Pays d’Astrée - Sentier du volcan de Montaubourg (594m)

Difficulté :
Facile
Dénivelé :
125m
Durée :
demi-journée

Petite boucle qui fait l'ascension de l'un des plus vieux volcans de France, âgé de plus de 60 Ma. Le départ se fait du château de Goutelas, site majeur du roman l'Astrée. La journée peut être complétée par d’autres circuits tout aussi courts dans les communes voisines de Trelins et Marcilly-le-Châtel. Le versant sud du volcan est couvert de vignes. – Auteur :

Accès

Prendre la D8 qui relie Boën-sur-Lignon et Montbrison.
À 2km au sud de Boën, prendre la D20 en direction de Trelins.
1 km plus loin, sans passer par le bourg, prendre à droite, sud-ouest, direction parking Goutelas.

Précisions sur la difficulté

  • En 2018, balisage manquant entre le sommet et le parking
  • 2 traversées de la peu fréquentée D20
  • Final du Montaubourg court mais raide

Les infos essentielles

  • Carte IGN : Série Bleue 2832 O au 1:25000
  • Altitude minimale : 468 m
  • Altitude maximale : 594 m
  • Distance : environ 3,2 km
  • Horaires : comptez environ 1h00
  • Balisage : blanc/jaune +1

Itinéraire

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Du parking, faire le tour du château par l’est ou traverser la cour intérieure ouverte au public.

Contourner le château par l’ouest en passant entre le mur et le terrain de tennis.

Traverser la D20 et continuer dans le bois en contournant le volcan de Montaubourg par le nord.

Atteindre un carrefour, borne du Chemin de Belizar.

Prendre le sentier à gauche, est. Atteindre le sommet : pierre avec inscription, tombeau (fictif) de Belizar, pins de boulange, panorama etc.

Passer entre la lisière du bois et la vigne, est, sur une centaine de mètres.

Prendre à gauche, nord-est, passe-clôture, dernière balise en 2018.

Descendre le pré et atteindre un chemin.

Prendre à droite, est. Le chemin devient sentier.

Atteindre un chemin horizontal. Prendre à droite, est.

Traverser la D20 et continuer la descente.

Atteindre l’allée de desserte du château et la suivre à gauche, nord.

Dernière modification : 21 novembre 2018
Pays d’Astrée - Sentier Sainte-Anne

A propos

Auteur de ce topo :

Randonnée réalisée le 15 novembre

Topo publié le 20 novembre

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 24 novembre à 20h04

    Salut Alain. Ta photo 25 "et in Arcadia ego" peut amener quelques commentaires. Cette expression elliptique (où est le verbe ?).semble effectivement correspondre au thème de l’Astrée. Une certaine littérature s’était emparée à l’époque du mythe de l’Arcadie : curieux mythe prétendant le modèle du jardin d’Eden ou du paradis retrouvé.
    Que ce soient Ovide dans ses "Fastes", Virgile dans ses "Eglogues", Théocrite trois siècles plus tôt dans ses "Idylles" (à l’origine du symbole des "bergers", bien qu’il eut fait référence aux bergers siciliens), il est curieux que ces régions, surtout la Grèce, plutôt pauvres et austères aient été idéalisées ainsi (les Grecs eux-mêmes considéraient l’Arcadie comme hautement désolée).
    Au XVIIè siècle, l’Arcadie sera pensée essentiellement sur le modèle de l’Age d’or, de l’innocence où se croiseront bergers ingénus et moutons innocents.
    Pour l’aspect pictural qui en a découlé, il est intéressant de se référer à l’ouvrage d’Erwin Panofsky, « Et in arcadia ego , l’œuvre d’art et ses significations », Gallimard, 1969.

    De nombreux peintres ont effet utilisé le thème (Laurent de la Hyre, Peter Scheemakers, Francesco Zuccarelli, Richard Wilson, Joshua Reynolds, Honoré Fragonard, Léon Vaudoyer, Aubrey Beardsley, George Wilhelm Kolbe, Augustus John, ...). Mais deux d’entre eux introduisent un élément supplémentaire dans leurs tableaux, en l’occurence un crâne, : Giovanni Le Guerchin et Nicolas Poussin.

    « Et in arcadia ego » se retrouve sur les tableaux des deux peintres. L’absence de verbe est gênante : "et je en Arcadie". Qui donc est ce "je" ? Cette expression elliptique n’est pas unique : "Summum jus summa iniuria", "E pluribus unum", "Nequid nimis", "Sic semper tyrannis", etc ... Les peintres ont donc suggéré à la fois le verbe et le sens de la phrase par le contexte figuratif, et notamment le crâne : si ce dernier est nettement visible sur le tableau du Guerchin, il l’est beaucoup moins dans celui de Poussin. Il dépasse à peine du haut du tombeau, dans une zone assez sombre.

    On peut alors comprendre le sens de la phrase : le "je" est la mort. Sous-entendu quel que soit le lieu où règne la félicité, la loi naturelle qui régit tous les êtres vivants est partout présente, c’est le retour au néant. "Sic transit gloria mundi", "Hominem te esse", "Memento mori", et toute cette sorte de choses comme disent les Anglais.
    (Ainsi passe la gloire du monde, Toi aussi tu n’es qu’un homme, Rappelle-toi que tu mourras.

    Jusqu’ici on reste dans le bon sens et la logique. C’est la deuxième version du tableau de Poussin qui a induit la suite : pourquoi un deuxième tableau, expurgé de son crâne, avec des personnages qui semblent être seulement curieux et non plus apeurés, abattus, le tombeau est fermé. Et là on entre ans le n’importe quoi :
    les personnages, pour certains, sont inscrits dans un pentagone ;
    les dimensions du tableau sont de 120 x 87,2 cm, soit un rapport de 1,376 ;
    la tangente de l’angle de 52° (angles adjacents aux bases des triangles formant le pentagone = 1/2(180 - 360/5) = 1,376 ;
    divers actes et chartes relatifs aux droits d’usage de Voulaines-lès-Templiers, dont celui de 1376 avec le duc Philippe le Hardi, et évidemment on enchaîne avec les Templiers ;
    d’autres voient dans le décor du deuxième tableau une référence à Rennes-le-Château ;
    pentagone, pentacle, pentagramme : symbole ésotérique (Pythagoriciens, Kabbale, franc-maçonnerie, Egyptiens, ... cf http://symbolisme.joueb.com/news/symbole-pentagone-pentacle-ou-pentagramme).
    . . .
    D’où comment une simple inscription peut entraîner une succession loufoque d’interprétations.

    Tableau du Guerchin :
    http://www.rennes-le-chateau-archive.com/les_bergers_darcadie_versions_2.htm

    Premier tableau de Poussin :
    http://secretebase.free.fr/complots/zodiac/poussin/bergers-arcadie-version1.jpg

    Deuxième tableau de Poussin :
    https://www.idixa.net/Imag1/IA/poussin-bergers-arcadie.jpg

    Jacques Delille exprime la même idée, en 1782, au chant IV des "Jardins" :

    « Imitez le Poussin : aux fêtes bocagères
    Il nous peint les bergers et les jeunes bergères,
    Les bras entrelacés, dansant sous des ormeaux,
    Et près d’eux une tombe où sont écrits ces mots :
    Et moi aussi je fus pasteur dans l "Arcadie.
    Le tableau des plaisirs, du néant de la vie,
    Semble dire : « Mortels, hâtez-vous de jouir ;
    Jeux, danses et bergers, tout va s’évanouir ».
    Et dans l’âme attendrie, à la vive allégresse
    Succède par degrés une douce tristesse ».

  • par Le 24 novembre à 21h18

    Bonsoir hereme
    Cette pierre est sise au sommet du Montaubourg et illustre le tombeau de Bélizar (personnage du roman l’Astrée pour ceux qui ne sont pas du Forez).
    C’est donc bien la mort qui est aussi en Arcadie (forézienne).
    L’Astrée n’est pas un roman à l’eau de rose.
    Le Chemin de Bélizar est une petite boucle presque identique à celle-ci.
    https://www.altituderando.com/IMG/jpg/4/3/c/dsc05835-1.jpg

  • par Le 26 novembre à 19h22

    D’aucuns prétendent que la tombe d’Arques à servi à Poussin pour son deuxiéme tableau. Or elle a été construite en 1903 !
    http://nezenlair.e.n.f.unblog.fr/files/2007/12/tombedarques2.jpg

    Pas de problème, il suffit d’inverser et de dire que le tombeau de Poussin a inspiré celui d’Arques. A noter que ce tombeau a été détruit par son propriétaire en 1988, lassé de le voir profaner par tous les primaires chercheurs de Graal ou trésor des Templiers.

    Mais il y aura bien un jour l’un ou l’autre un farfelu pour dire que Poussin a peint en fait le tombeau de Belizar dans son premier tableau.

    C’est quand même un bel endroit, même si ce n’est pas d’une altitude très élevée (tout rapport avec une discussion récente n’est pas fortuit, et on évoque bien le "costé de la montagne") :

    "L’assiette du lieu estoit tres belle et agreable, ayant la veuë de la montagne et de la plaine, et mesme de la delectable riviere de Lignon, depuis Boën jusques à Feurs. Cela avoit esté cause, que Pelion, pere d’Adamas y avoit fait bastir : Et depuis Adamas y fit eslever le somptueux tombeau de son frere Belizar, au sortir de la maison, et tout aupres d’un petit boccage qui touchoit presque la maison du costé de la montagne. En ce lieu Alexis et Leonide se venoient bien souvent promener à cause de la beauté des allees, et de la veuë : et par ce qu’il falloit un peu monter, Alexis prenoit quelquefois Leonide sous les bras...".

  • par Le 26 novembre à 19h54

    Il y avait sans doute moins de forêts du temps d’Honoré.
    J’avoue ne pas avoir lu l’Astrée, un peu effrayé par les 5000 pages.

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