Le Couguyon (2147m) et le Laupon (2432m) par les Gorges de Saint-Pierre Sortie du 13 mai 2014

Sortie réalisée le 13 mai 2014.

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Des gorges superbes, des chamois et de belles fleurs printanières à voir !

Conditions météo

Grand beau temps le matin, arrivée de cumulus en cours de journée. Temps assez frais dès que le soleil se couvre. Ma redescente à une heure raisonnable m’a évité de trop marcher dans un air rafraîchi par les bourrasques de vent et sous le couvercle des nuages...

Récit de la sortie

Villars-Heyssier

Départ de Villars-Heyssier vers 9h30. Les premiers hectomètres de piste sont rapidement avalés, puis j’atteins le sentier des gorges proprement dit. Dès l’entrée dans les gorges, je surprends 2 chamois (sûrement des mâles solitaires) qui vagabondaient sur l’ubac en face de moi. Ils détalent dans les pierriers avec une agilité que je leur envie, j’ai à peine le temps de dégainer mon appareil photo pour capturer leur course !

Les gorges et la chapelle

Les gorges sont vraiment spectaculaires : elles forment des empilements de couches de roches sédimentaires à travers lesquelles le torrent s’est creusé un passage, des dizaines de mètres en contrebas. L’alliance et aussi la lutte de l’eau et du minéral sont ici parfaitement illustrés. Je m’avance sur le sentier qui navigue en suivant les courbes tracées par l’érosion. Certains passages en corniche sont impressionnants, mais le sentier en lui-même ne présente pas de difficulté particulière.

Petit détour par la chapelle Saint-Pierre située un peu en contrebas à l’entrée des gorges, avec en chemin l’arrêt devant les panneaux explicatifs des principales essences d’arbres que l’on peut trouver dans cette zone. La chapelle est vraiment située en bordure de l’à-pic, et je me demande si elle était aussi proche du vide au moment de sa construction ou si le relief s’est fait lentement grignoter.

Des chamois, des femelles avec leurs petits cette fois-ci fuient à mon approche sur le versant où je me trouve. La saison des amours est encore bien loin, il faudra attendre octobre/novembre pour que les individus des deux sexes se rapprochent...

Forêt en adret

A la sortie des gorges vers la passerelle au point coté 1561 l’ambiance change du tout au tout puisque c’est une très belle forêt de pins sylvestres et de mélèzes principalement qui succède aux parois austères de flysch. Il fait chaud sur cet adret verdoyant, surtout qu’il n’y a pour l’heure encore aucun nuage dans le ciel, même si les sommets environnants encore bien blancs m’indiquent que ce n’est pas encore l’été. Je m’octroie une petite pause à l’arrivée sur la crête qui surplombe la cabane du Chabanal sur le replat herbeux.

Forêt de Chabanal et traversée sous le Laupon

Une fois encore la physionomie du terrain change lorsque j’entame la longue traversée en arc de cercle sous les barres rocheuses du Laupon. D’abord c’est la fraîcheur relative de la forêt de Chabanal en ubac, avant de rencontrer des portions de terrain aride ponctuées de ravins. Le passage est rendu un peu délicat à cause de ce sol de petites roches émiettées qui s’érodent facilement et ont tendance à recouvrir le sentier, où l’on progresse par moments plus en dévers qu’à plat.

Le Couguyon et le Laupon

A l’arrivée au col du Couguyon, il me reste un petit cheminement à faire pour rejoindre le modeste Couguyon. La vue plongeante vers l’Est au sommet est superbe et me permet d’apercevoir, 1000 mètres plus bas, le Verdon dans son lit et la commune de Beauvezer.

Je retourne au col pour entamer la montée vers le Laupon et déjà quelques névés m’obligent à faire de petits détours. Je franchi la petite barre rocheuse que traverse le sentier vers le point coté 2134 puis je progresse vers la droite pour rejoindre la crête Est-Nord-Est qui va me permettre de gagner le sommet. La neige se fait plus présente et il convient de faire des détours prudents plutôt que de s’engager sans matériel adapté sur des névés assez raides. Le sommet offre une vue bien dégagée sur les sommets environnements, quoique je regrette la présence trop marquée de l’antenne sur la cime. Le temps change avec l’arrivée des nuages et d’un vent frais, je ne m’attarde pas et je m’engage rapidement dans la descente par le ravin des mélèzes pour rejoindre le sentier.

Cabanes du défens et retour à Villars-Heyssier

Je retrouve le sentier avant de gagner les cabanes du défens. La descente se passe sans problème sous le léger couvert de la forêt. Une fois la piste rejointe, le large sentier me ramène tranquillement à Villars-Heyssier.

Dernière modification : 16 mai 2014