Caïre Archas (2632m) Sortie du 2 juin 2013

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Comme indiqué dans le topo associé, sommet d'accès peu aisé. Si l'on y rajoute la neige d'un printemps qui s'éternise sur les sommets du Boréon, la recherche d'un itinéraire "non académique" entre fortes pentes, éboulis et passages dans la neige lourde... y'a quand même des dimanche plus tranquilles...

Conditions météo

La météo avait annoncé des orages dans l’après-midi, mais du très beau temps en début de journée.
Donc départ aux aurores (5h30) pour une montée un peu fraîche jusqu’à atteindre les premiers rayons du soleil. Retour au parking vers 10h00, sous un ciel toujours serein (les averses ne seront présentes sur le massif qu’en fin de journée).

Récit de la sortie

Départ du parking estival du Vallon de Salèse, ouvert à la circulation depuis un mois environ. Des plaques de neige éparses jalonnent le parcours, mais sans trop se mouiller les pieds jusqu’à atteindre la balise 436 marquant l’arrivée au Col de Salèse.

Je distingue mon objectif du jour vers le Sud-Est, que les premiers rayons du soleil viennent peu à peu caresser.

Le chemin de la crête qui suit, plutôt exposée au Sud, est lui aussi sec dans les premières longueurs, mais cela ne va pas durer. Je récupère une trace de raquettes à neige sur la bonne couche de neige de printemps dont les gros grains sont encore bien froids de la nuit précédente, me permettant de progresser sans passer au travers de la couche superficielle. Je sais que cela ne sera pas le cas au retour, lorsque le soleil aura réchauffé cette épaisseur de gros sel, et je regrette de ne pas avoir emporté de raquettes ! Ce sera pour la prochaine sortie, car il y a visiblement encore moyen de se faire de sympathiques sorties hivernales, malgré le calendrier qui indique que nous sommes en juin !

Je suis donc les traces laissées par un prédécesseur bien plus prévoyant que moi. La progression est logique, elle copie le cheminement du sentier estival dormant sous la couche de neige, c’est à dire en décrivant un large arc de cercle sous le Caïre Archas, à bonne distance des couloirs encombrés de quelques coulées. Des bizarres chuintements gloussants se font entendre dans le replat sous la pointe des Adus : j’aperçois au loin des Tétras-Lyre, sans doute des mâles, s’affrontant dans cette "place de chant" pour gagner les faveurs de leur belle...

Pour m’éviter des longueurs pénibles dans la neige qui cède de plus en plus fréquemment sous mes chaussures, je décide de ne pas poursuivre jusqu’au Col de la Vallette des Adus et la balise n°394, qui normalement permet d’atteindre le sommet par la crête.

Je gagne dès que je peux des zones où la neige a fini par disparaître, c’est à dire des coulées d’éboulis, des blocs épars, des tapis de rhododendrons s’accrochant dans les fortes pentes du versant Sud-Est. Il faut que je trouve au mieux mon itinéraire, ce qui n’est pas très aisé lorsqu’on ne voit pas plus haut que le rocher situé quelques mètres au-dessus ! Après une montée précautionneuse entre montée avec les pieds et les mains et brèves traversées, je parviens à atteindre l’arête peu avant le sommet, juste à temps pour voir détaler un petit groupe de chamois, aussi surpris que moi de cette rencontre inattendue !

Je gagne par quelques enjambées sur les derniers gros blocs le sommet, qui offre une vue panoramique impressionnante, depuis les sommets frontaliers jusqu’à la Méditerranée.

Je renonce à suivre pour la descente la crête et la plongée vers le Lac des Adus pour rejoindre directement par la forêt le parking, car les flancs des montagnes que je distingue pleinement depuis mon promontoire m’indiquent que cet itinéraire est encore bien blanc !

La descente se fait donc exactement par le même itinéraire, avec l’aide d’une vue plongeante qui me permet de trouver plus facilement mon chemin, mais que j’aborde avec prudence. Comme je m’y attendais, je m’enfonce dans les traces qui à l’aller avaient tenu. En arrivant au parking, j’enlève bien vite ma paire de chaussures dans laquelle j’ai pris un bain de pieds glacé !

Le parcours sans neige doit quand même être plus sympa !

Dernière modification : 9 juin 2013