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Conditions météo

Correct dans l’ensemble et chaud

Récit de la sortie

Préface

Le Pelvoux est pour nous le premier gros objectif de la saison, il fallait bien commencer par du lourd. Dommage qu’il ne dépasse pas les 4000m...

Description de la sortie

  • 18 juin 2017 : Premier jour

11h15, départ d’Ailefroide, montée sous une température caniculaire,

13h00 on décide de se restaurer un petit peu avant de finir l’approche jusqu’au Refuge du Pelvoux.

13h30 le départ est compliqué : il fait chaud et c’est raide. De toute façon on n’a pas le choix il faut monter.

Finalement tandis que Fred reste bien derrière moi et monte tranquillement j’arrive à trouver un rythme de croisière et arrive sereinement au refuge à 14h30

J’aurais mis une bonne heure à Fred qui arrivera à 15h30.

Au refuge, on se détend un bon coup après cette rude montée, surtout pour Fred.

Au bout d’un moment, le gardien nous donne des clés et nous invite à aller visiter le petit musée du "Refuge Lemercier", ancien refuge du Pelvoux et plus vieux refuge des Ecrins, restauré en 2014.

Dedans, on y trouve beaucoup de souvenirs : des skis en bois, les premières raquettes à neige, des livres d’or datant de 1900, des vieux piolets, des chaussures à clous, etc...

Beaucoup d’émotions dans ce petit refuge qui à vu passer quelques-uns des pionniers des Ecrins comme Coolidge.

J’invite à tous ceux qui vont dormir là-haut d’y aller faire un tour, à condition que le gardien vous donne les clés...

Le repas, initialement prévu à 19h00 n’a pas lieu à cette heure-là pour nous qui ne prenons pas le repas au refuge, 25 euros par personne en plus juste pour ça, je préfère encore avoir 2kg de plus dans le sac et porter ma popote.

19 juin 2017 : Jour d’ascension et de descente

Lever à 4h00 et départ à 4h30, une heure normale que le gardien nous a conseillé.

Le début de la montée est toute sèche et se déroule tranquillement sur un sentier assez raide mais très confortable.

On atteint assez vite le couloir d’accès à la Bosse de Sialouze (3229m).

Le passage des dalles, au milieu du couloir est assez délicat dans cette ambiance humide, du 2 lisse et glissant c’est pas facile, surtout en pleine nuit.

Heureusement, il ne dure que 20m.

Le reste est cairné, plus facile et donc avec une progression plus rapide.

On slalome entre les névés pour ne pas cramponner.

En arrivant à la Bosse de Sialouze, le jour se lève et le Pic Sans Nom (3913m), juste devant se dévoile et donne une ambiance très austère.

A partir de ce point, on doit obligatoirement chausser les crampons.

La neige devient dure à partir du Glacier de Sialouze et la progression jusqu’au pied du couloir se fait à vitesse Grand V.

On profite d’un bon rocher pour sortir les piolets et enfiler les gants ainsi qu’une veste Gore-tex et la corde.

7h00 on attaque le couloir Coolidge, c’est le début des grosses galères.

Quelle branche on prend ? Fred me répond celle de droite, elle semble plus directe.
Ok ! C’est parti !

Moi qui ne suis pas à l’aise du tout sur la neige dure et encore moins quand il y a de la glace, je ne vais pas être déçu...

Fred est passé devant pour m’assurer.

Mais punaise, qu’est-ce qu’on rame dans ce couloir, j’avance comme un escargot et Fred s’impatiente beaucoup, il nous aura fallu 4 bonnes heures pour finir le couloir, ce qui aura laissé le temps aux 3 parapentistes présents ce jour-là de nous doubler aisément.

11h15 on est enfin sur le plateau sommital, les parapentistes n’ont même pas atteint le sommet tellement ils s’enfoncent...

On décide de ne rien lâcher, on a pas payé 50 euros de refuge pour ne pas monter.

12h00 pile-poil le sommet est enfin atteint sous un grand ciel bleu et une grosse chaleur (même à 3943m !).

On traîne pas : quelques photos et une vidéo et on redescend, il y a quand même 11km et 2500m à redescendre !

Dans la descente, on décide tout de même d’essayer la branche de droite, surprise : des anciennes trace sont présentes et nous facilitent grandement la tâche, le couloir est descendu en 1h30, un peu long mais vachement moins qu’à la montée.

Le refuge sera atteint à 15h40, sous un ciel assez chargé (mer de nuages ce jour-là).

Petite pause boisson d’une demi-heure puis c’est reparti...

Je crois bien qu’on a jamais vu une descente aussi interminable : après le croisement avec le sentier du Refuge du Sélé, c’est long... long... long... nous arriverons au parking à 18h50, soit presque 15 heures de marche ! Notre plus longue aventure jusqu’à présent.

Nous en garderons un sacré souvenir quand même, c’est ce genre de courses dont on se rappelle toute notre vie.

Vidéo

Dernière modification : 21 juillet 2017

A propos

Auteur de cette sortie :

Site web : Altitude Sans Frontière

Jeune passionné de 18 ans, à 1000% de sports montagne & nature ! J'ai découvert la montagne à 14 ans, avec mon père. "La Montagne ça vous gagne" se confirme pour mon cas puisque je suis de plus en plus mordu… Arpentant tous les terrains en toutes saisons, on ne peut plus s'en passer. Une belle addiction ! Je suis un amateur de sommets oubliés ou très peu fréquentés (tout ce qui touche au (...)

Randonnée réalisée le 19 juin 2017

Publiée le 9 juillet 2017

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 8 août 2017 à 14h28

    Ouah ! super sortie ! Bravo, ça devait être juste magique !

  • par Le 8 août 2017 à 16h04

    Ouais c’est clair avec cette légère mer de nuages et les parapentistes, c’était extraordinaire...

  • par kikiLe 12 décembre à 16h03

    sympa mais quitte à monter au sommet autant poursuivre par la traversée du pelvoux qui est longue mais magnifique plutôt que la redescente sur le refuge

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