

Continuer la petite route vers le nord, on arrive à une intersection avec un chemin à gauche, près d’un pylône.

Continuer la petite route, on passe près d’un parking puis, on prend un chemin à gauche, qui mène au château.

Panorama

Le donjon, avec des tables d’orientation, offre une belle vue sur les monts du Forez, les Monts de la Madeleine, les Bois Noirs et peut-être les Alpes par temps clair.

Le point culminant

  • Il occupe une clairière au milieu de grands arbres. N’offrant pas de panorama, il n’offre pas non plus un grand intérêt.

Prendre le chemin de gauche, avant le pylône. On arrive à une intersection. Prendre à droite.

On arrive à une autre intersection. Prendre de nouveau à droite.

On arrive à la clairière sommitale où on trouve une sympathique cabane.

Descente

Prendre le chemin qui passe devant l’esplanade du château et se dirige plein ouest.

On rejoint une piste à la cote 852. On passe au hameau de la Garde et on arrive au carrefour de la cote 707.

Traverser le village jusqu’au parking.

Dernière modification : 31 juillet 2018
Pierre Pamole (1198m) par Notre Dame de l’Hermitage

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 9 novembre 2012

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Commentaires

Afficher les commentaires précédents (3).
  • par Le 9 novembre 2012 à 19h12

    Bel itinéraire rando-historique dans le Forez...
    j’irais prochainement...
    merci Alain

  • par Le 9 novembre 2012 à 23h14

    L’emboîtement parfait des pierres des châteaux est impressionnant... ça me donne envie de me remettre aux Légos, tiens !

  • par heremeLe 10 novembre 2012 à 17h29

    Histoire et Légendes (1)

    Au sommet des Bois-Noirs, les ruines d’Urfé présentent un aspect inquiétant au crépuscule. Le visiteur invité à reconnaître la trace sanglante que la main du sire d’Urfé a laissée sur le mur de sa chambre ne peut s’empêcher d’avoir un frisson.
    On dit que le seigneur de ce lieu fut surpris par des voleurs en pleine nuit dans la chambre de son donjon où il dormait avec toute sa famille. Se saisissant de son épée, il voulut défendre les siens, mais ses agresseurs réussirent à lui porter des coups mortels. On imagine que sa main ensanglantée s’agrippa au mur de pierre alors qu’il glissait dans la mort. Cette empreinte macabre semble toujours visible. Elle devient même plus vive et plus rouge chaque fois que l’on essaye de la faire disparaître.

    Véritable drame ou légende ? Il existe bien un manuscrit du XVIe siècle qui donne tous les détails de cette affaire. Selon ce récit assez précis, ce crime aurait eu lieu en 1418. La main est celle de Jean d’Urfé, fils d’Arnulphe qui avait épousé dix ans plus tôt Éléonore de Lavieu. L’histoire ne dit pas clairement ce qu’il advint de cette dernière, mais il est très probable qu’elle fut assassinée comme son mari. Dans la chambre du crime, il y avait également un petit Antoine qui dormait dans son berceau. La légende rapporte que les voleurs hésitèrent à le tuer sachant qu’ils ne seraient pas reconnus. Ils firent un pari et lui tendirent une pomme et une pièce d’or. L’enfant choisit la pomme et ils en déduisirent qu’ils n’auraient pas à craindre sa vengeance. L’enfant fut sauvé et consacra sa vie au service divin à La Chaise-Dieu.

    Mais c’était sans compter avec le sire d’Albon, seigneur de Saint-Forgeux et parent de Jean d’Urfé. Ce dernier était de passage en Roannais quand cette affaire eut lieu. Il entreprit de retrouver les voleurs et diligenta une enquête qui fut menée rondement. Elle fit apparaître que la somme dérobée était considérable puisque Jean d’Urfé avait réuni assez de pièces d’or pour racheter la seigneurie de Crémeaux. Les voleurs étaient donc bien renseignés et ils avaient su déjouer les défenses de l’antique château d’Urfé pour commettre leur forfait. Naturellement les enquêteurs s’intéressèrent aux familiers de ce lieu. C’est ainsi que les serviteurs de Jean et Éléonore furent retrouvés et avouèrent leur crime odieux. La Justice du bailli du Forez fut d’autant plus impitoyable qu’à cette misérable période les actes de brigandage ainsi que les jacqueries se multipliaient dans le royaume de France. Les criminels furent donc condamnés à mourir du terrible supplice de la roue. Le bourreau du Forez vint à Saint-Marcel-d’Urfé et la sentence fut exécutée en présence de la population réunie. Les bois d’Urfé résonnèrent longtemps des cris des suppliciés, dit-on.

    Renaud des Gayets, Le Forez et la guerre de Cent Ans.

  • par Le 10 novembre 2012 à 18h12

    Merci, hereme, pour cette légende.
    Un peu lus tard, fin du XVIè/début du XVIIè siècle, l’un des descendants de la famille d’Urfé, n’est autre que l’écrivain Honoré d’Urfé.

  • par heremeLe 10 novembre 2012 à 18h35

    Histoire et Légendes (2)

    "J’ai entendu des milliers de plaisanteries sur les anciens qui voyaient des esprits partout. Il me semble que nous sommes beaucoup plus sots, nous qui n’en voyons plus nulle part."
    Joseph de Maistre

    "Seul le fantastique a des chances d’être vrai."
    Teilhard de Chardin

    C’est Honoré d’Urfé qui a popularisé l’idée d’une mer forézienne qui recouvrait les terres avant la conquête romaine :
    "De toute ancienneté, cette contrée que l’on nomme à cette heure Forez fut couverte de grands abîmes d’eau, et il n’y avait que les hautes montagnes que l’on voit à l’entoure, qui fussent découvertes, hormis quelques pointes dans le milieu de la plaine, comme l’écueil du bois d’Isoure et de Montverdun."
    Certains auteurs nous disent qu’on pouvait voir autrefois, scellés dans la roche de St Romain-le-Puy, des anneaux de fer qui servaient à amarrer les barques. On retrouve cette tradition, plus au sud, à la Tour-en-Jarez dans les écrits de La Mure qui évoque l’existence d’une tour marquée de figures solaires au sommet de laquelle était érigée une pyramide. Un feu servant à guider les nautes foréziens y était entretenu. Un phare, s’il vous plait, pour guider la barque des seigneurs de Saint Priest vers leur château.
    Dans l’Astrée, d’Urfé nous dit encore que c’est Jules César qui assécha la plaine : "un étranger romain du nom de Julius… fit rompre quelques montagnes, par lesquelles ces eaux s’écoulèrent…"

    Le Forez, les traditions du département de la Loire, Robert Bouiller, Curandera-Esperluette, 1992, extrait d’Info-Forez.

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