Roc de la Tovière (2347m) par le bois de la Laye Sortie du 20 octobre 2016

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Conditions météo

Ensoleillé malgré les nuages de plus en plus nombreux. Température de -4,5°C au sommet à 16h15, fort vent froid sur la crête.

Récit de la sortie

  • Distance : 11,4km
  • D+ : 672m

Le lac n’étant pas à sa cote maximale, j’en profite pour visiter quelques vestiges relatifs à la construction du barrage de Tignes. Partant de la carrière, je prends à droite au niveau de la bifurcation située juste après le ruisseau qui coupe le sentier (point coté 1799m).

Ce sentier correspond à l’ancienne piste d’accès à la carrière, méconnaissable par la végétation qui a repris ses droits. Plus bas, je retrouve le tracé de cette piste, davantage visible lorsque le terrain devient exclusivement minéral. Par endroits, les murs de soutènement sont encore en place.

Je poursuis jusqu’à un grand entrepôt qui se trouve au pied de l’ancienne gare d’arrivée du téléphérique. Ce téléphérique reliait la carrière au hameau des Boisses pour acheminer la roche concassée. À ses côtés, une plateforme pour l’ancrage d’un pylône Blondin.

Que du béton, au final ! Oui, mais toutes ces recherches (visites de terrain, photos aériennes de 1948 à 1956, photos d’époque et récits) m’ont permis de comprendre l’organisation, le déroulement et l’ampleur de ce vaste chantier hydroélectrique en Haute Tarentaise.

Car si le lac du Chevril et le barrage de Tignes en sont les éléments les plus représentatifs, il existe une multitude d’ouvrages et réalisations connexes qui s’échelonnent entre la Daille et Bourg-Saint-Maurice : petits barrages secondaires (Sassière, Saut, Clou), prises d’eau, fenêtres, galeries souterraines, captage du Ponthurin, conduites forcées, usines électriques des Brévières, Pierre Giret, Viclaire et Malgovert, etc.

Continuation de la randonnée jusqu’à la cascade du Salin, superbe cascade sur tufière, puis à la gouille de Salin dont j’explore les abords autant que possible. Dommage qu’à cette période de l’année, ces sites cernés de mélèzes ne reçoivent que très peu de soleil. Exposés au nord, ils restent à l’ombre la majeure partie de la journée.

Ensuite, direction la crête du Roc de la Tovière où je suis accueilli par un vent glacial, du moins ressenti comme tel. Je ne m’y attarde pas, ce que je cherche se trouve au bout de la crête. Il s’agit d’un sentier permettant de revenir à la Daille lorsque l’on quitte la via ferrata du Roc de la Tovière, offrant ainsi une alternative au GR5 pour la descente.

Le départ de ce sentier est signalé par un panneau, à l’endroit où la crête commence à plonger vers les gorges de la Daille. Ce panneau porte la mention "assurance obligatoire" et je me demande s’il est question de confiance en soi ou de souscription à une assurance spécifique. Pas le temps de trop tergiverser, la journée se termine bientôt et je me gèle sur cette crête. Basta, je me lance.

Effectivement, ce sentier ne doit pas être abordé avec légèreté. C’est très raide, notamment sur la première partie. Les passages les plus exposés sont sécurisés par des câbles très utiles. Quant aux paravalanches disséminés en contrebas, ils ont presque un côté rassurant !

Le sentier zigzague ainsi parmi les paravalanches, sur le raide flanc sud du Roc de la Tovière. À mi-chemin, une courte sente part sur la gauche en direction d’une brèche. Je la suis et découvre l’accès à la partie la plus difficile de la via ferrata, avec son pont suspendu et sa paroi verticale. Impressionnant.

De retour sur le sentier, la fin de descente se déroule à l’ombre alors que la pente s’adoucit progressivement. Puis je récupère la piste de ski Trifollet pour rejoindre la Daille.

Remarque : dès lors que l’on emprunte le sentier de retour de la via ferrata, la cotation de cette randonnée passe de "Facile" à "Moyenne", variante déconseillée pour les personnes sujettes au vertige.

Dernière modification : 29 juin 2017