L’Aiguille (2037m) par Longueville et Rochassac Sortie du 21 mai 2017

Pour la carte et l’itinéraire détaillé, veuillez consulter le topo

Auteur : (Avertissements et Droits d'auteur)

Conditions météo

Nuages collés à la montagne par le vent de Nord le Samedi, quelques éclaircies au dessus du Trièvre. Assez froid à partir de 1500m.
Grand beau temps Dimanche avec quelques stratus qui disparaissent dès 8h.

Récit de la sortie

Cela faisait quelques temps que je voulais aller passer la nuit dans le nouveau refuge de Rochassac. Mais je voulais aussi faire coïncider 2 journées pas trop moches pour avoir la possibilité de redescendre en volant (ça fait moins mal aux genoux).

Je pars relativement léger, mon sac ne fait que 12 Kg avec le matériel de vol.
Outre le Reflex, un bouquin et un réchaud, je ne m’encombre pas.

Histoire de ne pas faire comme le topo et pour faciliter le retour au sol, je décide de partir du site d’atérissage de Courtet situé après le village de St Baudille et Pipet.

Départ le Samedi donc vers 14h, j’emprunte la piste forestière qui monte vers la forêt de Courtet. Cette piste j’ai du la parcourir des dizaines de fois pour monter au décollage parapente alors je ne m’attarde pas. Au bout de la piste, on bifurque sur un chemin portant le nom de "sentier du garde vieillissant". Va alors commencer une belle traversé jusqu’au refuge. Je passe dans des combes avec des restants de névés. Le regel nocturne est limité donc ça ne glisse pas trop.
J’aperçois un écureuil et quelques bouquetins. Une bête que je n’ai pas réussi à identifier pousse un cri qui me dresse les poiles du dos. Je continue en chantant.
2h30 après être parti, j’arrive au refuge. Je n’ai pas traîné, il est tôt et je vais pouvoir profiter du calme.

De la fumé s’échappe du conduit du poêle, je pousse la porte, surprise, on sera 8 ce soir, au moins on aura pas froid...
Soirée calme, lecture, bavardages, apéro (merci car je n’avais pas pris de breuvage), manger et dodo.
Je sors juste à temps pour le coucher de soleil version Trièvre. Une lumière de fou pour le plus grands plaisirs de mon objectif.

Dimanche, 6h du matin, je décampe entre 2 ronflements de voisins. Il fait diablement chaud dans le refuge et je sors dehors pour faire mon chauffer mon thé. Contraste de température saisissant. Après quelques minutes à piétiner dans l’herbe, mes chaussures sont pleine de givre.

7h, il fait trop froid alors je me mets en marche pour monter au col de l’Aiguille et trouver la face Est avec son soleil salvateur.
Je flâne en hors sentier au bas des grands pierriers. J’en profite pour répéter un futur site de bivouac sur un promontoire, magique. Je reviendrais.
Les stratus envahissent la plaine, aucun doute sur le fait qu’ils se dissiperont dans la matinée. À 8h la plaine se vide pour mon plus grand bonheur, je vais pouvoir voler.
Je traverse 2 restes de névés bien gelés dans des combes face nord avant le col de l’Aiguille. 2 passages dangereux où il a fallu redoubler de prudence, j’ai du tailler quelques marches avec les bâtons.

8h30, me voila au col de l’Aiguille, enfin du soleil et de la chaleur. Je voulais décoller du Ratier, mais les 2 promontoires rocheux plus loin sur la crête m’en dissuadent. Là encore, je reviendrais en ayant "topoté" un peu mieux.

9h, je suis au sommet de l’Aiguille avec une vue indécente sur tous les massifs environnants. Des stratus ici et là ponctuent les vallées. Je me faits un deuxième petit déjeuner sous le soleil. Ce matin, ma terrasse à vue sur l’Obiou.
Pas un brin de vent météo, les prévisions sont juste. La journée va être excellente en aérologie. Une légère brise monte de la face Est.

Mince, moi je dois aller atterrir à l’Ouest mais je n’avais pas prévu de décoller si tôt. J’attends un peu que le soleil prenne de l’altitude et vienne lécher un peu la face sud.
Ca ne loupe pas, un semblant de brise montante du col se mets en place.
Je prépare mon matériel méticuleusement pour ne pas avoir de mauvaise surprise au décollage. C’est important quand on est seul et chargé. Il faut que tout se passe bien. Un décollage raté est générateur de stress pour celui qui va suivre, Alors je m’applique parce que j’aime pas être stressé. C’est avec regret que je range le reflex dans le sac. Je crains un retour au sol peu orthodoxe à cause du poids du sac sur les épaules. Pas de photos du vol donc, dommage.

9h45, je décolle et bifurque dans le col pour prendre la direction de Saint Baudille en longeant les pentes Ouest encore endormies dans l’ombre.
Mon sac de près de 9 Kg tire sur mes épaules et ça gâche un peu le vol. Je m’en doutais mais pas autant.
L’atterrissage est rendu un peu compliqué par ce sac qui m’empêche de me mettre en position debout. Je finis tout de même par rejoindre le plancher des vaches sans encombre dans un joli roulé-boulé. J’aurais encore bien fait rire les copains du club s’ils avaient été là ...

10h15, le matériel est plié, retour à la maison. Pour la petite anecdote, je n’ai pas fait attention à la colonie de fourmis qui a décollé avec moi accroché sur mon sac. Ce soir, je viens de passer 1h à désengorgé le placard... Moralité, faire attention où l’on pose son sac, j’imagine que ça me servira de leçon !

Peut être y a t’il d’autres parapentistes sur ce merveilleux site qu’est Altituderando. Si comme moi le plaisir de voler passe avant tout par le plaisir de marcher, n’hésitez pas à faire signe. Il y a beaucoup de sommets à redescendre en volant quand la météo est d’accord.

Dernière modification : 23 mai 2017

Photos « L’Aiguille (2037m) par Longueville et Rochassac »

Le refuge en arrivant Samedi après midi Coucher de soleil sur le refuge Coucher de soleil Encore le coucher de soleil L’arrête Fluchaire Le refuge au soir Lumière magique L’arrête menant au Ratier Le châtel L’auteur se met en scène, terrasse face à l’Obiou