Puy Gris (2908m) par la combe du Tépey, descente par la combe des Roches

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1900m
Durée :
1 jour

Le Puy Gris est une cime majeure de Belledonne. Elle peut s'atteindre par les deux grandes combes d'origines glaciaires en versant Est par la vallée des Villards. Le cheminement est très long, le dénivelé n'est pas à négliger. Bref, une bonne bavante à réaliser en une seule journée. Mais on peut éventuellement la réaliser en deux jours avec un bivouac inoubliable au sommet... – Auteur :

Accès

Par la Maurienne, à St-Etienne-de-Cuines, suivre la route des Villards et du col du Glandon. À St-Colomban-les-Villards, bifurquer vers le hameau des Roches, le traverser et rejoindre celui de Valmaure. Parking dans le hameau.

Par Vizille, suivre en direction du Bourg-d’Oisans, puis Allemond, le col du Glandon, et St-Colomban-les-Villards.
Puis de même que précédent.

Précisions sur la difficulté

  • Itinéraire haute montagne au delà des 2500/2600m
  • Longueur et dénivelé important dans un terrain parfois rude. (Préférable en deux jours)
  • Cheminement en rochers et en pierriers.
  • Sens de l’orientation et de l’itinéraire nécessaire, parties hors sentier.
  • Crampons-piolet selon l’état du névé et du reliquat du glacier à la Selle du Puy Gris (contournable à certaines périodes dans un terrain délité et peu commode).

Les infos essentielles

Carte IGN : TOP 25 3433 OT Allevard - Belledonne Nord

Altitudes :

  • Départ : 1202m
  • Selle du Puy Gris : 2758m
  • Puy Gris : 2908m

Dénivelé cumulé total : 1900m

Horaires : Compter 5 à 6h pour la montée, de même pour la descente, soit 10 à 12h pour le tour complet.

Itinéraire

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La Selle du Puy Gris par la combe du Tepey

Suivre dans le hameau, la petite rue qui monte en direction du Tépey (pancarte).

Le sentier monte progressivement dans la combe du Tépey.

À l’altitude de 1708m (1710m sur IGN), suivre en direction de la Selle du Puy Gris (pancarte) par un petit sentier menant à proximité de la Roche Barme. La trace s’efface et il faut tirer sur la droite. On retrouve un sentier peu marqué balisé de petites plaquettes vertes vissées sur des rochers, on trouve aussi des traits blancs.

Plus haut, il est facile de perdre le balisage, remonter alors les pentes herbeuses plein nord-ouest pour atteindre un replat avec une ruine. On trouve une vieille pancarte en bois indiquant "Puy Gris 1h". Rassurez-vous, vous n’y serez pas avant deux ou trois heures !

Remonter en face une raide pente herbeuse, quelques traces persistent.

Plus haut, l’univers devient de plus en plus minéral. Il faut remonter le haut de la combe par un éboulis de rochers jusqu’à la Selle du Puy Gris. Fin septembre 2018, le névé de la Selle était contournable par la gauche. Sinon crampons et piolet indispensables.

L’ascension du Puy Gris par son arête ouest

Je cite le topo d’Alain :

"Le début de l’arête est signalé par une grosse marque à la peinture bleue. Presque de suite, on bute sur un mur en roches blanches, que l’on contourne, en descendant un peu dans le versant Sud avant de revenir sur l’arête.

Progresser en suivant les traces et les cairns. Les ressauts rocheux s’évitent soit par le Nord, soit par le Sud. L’expérience de montagnard joue beaucoup dans cette ascension. Si cela devient difficile, c’est que l’on est sorti de l’itinéraire.

À mi-parcours, l’arête est barrée par une petite tour ocre sombre.

  • il pourrait être tentant de contourner la tour par le Nord et des dalles qui semblent peu inclinées : c’est une illusion, c’est raide.
  • le meilleur itinéraire est de passer à droite. On arrive au pied d’un petit mur (II inf.) que l’on gravit directement et dont on sort sur la droite, par une petite vire aérienne, mais avec de bonnes prises.

La suite de l’arête, se gravit par de gros blocs faciles. L’arête devient un peu plus étroite sans être aérienne et l’itinéraire est évident et jalonné de cairns."

Descente par la combe des Roches

Retour à la Selle du Puy Gris par l’arête ouest, cette fois-ci à la descente.

Descendre plein nord par le haut de la combe des Roches. (Le reliquat du glacier de la Selle était contournable par la droite par un terrain raide et délité. La descente en crampons du lambeau de glacier, si il est en neige, est largement préférable).

S’ensuit des éboulis de rochers peu stables et raides. Plus bas, remonter en face sur une moraine au milieu de la combe. On y retrouve un peu d’herbe.

Plus bas, gagner une deuxième moraine en tirant sur la gauche. On retrouve des cairns indiquant la marche à suivre.

Suivre sur le fil de la moraine qui redevient en partie uniquement rocheuse.

On finit par gagner une longue et raide croupe de myrtilliers parcourue par une sente ténue. (Environ 400m de dénivelé).

Atteindre le talweg de la combe des Roches.

Viser un replat verdoyant, on trouve une pancarte indiquant les sentiers de retour, soit par la rive gauche, soit par la rive droite. Suivre en direction des Roches dans tout les cas.

Au-dessus du hameau, à l’intersection cotée 1216m, bifurquer à droite en direction de Valmaure par le sentier balcon. Il débouche à l’entrée du hameau.

Dernière modification : 1er octobre 2018
Puy Gris (2908m) par la combe et les lacs de la Grande Valloire

A propos

Auteur de ce topo :

Randonnée réalisée le 26 septembre

Topo publié le 1er octobre

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

Afficher les commentaires précédents (5).
  • par Le 1er octobre à 20h31

    Bravo !! C’était donc ça cette fameuse sortie en Belledonne... j’avais bien pensé que ça serait sur celui-là. Le bivouac là haut : 100m2 d’espace et 35° au thermomètre :) Non c’est juste magnifique d’avoir dormi là. C’est pas n’importe quel sommet que ce Puy Gris. Il me fait rêver. Ça me gratte encore d’avoir échoué si près dans des conditions mitigées. Il mérite un temps superbe anticyclonique comme tu as eu. Les photos sont magiques ... bravo !

  • par Le 1er octobre à 21h57

    Merci Rémy ! J’en rêvais depuis un bout de temps de ce Puy Gris. Je l’avais déjà prévu l’année dernière fin août. Je voulais enchaîner Rocher Blanc, Puy Gris et Pic du Frêne. La boucle du Rocher Blanc m’avait littéralement cassé les jambes et j’ai du laisser tomber la suite... Belledonne est dure... Cette fin septembre a été radieuse et j’en ai profité. Il faut être patient et saisir le bon créneau. Je ferais de même pour le Pic du Frêne.

  • par Le 2 octobre à 08h40

    Ho que c’est beau.
    Misère le glacier du Gleyzin en revanche et plus un pet de neige à la Selle. Quelle horreur.

    Le Puy Gris je le voyais de la fenêtre de ma chambre toute mon adolescence. Tentative ratée en Juillet 1988 (j’avais 15 ans) Trop de neige fraîche (non prévue !) tombée dans la nuit où on était au refuge de l’Oule.
    Ascension finalement faite en Juillet 1996, après de nouveau une nuit au refuge de l’Oule. Montée piolet-crampon pour atteindre la Selle. Enchainement magique avec la Pointe de Comberousse.

    Faut être patient !

  • par Le 2 octobre à 20h08

    Superbe !!
    En voilà une bonne manière de faire ce sommet ; et la solitude est garantie là haut...
    Les bivouacs solitaires là-haut sont des moments magiques !

  • par Le 5 octobre à 00h26

    Magnifiques photos ! Bravo pour ton ascension !

  • par Le 5 octobre à 07h21

    Hello,
    C’est magique ce couché et levé du soleil !!!! Génial.
    C’est une sacrément belle montagne ce puis gris !
    A+
    Patrick

  • par Le 5 octobre à 13h23

    Ouaw ! Ca c’est du beau bivouac extrême. Y’a pas l’air d’avoir beaucoup d’espace au sommet mais le paysage récompense l’effort. J’ai sur ma liste le Puy Gris depuis un moment, de voir ces images le remonte d’office dans mes priorités :) Pourvu que l’été indien se prolonge encore un peu...

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