Pointe des Roches (3014m) en traversée du col des Bataillères au col des Sarrasins

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1200m
Durée :
1 jour

Très belle randonnée, hors sentier entre le col des Bataillères et celui des Sarrasins. La crête et le sommet sont particulièrement panoramiques sur le vallon de la Grande Montagne et la Vanoise à l'est et le vallon de Bissorte, même si on ne voit pas le lac de retenue, et le massif des Écrins à l'ouest. L'impressionnant Cheval Blanc fait penser aux Dolomites (bien qu'il ne soit pas constitué de dolomie mais de quartzite). Les nombreux lacs sont tous magnifiques. La randonnée est longue et la traversée, bien que plus difficile, est plus courte et plus variée que l'aller-retour. – Auteur :

Accès

De Modane, gagner la station de Valfréjus et la traverser. Après la station, prendre la route forestière, à droite, direction le Lavoir où se situe le parking.

Itinéraire

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Carnet de route

  • Carte : IGN TOP25 3535 OT
  • Tracé IGN
  • Altitude départ : 1906m
  • Refuge du Mont Thabor : 2502m
  • Col des Bataillères : 2804m
  • Pointe des Roches : 3014m
  • Col des Sarrasins : 2844m
  • Distance traversée : 18km
  • Distance en aller-retour : 21km
  • Dénivelée : 1200m

La Pointe des Roches

  • La Pointe des Roches est un beau sommet, bien individualisé, qui est coté mais non nommé sur la carte IGN en 2014
  • Il s’agit du point situé sur la crête des Sarrasins, coté 3014m et situé au nord-est du col des Roches et au sud du col des Sarrasins
  • Pour ce sommet, on peut parfois trouver le nom de Signal des Sarrasins

Balisage

  • Panneaux aux intersections jusqu’au refuge du Mont Thabor

Difficulté

  • Hors sentier du col des Bataillères au sommet avec quelques passages rocheux qui peuvent se contourner en versant Bissorte
  • Hors sentier sauvage et peu fréquenté du sommet au col des Sarrasins, à n’entreprendre que par bonne visibilité

Du Lavoir au refuge du Thabor

Du parking, continuer la piste interdite qui franchit le verrou pour atteindre la Losa, alt. 2099m.

Continuer la piste en rive droite du vallon.

Vers 2290 mètres d’altitude, on atteint une bifurcation. Les deux sentiers se dirigent vers le refuge du Mont Thabor et l’indication horaire est identique. Le matin, la branche de gauche, est, est plus ombragée.

On arrive à proximité du col de la Vallée Etroite, alt. 2434m. Le petit détour par le col en vaut la peine, joli petit lac et vue sur le Briançonnais en versant sud.

Reprendre le sentier à l’ouest et atteindre le refuge du Mont Thabor.

Du refuge du Thabor au col des Bataillères

Du refuge, prendre le sentier à l’ouest, direction col des Bataillères.

On arrive aux lacs Sainte-Marguerite. On passe au nord du lac Rond et au sud du lac Long.

Vers 2600 mètres, laisser à gauche et le sentier du col du Cheval Blanc et prendre à droite jusqu’au col des Bataillères.

Du col des Bataillères à la Pointe des Roches

Du col, suivre la crête des Bataillères, nord-est, en contournant un premier ressaut rocheux par la gauche.

On atteint un sommet secondaire, alt. 2894m avant de redescendre sur le col des Roches, alt. 2876m.

Remonter l’arête rocheuse, quelques pas faciles, et contourner les ressauts plus raides en versant Bissorte, ouest.

Le sommet est constitué de deux pointes d’égale altitude séparées par une petite brèche.

  • On peut aussi éviter tous les ressauts rocheux par le versant Bissorte, ouest et en gagnant la crête par un couloir de fins éboulis issu d’une brèche entre les deux pointes du sommet.

De la Pointe des Roches au col des Sarrasins

Gagner la brèche entre les deux pointes et descendre le couloir d’éboulis.

Appuyer sur la droite en passant sous les rochers.

On peut voir deux brèches :

  • Une brèche supérieure entre le sommet et un tour rocheuse supérieure
  • Une brèche inférieure entre la tour rocheuse supérieure et une tour rocheuse inférieure

Se diriger vers la brèche inférieure, la brèche supérieure donnant sur un couloir qui lui-même aboutit sur des barres rocheuses.

Franchir la brèche et descendre plein nord sous la crête des Sarrasins, toujours en versant Bissorte, ouest.

On revient sur l’arête au niveau d’un col.

Continuer, plein nord, en traversant une zone de gros blocs puis en descendant légèrement pour contourner une pointe rocheuse de l’arête et une zone de dalles.

Remonter facilement sur le col des Sarrasins orné d’une croix chrétienne.

  • Durant cette descente, du sommet au col, on rencontre parfois une sente discrète et quelques rares cairns

Du Col des Sarrasins au Lavoir

Du col, prendre le sentier en versant est en passant sous les mines de fer des Sarrasins dont les ruines sont encore visibles.

On traverse le beau vallon suspendu des Sarrasins.

On domine alors La Losa de 250 mètres.

Suivre le sentier qui descend ce seuil et, au niveau des chalets du Plan, prendre à gauche le petit raccourci qui ramène à la prise d’eau de La Losa.

On retrouve la piste que l’on suit jusqu’au Lavoir.

Dernière modification : 8 octobre 2018
Pointe du Fréjus (2934m), arête nord et arête sud-ouest ("voie normale")

A propos

Auteur de ce topo :

Topo publié le 26 août 2014

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 23 septembre 2014 à 08h45

    Beau topo et superbes photos !!

  • par Le 26 septembre 2014 à 17h23

    Bonjour Alain.

    Tu t’es promené chez les "Sarrasins", voici un petit aperçu relatif à la mine, notamment avec l’origine des lieux-dits "les Fourneaux" et "le Lavoir".

    • Extrait site "Refugedesmarches".

    Les mines des Sarrasins
    La mine des Sarrasins est perchée entre 2800 m et 2900m sur le versant Est de la vallée de Charmaix, elle était exploitée du milieu du 17ème siècle au 19ème siècle. La composition des minerais était de 70% à 75% de plomb et de cuivre, de fer et d’argent. L’exploitation de cuivre fût abandonnée pour celle de l’argent.
    Durant son exploitation 21 personnes travaillaient là bas, été comme hiver. Une tranchée partait directement de la pièce principale jusqu’à la mine. Les mineurs vivaient en permanence dans l’obscurité. ... sur le versant les voies pour les mulets sont encore visibles. Celles-ci permettaient d’acheminer le minerai jusqu’au Lavoir et puis à la fonderie à Fourneaux.
    . . .
    Le Lavoir (ci-contre) servait à laver le minerai de plomb argentifère tiré des mines des Sarrasins.
    . . .

    • Extrait de "Notice historique sur les mines de la Savoie par E.-L. Borrel, 1889

    ... En 1646, la régente Chrétienne de France concéda toutes les mines situées entre Saint-Michel et le Mont-Cenis, et l’on vit surgir aussitôt à côté l’une de l’autre le grandes usines de Laprat et des Fourneaux, et les laveries du Col-de-la-Roue et d’Orelle. A la même époque, l’exploitation des belles mines de fer spathique et de plomb du massif des Sarrasins, d’Orelle ... entrait dans une phase d’activité inaccoutumée.

    Dans la haute Maurienne on traitait, vers 1770 ... mines de fer spathique des environs de Modane continuaient à approvisionner les usines de Laprat et des Fourneaux, lesquelles donnaient une forte production annuelle d’excellent fer. Les mines de plomb argentifère ... des Sarrasins fournissaient toujours un produit notable, il est vrai, mais qui aurait pu doubler et même tripler ; on obtenait 6.00 tonnes de minerai qu’on réduisait en schlich au pied du col de la Roue, dans une laverie qui a été renouvelée ; le schlich était fondu à l’usine des Fourneaux ...

    Pendant les premiers troubles de la Révolution les usines à fer de Laprat et des Fourneaux ... restèrent en activité.

    En 1850, les idées de liberté commerciale professées par le gouvernement le conduisirent à remettre à l’industrie privée ses établissements de Savoie ; tout fut loué en 1852, et, en 1856, tout, sauf les Sarrasins, fut définitivement vendu à la société Franco-Savoisienne.

    • Extrait du Journal des Mines, Conseil des mines de l’empire français, Volume 20 - 1806

    En continuant de remonter vallée de l’Arc, on trouve les mines de Modane.
    La plus considérable est située sur la montagne de ND du Charmeix, à quatre heures de marche des Fourneaux ; elle porte le nom des Sarrazins (1), auxquels on attribue à tort sa découverte ...
    Le minerai consisté en plomb sulfuré à petites facettes, tenant 0,0012 d’argent, mélangé de cuivre pyriteux et de cuivre gris moins riche en argent.
    Un des grands désavantages de cette mine est de n’avoir à proximité aucune forêt, ce qui oblige de faire monter à grands frais les bois d’étançonnage et de chauffage dont on peut avoir besoin.
    On transportait d’abord le minerai brut, en hiver, sur la neige, dans de sacs de peau de chèvre, à raison de 0fr,15 le myriagramme, jusqu’à l’usine des Fourneaux.

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