Croix de l’Alpe (1821m), traversée par le pas de la Rousse et les vires de Sainte Marie du Mont.

Difficulté :
Difficile
Dénivelé :
1000m
Durée :
1 jour

Superbe itinéraire alpin dans la grande barrière Est de la Chartreuse. Au menu, forêt cartusienne, sangle, grotte, couloir, crapahut, immense falaise, aigle, chamois... Et des vues !!!! Que du bonheur. – Auteur :

Accès

  • Atteindre Sainte Marie du Mont (Les près) sur le plateau des petites roches, de la vallée du Grésivadan par Saint Vincent de Mercuze (D1090) puis D9 jusqu’à Montalieu la Combe, puis D282A et D282 jusqu’aux Prés route du Pré Orcel.

Précisions sur la difficulté

  • Itinéraire sur sentier balisé jusqu’à la cabane du Pré Orcel et la descente de la croix de l’alpe par les vires de Sainte Marie du Mont.
  • Sangle bien marqué du Pré Orcel jusqu’au départ du pas de la Rousse.
  • Sente marquée, discret balisage par des points bleus pour le passage du pas de la Rousse par la grotte.
  • Quelques passages où on met les mains dans la remontée terminale du grand couloir de la Rousse (quelques pas de II, un court pas de III)
  • Cotation globale Rando : T4

Les infos essentielles

  • Carte IGN : TOP 25 - 3333 OT "Massif de la Chartreuse NORD
  • Altitude minimum : 930m
  • Altitude maximum : 1825 m
  • Distance : environ 9 km
  • Horaires : comptez entre 5h30 et 7h00
  • Balisage : Jaune jusqu’au Pré Orcel, points bleus dans le pas de la Rousse.
  • Difficulté : T4

Itinéraire

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Le topo propose de partir des Prés, 937m (Sainte Marie du Mont).
Une piste carrossable nous emmène au Pré Orcel 1410m où l’on passe, et qui est donc un départ pour une version courte de cette traversée. C’est alors se priver de la montée en forêt qui est vraiment très belle.

Montée :

  • Des Prés 937m, remonter un raide sentier (indication Croix de l’Alpe 3h30) au travers de la forêt jusqu’au Pré Orcel 1410m (1h à 1h30). On coupe une fois la piste carrossable.
  • Du Pré Orcel, prendre au niveau de la fontaine, un sangle très bien marqué au SW (main gauche) qui traverse à flanc horizontalement la forêt jusqu’à un pierrer évident (1450m) où l’on trouve une sente bien marquée qui monte au pas de la Rousse. 0h30 depuis le Pré Orcel.
  • Prendre cette sente raide dans un éboulis instable jusqu’à la grotte de la Rousse 1600m, 0h30. Un tour dans la grotte s’impose, c’est impressionnant !
  • De la grotte, reprendre la sente (balisage discret par des points bleus) qui suit la base de la falaise de la Rousse, (quelques pas faciles de grimpe) et accéder au centre d’un vaste couloir. La sente remonte au milieu de profonds lapiaz par de petites cheminées et quelques pas de grimpe jusque sous la barrière sommitale.
  • Une petite fissure de 3/4m permet par un pas d’escalade en III de sortir sur le plateau (Cairn), 1h depuis la grotte.
  • Prendre main gauche une sente qui mène en 10mn aux pins brulés 1830m.
  • Du point 1830m, revenir au pas de la rousse et prendre NE une sente qui navigue sur le plateau au milieu des pins, et descend N légèrement vers une barre rocheuse que l’on traverse facilement.
  • On retrouve une bonne sente dans le val perché de Pratcel qui nous emmène au col de l’Alpe 1793m, puis croix de l’Alpe 1821m (0h30 des pins brulés).

Descente :

  • Redescendre au col de l’alpe, puis suivre le gros sentier en lacet qui passe les vires de Sainte Marie du mont, et qui par une longue traversée nous emmène à la cabane de l’Allier 1540m (0h30 depuis la croix de l’alpe).
  • Un sentier balisé jaune part main droite dans la forêt, et en quelques lacets nous emmène au Pré Orcel (0h15).
  • Du Pré Orcel descendre le bon chemin forestier de la montée pour retrouver Les Prés (0h30 à 1h).

Variante :

  • Une option consiste à descendre par le col des Belles Ombres, jusqu’à la cabane de l’Allier.

Croix de l’Alpe par le Pas de la Rousse le 11 novembre 2018.

Canardage !

Le soleil est doux ce matin, la lumière dorée entre les arbres couleur de feu, les feuilles tapissent le profond sentier.

D’un pas régulier, dans une atmosphère feutrée nous remontons la forêt.
On est juste bien.

Pourtant déjà, là-haut je perçois comme un remue-ménage. Ça bouge dans tous les sens.

Des bruits inhabituels s’amplifient. Des grelots de clochettes, des chiens qui aboient, des cris… Et, au détour du sentier, une meute de chiens, museaux à terre, tournent autour de tous les arbres, puis bien sûr, inévitablement, les chasseurs, carabine à l’épaule.

La rencontre est soudaine. Chacun s’arrête. Temps d’observation. Le temps se fige, l’ambiance devient subrepticement tendue.

Regards figés, froids, rigides. Un bref bonjour. Quelques mots pour expliquer qu’une battue au sanglier se met en place.
Je ne desserre pas les dents. Un rapide mouvement des yeux pour acquiescer, juste faire comprendre mon agacement.

Chacun reprend son chemin…

Je ne suis pas serein, je n’ai pas confiance, une sorte de peur s’insinue en moi. La montée en forêt est encore longue.

Bien évidemment il ne faut que peu de temps pour entendre les coups de fusils. Ils semblent cependant déjà assez loin, enfin tout est relatif !
Ça canarde, ça crie, ça semble courir dans tous les sens, les chiens aboient, certains hurlent.

Puis le calme, calme absolu, plus un bruit à part celui de mes pas sur le sentier. Mon esprit se calme, la tuerie a dû prendre fin.

Il ne faudra que peu de temps pour que ce sinistre manège se répète. De nouveau les coups de fusils claquent dans tous les sens, les chiens, les cris… Puis de nouveau ce silence pesant, lourd.

Le temps a repris son court, j’oublie ces instants tendus, ces moments de peur.

Enfin dans le grand couloir du pas de la Rousse, je me régale du crapahut, des paysages fantastiques, des grottes et autres sculptures sur paroi.

Et de nouveau un grand vacarme. Odeur de poudre. Ça claque de partout.

J’ai juste le temps de lever les yeux pour voir détaler quelques chamois, et le train de caillasse qui semble nous arriver droit dessus.

Par chance ce bombardement est dévié et canalisé sur l’autre rive du grand couloir.
Instants intenses, tendus. Enfin le bruit des ricochets disparait, tout redevient calme, serein.

Le plaisir reprend ses droits, nous sommes seuls maintenant ou presque. Un aigle tournoie dans les ascendances comme pour nous indiquer la sortie du pas de la Rousse.

Dernière modification : 13 novembre 2018
Croix de l’Alpe (1822m) Crête du Pas de la Rousse (1830m)

A propos

Auteur de ce topo :

Piqué à la montagne depuis l'age de 6 ans après avoir atteint peniblement le mont joli et je suis tombé amoureux du mont blanc. Ce jour la je me suis dit qu'un jour j'irais là haut. Il y a bien longtemps que j'y suis allé au sommet du Mont blanc, et la passion de l'alpi, la rando et ski de rando ne m'a toujours pas laché ! Et que ça dure longtemps encore (...)

Randonnée réalisée le 11 novembre

Topo publié le 13 novembre

(Avertissements et Droits d'auteur)

Commentaires

  • par Le 15 novembre à 22h09

    Et bien Patrick.......Trouver la sérénité entre toutes ces moments successifs de "canardage", c’est pas évident ! J’ai connu aussi ce genre de rencontre, mais ça n’avait canardé qu’une fois. Là, 3 fois, ça devient flippant !

  • par Le 16 novembre à 05h01

    Hello,
    On va dire deux fois
     ! Les chasseurs, avec eux je flippe, je n’ai aucune confiance.
    Pour les chamois... Flippant oui, les chutes de pierre c’est un risque quand on court la montagne par des passages alpins.
    Les chasseurs, c’est .... j’en reste là lol !
    A+
    Patrick

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