Traversée nord-est / sud-ouest du col du Petit Argentier (2599m), à ski

Difficulté :
Moyen
Dénivelé :
1000m
Durée :
demi-journée

Traversée secrète et alpine très contrastée entre l'endroit et l'envers où les pentes sont déjà soutenues. – Auteur :

Accès

Accéder à Val Fréjus par Modane ( A43-D1006) par la D216.

Traverser la station jusqu’au bout de la route (virage en épingle) au pont Traversier (gîte d’étape "les Tavernes").

Itinéraire

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Ce col secret et peu marqué entre les géants des Cerces savoyardes réserve un ski sauvage et technique de toute beauté !

FICHE TECHNIQUE :

  • Dénivelée : 1000m du pont Traversier au Charmaix (Val Fréjus)
  • Difficulté : 2.3/PD+. 200m/30° passage à 35° combe NE, 100m/35° versant SE
  • Distance : 12,5km aller-retour
  • Horaire :
    • Pont de Traversier 1599m au Lavoir 1901m, 1h/1h15mn
    • Le Lavoir au Pas du Roc 2322m 1h30mn
    • Du pas du Roc au col du Petit Argentier 1h/1h30mn
    • Descente par le versant sud-est et retour au Charmaix 1h/1h30mn
  • Cartographie : IGN3535OT Névache-Mont Thabor.
  • Bibliographie : Ski de Randonnée Savoie-Emmanuel Cabau, édition OLIZANE (CHC) 2004.
  • Page web

ITINÉRAIRE

  • Du Pont Traversier au Charmaix, remonter la piste forestière (piste du Jeu) jusqu’au Lavoir.
  • Continuer plus ou moins la piste pour atteindre le hameau du jeu, ou couper par les alpages.
  • Du hameau suivre de nouveau la piste du Jeu, et passer le pas du Roc.
  • Au pas du Roc, remonter la raide combe qui s’étrécit 100m sous le col (attention risque important de plaques à vent)
  • Descente par l’autre versant à l’aplomb du col (petit couloir au départ puis larges pentes) jusqu’au vallon de la Roue.
  • Rejoindre la piste des Rois Mages vers 2100/2150m, puis par la piste du Jeu jusqu’au Charmaix.

Traversée nord-est / sud-ouest du col du Petit Argentier 2599m, à ski

Un chaud et froid !

Ils n’en finissaient plus de ces conversions !

La combe à l’ombre, large au début se resserrait au fur et à mesure qu’ils montaient. Malgré tout, et quelque part c’était un réconfort, le paysage s’ouvrait de plus en plus.

La buée sortait d’entre les lèvres, telle la fumée d’une locomotive, et givrait instantanément sur les sourcils, les bords du bonnet, les transformant en bonhommes de neige.

L’effort était soutenu comme la pente qui se redressait encore !

Un pin à crochet solitaire s’accrochait presque désespérément à cette belle roche ocre du Petit Argentier, entre deux improbables pitons de cargneule.

C’est le seul signe de vie qu’ils perçurent dans cette combe raide, froide et gelée qui finirait bien par les mener au col.

Le crissement des skis, le raclement des couteaux sur cette neige cartonnée ne présageaient en rien du plaisir de la descente. La neige soufflée et probablement très croûtée de l’autre versant ne sera pas bonne à skier.

Le goulet de la sortie se rapprochait, se redressait encore, mais ils voyaient enfin le soleil flirter avec l’échancrure du col.

À hauteur des crêtes maintenant, l’ourlé des corniches formées par le vent d’Italie barrait ce qui semblait la sortie au col. L’enroulée de ces courbes sublimes, telles les aquarelles de Samivel présentaient un sérieux obstacle.

C’était sans compter leur sens de l’itinéraire, l’expérience peut-être, ils partirent au plus raide contourner le piton de cargneule aux formes fantasques, et débouchèrent en pleine lumière sur l’autre versant.

La sortie au col fut presque aussi inattendue qu’espérée au bas de la combe Nord.

Ici tout n’était que soleil, lumière dorée et chaleur. Les choucas virevoltaient et profitaient des chaudes ascendances pour les gratifier de leurs acrobaties toujours aussi surprenantes.

Un bref échange de paroles et ils décidèrent de descendre. Comme ils s’y attendaient la neige croûtée en surface était détestable à skier. Le haut du petit couloir Sud fut néanmoins vite descendu.

Les vastes pentes douces qui suivaient, ensoleillées, devenaient souples et le ski agréable. Les virages s’enchaînaient plus vite, plus amples, le ski devint plus rapide, le plaisir, la récompense, leur récompense, ils s’en régalaient.

Au Genevret comme une évidence, ils foncèrent vers le fond du vallon de la Roue. La neige encore froide et légère dans les contres pentes leur permit encore de belles courbes où cette poudre s’envole devant les spatules.

La traditionnelle photo du hameau de Fontaine Froide irradié de soleil sous l’imposant Grand Bagna, quelques belles et grandes courbes encore, et la piste du Jeu, comme une longue glissade contrôlée les ramena au Charmaix, ivres de soleil, ivres du grand froid givré des combes de l’envers.

Dernière modification : 17 octobre 2018
Pointe du Fréjus (2934m), arête nord et arête sud-ouest ("voie normale")

A propos

Auteur de ce topo :

Piqué à la montagne depuis l'age de 6 ans après avoir atteint peniblement le mont joli et je suis tombé amoureux du mont blanc. Ce jour la je me suis dit qu'un jour j'irais là haut. Il y a bien longtemps que j'y suis allé au sommet du Mont blanc, et la passion de l'alpi, la rando et ski de rando ne m'a toujours pas laché ! Et que ça dure longtemps encore (...)

Topo publié le 8 mars 2016

(Avertissements et Droits d'auteur)

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